‹ Notes sur l'enseignement secondaireChapitre 29 sur 63 · XXXIV INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXXIV INTRODUCTION

nistrateurs, l'esprit du personnel enseignant, l'esprit même des élèves, est bon; cela marchera. Supposez des circonstances moins propices. Il faut alors s'attendre à des inconvénients, qui seront graves.. L'humeur particulariste de nos professeurs est bien connue. On ne les voit pas trop, surtout ceux qui sont hommes d'ûge, ceux qui ont fait une partie de leur carrière sous un régime différent, se prêter à ce partage, de l'autorité et de la responsabilité avec des associés qu'ils n'auront pas choisis, qu'ils ne peuvent être appelés à choisir. Il n'y a pas grand mal à essayer. i

Mais il serait surprenant que l'essai donnât tout ce que l'on paraît en attendre.

Le titre de professeur stagiaire, que les répétiteurs porteront tout comme les professeurs les plus jeunes, constitue pour eux une satisfaction d'amour-propre, qui n'est pas méprisable. Mais c'est, à vrai dire, avec celle d'être libérés de certaines, surveillances, les seules qu'ils retireront de cette réforme. Or, de^ quoi se plaignent-ils surtout? Ils se plaignent de demeurer trop longtemps en fonctions; de ne pas voir s'ouvrir assez vite, ni assez largement devant eux les '

portes de l'enseignempnt. Quand ils s'appelleront professeurs stagiaires, ils jie .continueront pas moins à marquer le pas derrière les meilleurs licenciés, les meilleurs agrégés. Ou bien alor&, il faut aller jusqu'au bout de l'idée, déclarer que, pour l'avancement,' pour la titularisation, il sera tenu un compte très faible des titres, et un compte presque exclusif de l'aptitude

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