XXXVIII INTRODUCTION
d'un lycée de Paris, sous la monarchie de juillet, était un plus gros personnage, dans la société parisienne, que le proviseur d'aujourd'hui. Je n'irai pas jusqu'à demander que tous les proviseurs soient invités à prendre une loge à l'Opéra, et mis, par leur traitement, en mesure de le faire. Mais il y aurait avantage, si l'on veut accroître le prestige du lycée, à relever matériellement la situation de son chef.
L'initiative qu'on lui promet lui permettra d'améliorer la tenue de la maison. Elle doit d'autant plus être l'objet de l'attention et des soins de l'Université, que le mouvement contre l'internat, qui fut vif il y a une quinzaine d'années, ne paraît pas devoir se développer. Il a, vraisemblablement, donné tout son effet. Les lycées et collèges ont perdu des internes, peutêtre parce que tous, tant que nous sommes, nous avons calomnié l'internat universitaire. Mais, dès qu'il se fonde une maison nouvelle, destinée à faire mieux, et à faire autre chose que ce qui se fait au lycée, c'est un internat. Telles, les plus récentes, les plus « dans le mouvement » d'entre ces maisons, l'École des Roches, l'École de l'Ile-de-France.
Il est plaisant de constater, à ce propos, comme les idées changent. Que reprochait-on à l'internat universitaire, il y a quinze ans? On lui reprochait, surtout, de séparer l'enfant de la famille, de le soustraire aux saines influences du foyer. Et il y avait beaucoup de vrai, dans ce reproche. Or, si l'internat universi-