XII INTRODUCTION
pas au nom dont on la nomme, et qui, surtout, ne répond pas au besoin qu'elle devait satisfaire. Mes griefs contre renseignement moderne — en tant que succédané de l'enseignement gréco-latin, en tant que pseudo-classique — occupent trop de place dans ce volume, pour que je croie utile de les reproduire ici : je me borne à y renvoyer le lecteur*.
Est-ce à dire que tout, dans cet enseignement, soit mauvais? Non, sans. doute, puisque la statistique établit qu'il convient à beaucoup de familles. Je ne suis pas dé ceux qui veulent le bannir. Il y a place dans nos lycées et dans nos collèges, non pour deux types d'enseignement secondaire, mais pour plusieurs. C'est une idée que j'ai exprimée, il y a dix ans, avec insistance. Elle est aujourd'hui admise par beaucoup d'entre ceux qui s'intéressent aux choses de l'enseignement secondaire. Il faut briser l'uniformité du type de nos lycées, de nos collèges! Ces mots reviennent souvent dans les dépositions recueillies au cours de la récente enquête parlementaire. Un ancien ministre de l'Instruction publique,. M. Raymond Poincaré, a développé cette thèse avec vigueur^. Je crois bien, pour le dire en passant, que le premier auteur de cette idée, comme de tant d'autres idées fécondes, dont les unes ont prévalu, et les autres ont été bien à tort écartées, est M. Gréard^