‹ Notes sur l'enseignement secondaireChapitre 31 sur 63 · XXXVI INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXXVI INTRODUCTION

même, et indépendamment de la circonstance où elle a été posée, s'accorde à merveille avec la conception que les congrégations se font de renseignement secondaire, pas du tout avec la conception que s'en faisait, jusqu'ici, l'Université de France. Elle a toujours cru que le premier mérite d'un maître est de savoir, de beaucoup savoir, de savoir plus qu'il n'est nécessaire pour faire sa classe. Et c'est ainsi qu'elle a formé un corps de professeurs quelquefois mal jugés dans leur pays, mais très admirés de l'étranger, et qui méritent de l'être.

Sans doute, il en est quelques-uns, dans le nombre, qui, tout en sachant beaucoup, enseignent médiocrement, ou mal. Cela est fâcheux. Apprenons-leur à enseigner. Donnons-leur des conseils et des leçons, et des exemples. Instituons à l'École Normale, à l'Université, un enseignement de la pédagogie qui soit solide et obligatoire. Mais ne croyons pas trop à la •vertu des années de stage. Il arrivera de deux choses l'une. Ou bien il sera entendu, d'avance, qu'un agrégé, qui vient de réussir très brillamment, sera pourvu, quelques mois après, d'une chaire, quoi qu'il advienne, et hors le cas, très rare après tout — d'absolue incapacité à faire son métier. Alors, le stage sera une formalité, qui n'effraiera personne, mais n'aura pas d'efficacité. Ou bien le stage sera une épreuve très sérieuse, une épreuve qui pourrait annuler les espérances que le jeune agrégé, le jeune licencié se considère comme en droit de fonder sur un concours

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