‹ Notes sur l'Histoire de l'ObésitéChapitre 15 sur 40 · PEN SE · texte numérisé non relu

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peut-être pourrait-il la combattre par les sécrétions qu’il occasionne.

Le pain engraisse par l'intermédiaire de l’eau qu’il force à boire.

Il rejette l’iode, l’arsenic, il vante la scammonée en teinture, en pilule ou en poudre, qui est la substance qui lui a donné les meilleurs résultats.

Enfin, l’auteur envisage, dans un dernier chapitre, les maladies qui accompagnent l’obésité et, chose intéressante, il prétend les faire disparaître par un traitement antiobésique.

Somme toute, dans son ouvrage, à côté d’idées pathogéniques et thérapeutiques intéressantes, il n’y a que très peu de place pour la clinique et il néglige la description morphologique de lobèse.

L'année suivante (1864), Lucien Dubourg présente une thèse : Recherches sur les causes de l'obésité, qui, elle, présente un intérêt étiologique.

Tout d’abord, Lucien Dubourg pose en principe que la polysarcie n’est pas une maladie mais un symptôme : « Il nous semble que jusqu'ici, les observateurs ont erré dans cette question des causes de l'obésité parce qu’ils ont voulu considérer la polysarcie comme une maladie; elle est tout simplement un symptôme; absolument comme lhydropisie est un symptôme, soit d’un mal de Bright, soit d’une affection cardiaque. C’est parce qu’on s’est obstiné à regarder l’obésité comme une entité morbide et non comme le symptôme d’une maladie influençant l’économie tout entière, qu’on n’a pas même entrevu l'obésité, quoiqu’on en possédât en réalité des fragments. »

Dubourg, en s'appuyant sur des observations, essaye de montrer dans les causes de la polysarcie :

1° L'origine scrofuleuse.

Ar.

Celle-ci se verrait chez des enfants atteints de diathèse scrofuleuse (impétigo, glangluris, engelures), tuberculeux, maigres et obèses dans leur famille, hérédité scrofuleuse.

Il conclut à la nette étiologie scrofuleuse.

2° Les maladies de cœur.

Ici, sa démonstration semble moins rigoureuse et il discute l’atteinte cardiaque, cause ou effet et même intrigation.

D'autre part, il ne semble pas tenir grand compte de l’œdème.

Dans cette obésité d’origine cardiaque, le foie pourrait jouer un rôle intermédiaire par hyperhépatie ou par hypohépatie; le poumon pourrait également être un intermédiaire par manque d’apport d'oxygène.

Worthington, en 1875, présenta devant la Faculté de Paris, une thèse sur l’obésité. Cette thèse constitue une monographie très complète où les auteurs, par la suite, ont bien souvent puisé. Il rapporte entre autres choses le régime par lequel William Banting, en 1863, obtint la guérison d’une obésité considérable.

Ce Banting, qui était un riche négociant anglais, avait essayé de tous les remèdes, lorsque sur les conseils de son médecin Harvey, il se soumit à un régime qui, depuis, est devenu classique, sous le nom de régime de Banting.

Ce régime consiste à :

— Supprimer graisses, féculents, poissons gras. — La viande dégraissée est la base de la nourriture.

— Recommander l’usage des légumes verts : épinards, oseille, salade, cresson, raves, tomates, oranges, groseilles, pommes, cerises aigres, citrons, grenades.

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