‹ Notes sur l'enseignement secondaireChapitre 4 sur 63 · INTRODUCTION. IX · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. IX

citer le remaniement de 1886? Il ne m'appartient pas de le déterminer. Ce remaniement donnait satisfaction, sur certains points, à nos plaintes et à nos vœux. Il était pourtant timide et incomplet. Mais il avait un grand mérite. Il desserrait le joug qui pèse sur le maître, dans sa classe. Il incitait le maître à se faire juge, sinon des programmes, du moins de la mesure dans laquelle les programmes doivent être remplis.

Plusieurs années se passent, qui forment ce que j'ai appelé une « période de stagnation ». L'expression ne s'applique, bien entendu, qu'à l'enseignement secondaire. Et même, elle ne veut pas dire que rien n'ait été fait. Sur des points de détail, sur des points d'une certaine importance, des mesures utiles ont été prises. Mais ce qui a manqué, ce sont les vues d'ensemble, les mesures liées et concertées entre elles. On sait, et l'on sent que ni les programmes, ni le plan d'études de 1886 ne répondent encore à l'idéal rêvé. On sait aussi, et l'on sent qu'il n'est pas possible de circonscrire indéfiniment le choix des familles entre un enseignement classique, contenant beaucoup de latin, pas mal de grec, et l'enseignement spécial, tel qu'il existe. Mais on hésite à vouloir, on n'ose pas oser. Ou bien, si l'on tente quelque chose, comme le fit M. Goblet en 1886, on se heurte à l'opposition farouche du conseil supérieur de l'Instruction publique.

C'est en 1889 seulement que sont mis à l'étude,

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