octobre 1903, Société médicale des Hôpitaux
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substances sont capables de déterminer dans l'organisme des effets diamétralement opposés, cette loi générale peut s'appliquer aux maladies de la nutrition.
Nous relevons dans l'exposé de titres de Paul Carnot : « Dans une de nos expériences avec de Farsenie par exemple, l’animal, un cobaye adulte de 450 gr. antérieurement en équilibre de poids, arrive à peser 640 gr. après un mois; 780 gr. après deux mois; 840 gr. après trois mois; 900 gr. après quatre mois; 975 gr. après cinq mois; 1010 gr. après six mois; cet animal doubla done de poids en quatre mois et atteignit un volume tout à fait anormal, sans qu’aueune modification ait été apportée à son régime alimentaire. Avec le phosphore, un cobaye adulte de 449 gr. parvint à 610 gr. après un mois, à 700 gr. après deux mois, à 800 gr. après trois mois, ayant presque doublé de poids en trois mois. » ,
Avec le plomb, avec l'alcool, avec la strychnine, la morphine, avec diverses toxines, P. Carnot obtient des résultats analogues. À propos de l’alcool, il écrit:
« Ces faïts sont à rapprocher de obésité, si fréquente, des alcooliques intoxiqués lentement, des marchands de vin notamment. »
b) Obésité infectieuse. — L'obésité infectieuse a été réalisée dans les expériences de Carnot par injections de cultures peu virulentes ou de toxines, par exemple, un lapin de l'hôpital Trousseau avait fini par peser 8 kilos après une série d’'injections de toxine diphtérique. De même certains cobayes tuberculisés à faible dose et suivis avec Delion, avaient augment® de plusieurs centaines de grammes et leurs organes étaient infiltrés de graisse. Cliniquement, l'obésité infectieuse s’observe souvent après une fiè-
vre typhoïde, d'autres infections, mais surtout la