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signifie et ce qu’elle vaut pratiquement. Selon cette mesure ou criterium, la qualité de l’acte bumain ne peut être déterminée jusqu’à ce que toutes ses conséquences soient connues. Mais les dernières et complètes conséquences d'un acte ne peuvent être connues par l’homme, car les conséquences d'un acte deviennent à leur tour les causes d'autres actes, dont les conséquences sont à nouveau les causes d’autres actes, et cela indé:finiment. Pour déterminer la qualité d’un acte, on doit savoir si la somme de toutes ses conséquences est bonne ou mauvaise ; ou, s’il est une conséquence qui puisse indiquer la nature de l’acte, il est nécessaire de savoir /eguel de cette multitude presque infinie d'effets est celui qui la détermine. Or, nul-homme ne peut le savoir ; donc, d'accord avec votre criterlum, personne ne peut connaître la nature d’un acte donné. Votre point de repaire ne sert de rien à l’homme pour lui faire pratiquement connaître la nature d’un acte qu'il peut être appelé à accomplir. Il est donc entièrement inutile.
Encore : même en supposant que les conséquences déterminent la qualité d’une action, la difficulté reste encore, car par quoi ou par qui va-t-on déterminer la qualité de ses conséquences P
Jngersoll. — Si les conséquences sont bonnes, de même les actes.
Commentateur. — D'après cet axiome, vous ne sauriez dire qu'un meurtre ou un assassinat froidement commis soit bon ou mauvais, jusqu'à ce que vous en ayez appris les conséquences ! Les conséquences de la mort de Garfñeld ne pourront jamais être connues de l’homme Ainsi donc, d’après votre philosophie, on ne pourra jamais savoir si ce meurtre a été une vertu ou un crime, Ne craignez-vous pas que votre philosophie ne mette une abeille dans la tête de quelque fanatique religieux, qui, trompé par votre enseignement, pourra croire que de vous tuer sera un acte saint et vertueux, s’imaginant que les suites peuvent en être profitables à la Société et à la Religion ? En tant que chrétien je condamne à l'avance cet acte comme méritant les tourments éternels de l'enfer ; mais vous ne pouvez logiquement le condamner, parce que, d’après vos théories infidèles, l'acte ne peut être dit bon ou mauvais jusqu'à ce qu’on en connaisse toutes les conséquences.
Comme les conséquences de votre mort sont inconnues, il en résulte que votre assassinat peut être bon ou mauvais ! Telle est la conséquence ou le résultat de votre philosophie. Au point de
vue chrétien c’est une très mauvaise conséquence, et voilà pourquoi, s'il y a aucune vertu dans la logique, votre philosophie est mauvaise. Le chrétien soutient non seulement que le meurtre est un crime, mais que même l'intention, la résolution inefficace est un crime digne de l'enfer, Voilà comment la religion chrétienne coupe dans sa racine cette malheureuse propension de l’homme au meurtre, et terrasse le dragon avant qu'il ne soit sorti de la profonde tanière du cœur humain.
La doctrine d’après laquelle les actes prennent leur nature et leurs qualités de leurs résultats, est une conséquence logique et nécessaire de la négation de Dieu. Elle détruit la responsabilité individuelle et détruit tout gouvernemeut et tout. ordre social.
Elle refuse tout appel au droit et détruit non seulement la justice, mais en sape à sa base l'idée même. Elle ne considère que les résultats physiques et palpables.
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