XXVI INTRODUCTION
ment inférieur. Et je vois là un argument nouveau à Tappui de cette opinion qu'il y a place, aujourd'hui encore, à côté de l'enseignement gréco-latin, pour un enseignement classique français. Il débarrasserait les études grecques et latines d'une partie des élèves qui continuent à les encombrer et à les alourdir. Délivrées de ce poids mort, elles, se redresseraient, plus alertes et plus vivaces.
L'enquête prouve aussi que l'enseignement moderne, si imparfait soit-il, recrute chaque année un nombre considérable d'élèves *. On pourrait ajouter qu'il a obtenu, à l'entrée de certaines écoles, et non des moindres, de brillants succès. On pourrait dire qu'avec tous ses défauts, il forme des esprits parfois un peu pesants, mais solides. Cela se constate au baccalauréat. Les candidats du moderne manquent, assez souvent, de ce léger vernis d'élégance qui recouvre, chez leurs émules du classique, tant d'ignorance, et tant de légèreté. Mais ils donnent, en général, une impression de sérieux. On sent que, pour eux, l'examen, les programmes, le succès ou l'échec, ne sont pas choses à demi indifférentes. Un système d'éducation qui porte ces fruits, garderait sans doute, même après avoir été ramené dans le sens de l'ancien enseignement spécial, môme après la création d'un enseignement classique français, une part de son attrait et de son prestige aux yeux des familles. Beau-