‹ Notes sur l'enseignement secondaireChapitre 17 sur 63 · XXII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXII INTRODUCTION

cation et à renseignement — qui, quoi qu'on en ait dit, est et demeurera toujours la partie principale de Téducation — de continuer à faire des hommes aussi semblables que possible aux meilleurs de ceux qui ont vécu ; ou bien faut-il lui donner pour but de faire des hommes très différents de leurs devanciers? Voilà les questions redoutables et précises auxquelles il faudrait avoir répondu, avant de choisir, en connaissance de cause, entre des divers systèmes d'enseignement secondaire.

Ces questions, nous nous les posons à nous-mêmes, et, sans en tirer vanité, nous pouvons nous faire honneur de telles iaquiétudes. Mais beaucoup de ceux qui les agitent, les laissent sans solution. Beaucoup estiment que le plus simple, et le plus sûr, est encore d'agir, et même de penser more majorum. Quelquesuns seulement osent adopter une solution neuve. Et ceux-là ne sont pas tous d'accord entre eux.

On pouvait croire, vers la fin du xvin* siècle, qu'il se formerait assez vite une opinion commune, dans le sens des données de la science et de la raison. Il est toujours permis d'espérer qu'un moment viendra où la science et la raison auront le dernier mot. Alors, mais alors seulement, au nom et à l'aide d'une doctrine acceptée et aimée, il sera possible de remanier l'éducation secondaire. Nous n'en sommes pas là. Nous manquons de partis pris fermes et collectifs. D'où notre impuissance, dont il ne faut être ni trop surpris, ni trop inquiet. La réforme de l'école pri-

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