‹ Notes sur l'enseignement secondaireChapitre 13 sur 63 · XVIII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XVIII INTRODUCTION

simple : on apprenait le latin et la chronologie. Sous le premier Empire, c'était encore très simple : on apprenait le latin et les mathématiques... Je ne ferai pas ici l'histoire des programmes. Chacun sait que la pléthore actuelle provient de ce qu'on ajoute, à ces matières traditionnelles, l'histoire,* les sciences expérimentales, les langues modernes. Tout cela est intéressant, tout cela est utile, tout cela recèle une vertu éducatrice. Je crois la vertu éducatrice des lettres plus puissante, sur de jeunes intelligences, moyennement douées, que celle des sciences.' Mais on a souvent dit le contraire, et non sans de bonnes raisons, ou de bons exemples à l'appui. Je crois que l'enseignement secondaire doit être, avant tout, esthétique. Mais cela encore est controversable.

Le but? Ah ! c'est ici que l'on s'entend le moins, Ou, pour mieux dire, c'est ici qu'interviennent des formules un peu vagues, un peu élastiques, et que chacun tire à soi. L'enseignement secondaire, c'est la préparation à la vie. Oui, sans doute. Mais, de grâce, allumez votre lanterne, que nous sachions un peu ce que vous entendez par « la vie », et comment, selon vous, il sied de s'y préparer? J'ai; comme tant d'autres, risqué une définition. J'ai dit qu'entre les éléments du savoir humain, qui s'apprennent à l'école primaire, et les connaissances spéciales^ qui s'acquièrent dans les grandes Écoles, dans les Universités, il y a place pour l'enseignement par les généralités, et que cet enseignement-là, c'est l'enseignement

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