LES CULTURES DÉROBÉES DANS LES VERGERS
Contrairement au mode de culture adopté en Europe, où le sol des vergers est presque toujours couvert par des herbages, les Américains y font parfois des sous-cultures annuelles, qu'on peut diviser en deux catégories :
1° Les plantes s'assimilant l'azote atmosphérique; 2° Les plantes ne s'assimilant pas l'azote bbre.
La première catégorie comprend toutes les légumineuses, et spécialement : les féveroles, la luzerne, les vesces et les trèfles. On les appelle en Amérique « les amis du fermier ».
À la seconde catégorie appartiennent les navets et les raves, le seigle, l’avoine, l'orge, le blé et le sarrasin, toutes plantes qui exigent la restitution de l'élément azoté.
Des expériences comparatives, faites sur une grande échelle par les stations et par les particuliers, ont conduit aux conclusions suivantes que nous croyons utile de faire connaître, tout en faisant des réserves au sujet de leur valeur pour notre pays :
1° Un labour, suivi d'un bon hersage et d'une culture, constitue un traite-
ment annuel idéal pour les vergers; 2 La sous-culture empêche partiellement la pénétration profonde de la
gelée dans le sol;
3° Un sol cultivé conserve mieux l'humidité qu’une terre nue;
4° La couche arable d'une terre en culture est mieux percée par le travail du ver de terre : les racines des légumineuses suivent les galeries creusées, s’y décomposent et augmentent ainsi la fertilité du sol.
o° L’érosion des terrains en pente est diminuée par la culture;
6° Au point de vue de leur pouvoir fertilisant, les cultures doivent être classées comme suit :
À, — Plantes de la première catégorie :
a) La vesce velue ;
b) Les trèfles ;
c) Les féveroles ;
d) Les autres légumineuses.
MAUO NE
B. — Plantes de la seconde catégorie :
a) Le seigle ;
b) Le sarrasin ;
c) L’avoine ;
d) Les navets et autres plantes citées plus haut.
T° Certains mélanges des plantes des deux catégories ont donné de bons.
résultats. Ainsi, le mélange de luzerne, de trèfle mammouth et de raves a donné satisfaction, tandis que celui de l’avoine et du trèfle incarnat n'a eu aucun succès.
8° En tout cas, un labour profond ménageant les racines des arbres fruitiers, un hersage énergique, un roulage pour les semis de trèfles, sont des opérations indispensables pour la bonne réussite des sous-cultures en nos vergers
Il serait sans doute important de reprendre systématiquement l'étude pratique des sous-cultures en nos vergers belges, en y appliquant les bons
procédés de culture et surtout de fumure, indispensables chez nous.
Pour nos pays, le problème ne se pose pas au point de vue d’une économie .
de fumure, mais bien dans l'intérêt d'une double récolte. |
A l'école d’horticulture de Gand, on à adopté un procédé qui ressemble plus ou moins au système américain décrit : de nouvelles expériences COMmparatives seraient de circonstance.
L'agriculture occupe le premier rang au Canada. Le sol est fertile, le climat
favorable à la production des céréales et du bétail.
L'ile du Prince-Edouard cultive surtout les céréales; mais on y rencontre aussi beaucoup de vergers, de très grands pâturages et des forêts. Les principaux produits cultivés sont l'avoine, le froment et les pommes de terre. Le bétail et les moutons augmentent continuellement en nombre. L'élevage de la volaille est pratiqué sur une grande échelle. Enfin la laiterie réalise de très grands progrès.
La Nouvelle-Écosse produit surtout de l’avoine, des pommes de At. de l'orge, du sarrasin et du foin.
Le commerce du bétail, des moutons et des porcs se pratique sur une grande échelle. La laiterie se développe beaucoup, de mème que les vergers, pour lesquels le sol convient spécialement. On cite surtout les pommes, les poires, les raisins, les cerises. L'exportation des pommes est importante.
Le Nouveau-Brunswick, qui a des terres très fertiles, cultive beaucoup de grains. On a dit que le sol pourrait produire de la nourriture pour 5 à …
6 miilions d'habitants. La lailerie aussi y fait des progrès.
bone “
re EST RE: 7e EE.
EL
nd