‹ Notes sur l'Histoire de l'ObésitéChapitre 26 sur 40 · ON · texte numérisé non relu

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tuberculose. Dans un de nos cas, l'obésité avait

débuté peu après une hémoptysie et avait atteint 120 kilos.

Dans un autre, l’évolution torpide de la tuberculose s’était accompagnée d’augmentations mensuelles pouvant atteindre de 10 à 15 kilos. Si, fréquemment, cette adipose excessive peut être rattachée à une suralimentation thérapeutique, parfois aussi à Palcoolisme concomitant, il semble, par contre, que dans certains cas, le régime restant le même, il y ait lieu

d’incriminer la tuberculose elle-même.

Le pronostic de l’obésité tuberculeuse n’est, d’ailleurs, pas toujours très brillant et parfois ces sujets, malgré leur embonpoint, présentent une évolution rapide de leurs lésions bacillaires.

D'un point de vue pathogénique, la surcharge graisseuse a pour Paul Carnot une signification défensive et antitoxique.

«< Nous nous sommes demandé, avec M”° Deflandre, si cette surcharge graisseuse n’a pas la signification d’un processus de défense. »

Nous avons notamment réalisé l’expérience suivante : des cobayes ayant été nourris huit jours avec du beurre, on leur fait ingérer une dose une fois et demie mortelle d'alcool: tous les animaux à surcharge graisseuse survivent, alors que les témoins meurent avec une hypothermie progressive, De même avec M”° Cairis, nous ayons montré que le camphre en solution huileuse est moins toxique qu’en nature, et surtout en solution hydro-alcoolique.

L’exagération de ces processus de défense transforme l'obésité en un phénomène morbide.

D’autre part, le professeur Carnot a ajouté des éléments séméiologiques à la description de l’obésité!,

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Éc P. Carnot, Bulletin médical, 1906.

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pour lui la graisse abondante sur les parties médianes (périnée, ligne blanche de l'abdomen, creux sussternal, région rachidienne), correspondrait à l’abondance de la graisse profonde dans l’intérieur de l’abdomen. Par contre, la graisse déposée dans les seins, les bras, les cuisses, serait en rapport avec la prédominance périphérique de ladipose. Tels sont, dans l’ensemble, les travaux effectués par M. Carnot sur la question de l’obésité.

Cependant, les rapports de l’obésité et des glandes à sécrétion interne devenaient de plus en plus à lordre du jour.

Pierre Ferry, dans sa thèse de Lyon (1907), fait une revue d'ensemble de la question, et envisageant les rapports de l’obésité avec la castration, il groupe dans un tableau les résultats publiés par différents auteurs; nous reproduisons le tableau :

4 cas d’adipose sur 55 opérées Jayle

0 >» » >» 28 > Julien

0 » » > 136 » Pinesse HE » > 200 » Baudrou 21 » » 1:45 » Martin

0 >» » RE: | > Ferry

donc 9 cas d’adipose sur 515 opérées, soit 2 % à peine.

En 1910, Launois et Cleret « essaient de montrer comment les lésions de la glande pituitaire, s’associant à des troubles évolutifs pathologiques ou fonctionnels de l’appareil génital, sont susceptibles d’agir d’une façon élective sur les cellules conjonctives, en provoquant et en exagérant leur surcharge graisseuse ».

Vers la même époque, nous citerons les travaux de Neurath, Madelung, Frantal-Howard, Hutinel, Babon-

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neix et Paisseau, Grahaut, Toupet et Burnier, et les articles d’ensemble de Fischer, Harvey, Cushing, Hewlet, Von Eiselsberg, Oscar Hirsch, Souques et Stephen Chauvet, sur les questions plus spéciales du syndrome adipose génital chez l'enfant.

Il faut y ajouter les rapports de Nathan et Mouriquand!, le rapport de Carnot et Dumont’, les rapports de M. le professeur Lereboullet seul et avec ses collaborateurs.

De l’ensemble de ces observations il ressortait l'existence d’un syndrome, le syndrome adiposogénital.

Ce syndrome adiposo génital est caractérisé par :

1° &es phénomènes de compression cérébrale, céphalée, vomissements; des troubles visuels, baisse de la vue, hémianopsie bitemporale, accompagnés de lésions de la selle turcique;

2° de l’obésité rapide et progressive;

3° de l’atrophie et des troubles profonds des organes génitaux.

Parfois, le syndrome est fruste. Deux conditions sont seules réalisées : l’obésité et l’atrophie génitale d’une façon plus ou moins accentuée.

Du reste, nous ne pouvons pas ici détailler ce syndrome.

En même temps que grâce à ces faisceaux d’observations, s’étayait la clinique du syndrome adiposogénital, on essayait de le réaliser en médecine expérimentale.

Crowe, Lushing et Hornaus pratiquèrent l’ablation de l’hypophyse sur plus de 200 chiens et arrivèrent aux conclusions suivantes :

« Les animaux qui se rétablissent présentent des

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