‹ Notes sur l'enseignement secondaireChapitre 41 sur 63 · XLVI INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XLVI INTRODUCTION

c'est le rôle d'instituer des expériences que T Université suit avec sympathie — et au Parlement, et au conseil de Tlnstruction publique (je n'ai pas parlé de ses travaux, parce qu'ils sont demeurés en suspens, et qu'ils devront être repris à pied d'oeuvre, après que le Parlement aura prononcé) sont-elles vraiment des nouveautés?

Si Ton veut bien prendre la peine de parcourir les pages qui suivent, on s'apercevra que la plupart de ces changements, de ces réformes ont été ou réclamés, ou préparés, ou même amorcés depuis une quinzaine d'années. Je n'ai pas à défendre ici l'administration de l'Instruction publique contre les reproches qui lui sont si libéralement dispensés. D'ailleurs, j'ai moi-môme très souvent critiqué ses actes, ou blâmé, quand il y avait lieu, sa torpeur. Mais il serait étrangement injuste de méconnaître tout ce qu'elle a fait, durant cette période, et qu'il y a, dans ce qu'elle a fait, beaucoup de bon. Quant aux amis des réformes, s'ils ont le grand avantage de trouver aujourd'hui une opinion mieux préparée à les comprendre, et peut-être plus disposée à les suivre, ils ne doivent pas oublier qu'ils ont eu des prédécesseurs, qui, dans des conditions parfois ingrates, ont lutté, non sans énergie, pour ce qu'ils croyaient être la vérité. Ceux-là se réjouissent de tout ce qui viendra fortifier notre enseignement public. Ils s'effraient des erreurs qui pourraient être commises, et s'appliquent à les signaler. Mais surtout — on leur pardonnera

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