‹ Notes sur l'enseignement secondaireChapitre 22 sur 63 · INTRODUCTION. XXVII · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XXVII

coup de celles qui Font adopté y resteraient fidèles. D'autres, qui se sont écartées du collège, parce que Ton y a supprimé l'ancien enseignement spécial *, y reviendraient le jour où le moderne, allégé à son tour d'une portion de sa clientèle, serait mieux adapté à leurs convenances. L'enquête confirme donc une idée que j'ai exprimée, il y a dix ans, sur laquelle je revenais tout à l'heure, à savoir que, dans la société française actuelle, il y a place pour trois types au moins d'enseignement secondaire.

Mais comment devrait être conçu celui des trois types d'enseignement qui ne serait ni le gréco-latin, ni le moderne, celui qui tiendrait la place de ce que j'ai toujours appelé, pour ma part, le classique français? L'enquête fournit sur ce point des éléments d'appréciation dont il y a lieu de tenir compte. Elle présente sous un aspect tout nouveau le vieux débat entre partisans d'un enseignement littéraire, et partisans d'un enseignement surtout scientifique.

Lorsque l'on discutait, il y a quinze ans, cette question, l'on se plaçait, de part et d'autre, à un point de vue tout abstrait et théorique. Quelle est celle des deux disciplines qui favorise le plus sûrement le progrès des intelligences? On ne traitait que ce sujet. Et l'on mettait dans un des plateaux de la balance la vertu éducatrice des lettres, dans l'autre, la vertu éducatrice des sciences. L'avantage appar-

1. A. Ribot, la Réforme de l'enseignement secondaire, p. 51 et suiv.

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