THÉRAPEUTIQUE DE L'OBÉSITÉ
Bouchard insiste sur la nécessité de la traiter, car il faut bien poser que l’obésité fait partie d’un état diathésique qui va engendrer d’autres maladies, pour son compte elle aggrave cet état diathésique.
Le traitement doit être pathogénique, en rapport avec l’excrétion des produits azotés.
Il faut accélérer le mouvement nutritif.
a) Psychiquement (occupations, distractions, voyages);
b) Physiquement (stimulations cutanées).
Au point de vue diététique il conseille surtout, entre autres choses, le lait et les œufs.
Dans ce même traité, où l’intéressent au premier chef les conditions pathogéniques et étiologiques de l'obésité, Bouchard, incidemment, décrit un type nouveau, particulier de l’obésité :
La Chlorose des géants. « Chez ces individus, il y a une étroitesse congénitale de tout le système vasculaire, le cœur trop petit, l’aorte est petite, l’artère pulmonaire est petite, les poumons sont étroits, le foie est exigu; et avec cela, le corps est grand, les muscles sont volumineux.
« Il y a chez eux disproportion entre l’appareil qui produit de l’oxygène et ceux qui le consomment. »
Elle se développe chez des enfants israélites et augmente avec l’âge.
Toutes ces idées de Bouchard ont été reprises et exposées en 1898, dans le tome III du Traité de Pathologie interne Bouchard et Brissaud, par l’intermédiaire d’un élève de Bouchard : Legendre.
TT
En 1899, Bouchard, revenant sur une idée qui lui était chère, dans une communication : « Troubles préalables de la nutrition », recherche les maladies associées à la nutrition et donne le tableau suivant :