‹ Notes sur l'enseignement secondaireChapitre 20 sur 63 · INTRODUCTION. XXV · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XXV

il apporte des éléments d'information utiles. J'avais demandé, dès 1891, que Ton ouvrît à des personnes étrangères à TUniversité — mais qui n'en fussent pas les ennemies — tous les conseils, depuis le conseil supérieur, jusqu'aux assemblées de professeurs des lycées et des collèges*. Si le pays continue de s'intéresser aux choses de l'enseignement secondaire, comme il l'a fait cette fois, la proposition, qui ne parut pas alors comporter de suites, deviendra d'une application relativement aisée. Et il en pourra sortir un grand bien. Le lycée, le collège trouveront dans cette collaboration des familles — pour être efficace et sans inconvénient, elle devra rester discrète — un stimulant actif. En outre, des liens plus étroits attacheront ces établissements à la ville, et, à voir de près ce qui se dépense, dans les moindres chaires, de zèle et parfois de talent, les villes elles-mêmes tiendront davantage à leurs lycées, aux maîtres qui y enseignent. Quand l'enquête n'eût donné que cela, quand elle n'eût servi qu'à élargir le cercle de la sympathie autour des lycées et des collèges, elle aurait déjà été très opportune. Mais elle a donné bien davantage.

Elle a établi, d'abord, que l'enseignement classique garde une clientèle nombreuse'. Il est difficile de supposer que ce soit par amour pur du latin et du grec. C'est plutôt pour ne pas aller à un enseignement, tel que l'enseignement moderne, qui parait sociale-

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