‹ Notes sur l'Histoire de l'ObésitéChapitre 23 sur 40 · JU · texte numérisé non relu

JU

Bordier note également d’intéressantes conditions d’engraissement chez les animaux.

Les cailles et les becfigues passent en quelques jours de pluie d’un état de maigreur extrême à un état qui les transforme en une véritable boule de graisse.

Un jeûne préalable est parfois une circonstance favorable d’engraissement.

Ayant fait subir à des pigeons et à des cogs des alternations de jeûne complet et d'alimentation abondante, on a constaté que les animaux ainsi traités acquéraient un poids supérieur à celui des animaux témoins placés dans les mêmes conditions, mais nourris d’une façon normale,

Enfin, Bordier insiste sur l’aptitude héréditaire de certaines races d'animaux à engraisser.

Les moutons anglais engraissent plus facilement que les mérinos.

Le bœuf Durham mieux que les bœufs espagnols.

Les porcs du Kentucky, les canards d’Elesburg ont une aptitude justement célèbre.

Le bouvreuil engraisse facilement.

L’obésité est tellement héréditaire que, dans les races porcines anglaises disposées à engraisser, les truies donnent parfois naissance à des porcelets qui succombent à la dégénérescence graisseuse des porcelets.

Pour Bordier, chez les hommes, la race jaune présente une aptitude spéciale à l’obésité.

En Chine, les obèses sont fréquents, leur conformation est même une supériorité vis-à-vis de la foule.

L’accumulation de graisse, avant d’être générale, se localise de préférence dans certaines régions (bosse du chameau, queue du mouton du Cap, région fessière des Boschimans).

Chez le maquereau, pendant l'hiver, la graisse se

Page 1