‹ Notes sur l'Histoire de l'ObésitéChapitre 35 sur 40 · OBÉSITÉ ET MÉDICATION OVARIENNE · texte numérisé non relu

OBÉSITÉ ET MÉDICATION OVARIENNE

Nous n’éxposérohs que les cotficeptions actuelles :

Heckel, dans son livre!, est loin d’être enthousiasmé par la médication ovarienne contre l’obésité. Il écrit :

1° « En prescrivant de l’extrait ovarien chez les femimes grasses à règles rares, on ne rétablit généralement pas les règles; on ne fait pas cesser entièrement les signes de ménopause et notamment les bouffées de chaleur, mais on fait certainement engraisser et on annule ainsi tous les sacrifices diététiques de la patiente.

2° « Au contraire, en prescrivant de l'extrait thyroïdien;, on rétablit le plus souvent la fonction ovarienne et on produit un supplément de chute de poids. »

Un peu plus loin, cependant, Heckel admet l'inéga= lité des préparations glandulaires ovariennes.

Vignes constate les effets parfois opposés de l’opothérapie ovarienne vis-à-vis de l'obésité et tente de les expliquer dans le récent Traité de physiologie, de Widal et Roger : « Ce qui est probable, c’est que l'ovaire, à côté d’une sécrétion principale catabolique contient des Substañces Corréctrices, qu’elles sôht antagonistes de li thÿrôide, de la süfrénaté, du Symtipathiqüé.

C'ést parce qué dans lès produits 6pôthérapiqes,

k: Maigrir, poufquboi, éortment, 1930.

oo

il y a des doses de substance active et de substance correctrice Variables suivant les échantillons, que ces produits ont des effets variables et souvent opposés à l'effet escompté.

Du côté laboratoire, sachons que les professeurs Roger et Binet, ont montré, en 1922, que le poumon a une action lypolytique sur le sang.

De plus, Roger a montré qu’un extrait pulmonaire mis en présence de graisses les détruit. « Il y aurait donc une sorte de ferment »; qui ajouterait une action catalysante aux échanges oxygène-sang dans le poumon.

C’est en se basant sur ces expériences que certains auteurs ont voulu obtenir l’amaigrissement en accentuant le travail de ventilation pulmonaire dahs le but d'augmenter la lypolyse.

Parmi « les officiéls >», nous citerons encore le livre de Ramond et Oulmont, paru en 1907 : l’Obésité (symptomatologie et étiologie, anatomié et physiologie pathologique, traitemënt).

Das cét ouvrage d’un point dé Vüe élinique, Oùlniont ét Ramond ôpposent l’ôbèsé pléthorique à l’obèse anémique.

L'obèse pléthorique ou floride à le visage coloré, l'appétit est excellént, la digestion le plus souvent parfaite, la constipation est exceptionnelle, la force musculaire est intacte et l’intelligence normalement développée.

L'obèse ânémique, au contraire, a le visage pâle, bouffi; parfois cyanosé ou couperosé, l'appétit est médiocre, la dyspnée et la constipation sont fréquentés. Le malade est mou, apathique, d’intelligénce parfois paresseuse.

À ces types cliniques correspondent des particularités biologiques.

Page 1