‹ Notes sur l'enseignement secondaireChapitre 19 sur 63 · XXIV INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXIV INTRODUCTION

faille se désintéresser des résultats déjà obtenus, ou juger indifférentes les améliorations projetées.

L'enquête parlementaire constate ces résultats, elle indique quelques-unes de ces améliorations. Mais, d'abord, elle atteste un fait d'importance singulière : c'est que les questions d'enseignement secondaire forment aujourd'hui l'objet, un des principaux objets, de la préoccupation publique.

Il n'en allait pas de même, il y a dix ans, il y a vingt ans, il y a trente ans. La célèbre circulaire de Jules Simon (1872) n'a ému que le corps enseignant, et quelques pères de famille, qui portaient un intérêt particulier à l'éducation de leurs enfants. La réforme de 1880 a été discutée entre professionnels. Si l'opinion s'y est arrêtée un moment, c'est qu'elle avait pour auteur Jules Ferry, et que l'on affectait d'y voir un épisode de la. politique d'action laïque et démocratique, dont il était alors le représentant. Les réformes postérieures, celles de 1886, de 1890, de 1891, ont mis aux prises des écoles antagonistes, et soulevé une controverse assez vive, mais toujours localisée dans le milieu universitaire, ou dans ses entours immédiats. A présent, c'est tout le monde qui prend part à la discussion.

Les Conseils généraux et les Chambres de commerce ont donné leur avis, tout comme les professeurs et les administrateurs*. Il faut se réjouir de cet empressement. Il dénote un progrès du sens social, et

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