XL INTRODUCTION
L'internat universitaire ne logera pas, comme ces internats privés, en de somptueux châteaux. Mais il sera confortable, tout en demeurant simple. Et avec de bons maîtres répétiteurs, de bons surveillants, de bons proviseurs, avec un nombre restreint d'élèves, il n'y a pas de raison pour que TUniversité ne fasse pas aussi bien, en matière d'éducation, que ses rivaux ou ses émules. Elle n'aura pas de peine à garder, en matière d'instruction, une supériorité que nul ne songe à lui contester, et que fait ressortir, — par rapport, du moins, aux maisons nouvelles dont je parlais tout à l'heure — la comparaison des pro.grammes.
Si ceux du lycée sont, à l'ordinaire, trop touffus, les programmes de ces maisons paraissent un peu vides. Il s'agit, je le sais, d'éviter le surmenage, et de faire des hommes, plutôt que des scholars. Mais on peut se demander si les exercices auxquels on attribue une grande partie du temps consacré ailleurs aux études, sont aussi « éducateurs » qu'ils passent pour l'être? J'en doute un peu, pour ma part, et je voudrais dire pourquoi j'en doute.
Quand l'une de ces écoles nouvelles, et non la moins intéressante, a été fondée, il y a trois ans, j'ai étudié avec soin ses programmes, l'horaire de ses journées. A côté d'essais très intéressants, il m'a paru que Ton tentait des nouveautés un peu futiles *, ou,
i. Cf. les Menus-Propos du Temps^ li, 14 et 18 nov. 1898.
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