ANNÉES. CUDDALORE | MADRAS PORTO-NO VO | NEGAPATAM
RER RARE MES | PR TT ET NERO CET RS CT LIU | (RSA OUEN v Oct RTE
balles | |
[:1895... 171.672 | 103 456 4896... 98.950 18.654 HSE 10.634 | 7.195 | 4898... GI 2,389 1899... 11.697 6.227 1900... 168.753 1.864 | Fago1... | 444.335. | 4.346 | | 11902... | 648.334 | 1,720 | 14903... | 743.214 | - 9.143 6.518 | 84.691 | 1904. 580:044 | 37.449 94.226 297.422. 4 | | | | ssssssçsçsçscçcçsçsçsçsçsçsçsmsmsmmmss
S1 l'on excepte de ces quatre ports Madras qui est un mauvais port sans avenir et Negapatam qui est trop au Sud, on voit que Pondichéry n’a lieu de se préoccuper — pour son avenir propre — que de Cuddalore et de
Porto-Novo. Que ces deux ports anglais
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LE COMMERCE DES ARACIHIDES 311 RE SN ne D Of EEE LENS soient en prospérité, c'est incontestable. Mais encore une fois Pondichéry continue d’exporter ce qui est produit par les terres qui l’avoisinent : 1l n'y a pas déclin du port de Pondichéry et toutes les améliorations projetées ne peuvent avoir pour but de relever le port de Pondichéry — puisqu'il n'a pas baissé — mais de soustraire aux ports anglais un trafic qui leur revient tout naturellement. Il n'y a point à proprement parler concurrence des différents ports; chacun dessert sa zone.
Cuddalore notamment, dont Pondichéry se préoccupe davantage, n'exportait en 1888 que 108,684 balles ; elle exporte 743,211 balles en 1905 ; mais cet accroissement d'exportation n a pas été au détriment de Pondichéry puisqu'en 1903 Pondichéry exporte 848,515 balles alors qu'elle n’en exportait que 763,419 en 1888. L'accroissement vient de ce que la culture des arachides s’est étendue vers le Sud: l'extension de cette culture est évidente, puisqu'en 1903 l'exportation totale des cinq ports de Coromandel est de 1,692,014 balles alors qu'elle n’était que de 965, 092 balles en 1888. Pondichéry, hypnotisé par cet accroissement
d'exportation de Cuddalore. rêve de détourner toute cette exportation à son profit. Voici ce que dit Ia Chambre de commerce de Pondichéry dans un rapport adressé au gouverneur de l'Inde française le 17 octobre 1904 et que le président de la Chambre de commerce a bien voulu me communiquer: « [Il faut, à moins de se rendre coupable d’une souveraine imprévoyance, prévoir que le jour viendra où Cuddalore, dont les progrès ont été si remarquables pendant les vingt dernières années, ayant complété ses moyens de communicalion avec l'intérieur et attiré à elle la plus forte proportion des produits de la région, nous disputera la suprématie dans le domaine du commerce extérieur el par la simple force des choses nous en dépossédera si nous ne nous hâtons de prendre des mesures pour défendre notre situation. »
Tout d'abord, je ferai remarquer que, très certainement, Cuddalore ne prendra pas l'extension que prédit la Chambre de commerce :
Î Cuddalore rend des services pour l'instant,
mais c’est en somme un Mauvais port pour
lequel les Anglais ne se soucicront pas de
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faire aucun sacrifice alors qu'à 17 nulles au sud de Cuddalore, ils ont Porto-Novo qui est
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(Les tracés en gros traits RÉ NS les chemins de fer actuellement existants.)
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ra CR RÉ un port excellent. Toutes les faveurs des Anglais iront à Porto-Novo. qui est par nature exceptionnellement favorisé. plus favorisé que Pondichéry à cause de sa rivière eb qui, étant plus méridional que Cuddalore, se lrouvera plus au centre de la production d'arachides, laquelle s'étend sans cesse vers le Sud. Cela dit, examinons les moyens que propose la Chambre de commerce pour substituer Pondichéry à Cuddalore. Actuellement, ditelle, les arachides qui s'embarquent à Pondichéry viennent de Panrut: qui est un centre où aboutissent les arachides produites dans les alentours de Pondichéry : mais les arachides produites aux alentours de Cuddalore ne viennent pas à Pondichéry parce que Cuddalore el Pondichéry ne communiquent que par une bouche de la voie lerrée longue de 177 milles, quoique en ligne droite ces deux villes ne soient distantes que de 17 milles. Il convient donc d'établir entre Cuddalore et Pondichéry une voie ferrée directe et la Chambre de commerce ne doute pas que les arachides, qui actuellement s’arrêlent à Cud-
dalore, ne remontent Jusqu'à Pondichéry par
PARLES nee el
la voie ferrée nouvelle afin d'y embarquer.
Voici sur quels arguments elle s'appuie
1° Cuddalore est un mauvais port; il est fréquent que l’embarquement y soit impossible, ce qui oblige les bateaux à demeurer en rade en attendant la possibilité de l’embarquement; d'où frais considérables pour les bateaux : droit de port (3 a. 6 c. par tonne), droit de phare (7 caches par tonne), cependant que tous les frais d'armement continuent à courir pour l’armateur du bateau en souffrance. Ces frais supplémentaires, d’ailleurs, retombent sur le consignataire par l'intermédiaire du droit de planche (surestary) qui s'élève à 6 pences par tonne et par jour de retard dans le chargement; le consignataire est tantôt le représentant de la Compagnie qui a cru devoir faire venir en rade un bateau de cette Compagnie, Lantôt le commerçant qui a commandé directement le navire. Les commerçants, dit la Chambre de commerce, gagneraient donc certainement plus à charger à Pondichéry où les mauvais temps sont rares qu’à Cuddalore où 1ls sont fréquents.
2 Actuellement les arachides étant dissé-
minées pour l'embarquement entre Pondichéry et Cuddalore, les navires sont obligés de s'arrêter successivement dans les deux ports pour compléter dans le second l'embarquement insuffisant effectué dans le premier, ce qui leur fait perdre du temps, augmente leurs dépenses et notamment double leurs frais d’encrage. Mais si les arachides de Cuddalore venaient à Pondichéry, les navires pourraient se charger complètement à Pondichéry, ce qui réduirait leurs dépenses, et conséquemment les navires consentiraient une réduction sur le prix du fret de 3 à 6 pences par tonne.
Une série de calculs ont été faits pour l’établissement de cette voie ferrée de façon que les frais de transport des arachides de Cuddalore à Pondichéry soient aussi faibles que possible. La Chambre de commerce en 1899 a répudié l’idée première d’un chemin de fer à voie d'un mètre, qui aurait continué sans interruption jusqu’à Pondichéry la voie qui passe à Cuddalore et aurait évité le transbordement des marchandises ; elle s’arrête à
l’idée de la construction d'un chemin de fer à
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voie étroite (0 m. 75), ce qui permet une éco-
nomie de moitié dans les frais de premier établissement. En outre, la vitesse maximä d’un chemin de fer à voie étroite n'étant que de 10 milles à l'heure, les frais de traction et d'entretien de la voie seraient réduits à un minimum. Îl est vrai que cette voie étroite aurait l'inconvénient de nécessiter le transbordement des marchandises à Cuddalore : mais il parait ressortir de statistiques établies par le gouvernement anglais sur son immense réeau hindou que les frais de ce transbordement n'excèderaient pas pour les arachides 1/2 anna par tonne.
En se fondant sur d’autres statistiques anglaises, on voit qu'il faudrait compter pour l'établissement de cette voie étroite entre Pondichéry et Cuddalore 30,000 roupies par mulle, soit pour 17 milles 595,000 roupies.
L'exploitation de la ligne, calculée pour deux trains par jour aller et retour composés chacun de 5 ou 4 wagons de voyageurs et de fourgons d’une capacité de 90 à 100 tonnes (ce qui assurerail un transport quotidien de 360 à 400 tonnes), coùûlerait 1,595 roupies
par mille et par an, soit pour les 17 milles 21,115 roupies. Je remarque que les statistiques ‘anglaises ne sont pas d'accord sur ce chiffre de 1,595 roupies ; certaines donnent le chiffre de 1,795 roupies ; la Chambre de commerce choisit le premier parce qu'il lui est plus favorable: mais je crois équilable de prendre une moyenne entre les deux chiffres : ce qui porterait la dépense à 1,695 roupies par mille et par an, soit pour les 17 milles une dépense annuelle de 28,815 roupies. L'exploitation de ce chemin de fer serait confiée à une Compagnie autonome, absolument Indépendante de la Compagnie des chemins de fer hindous, de façon que l'administration anglaise ne puisse en rien toucher aux larifs, que ces tarifs restent absolument sous l’autorité française qui les réclerait suivant les circonstances au mieux des intérêts pondichériens. Les frais d'administration de cette Compagnie sont calculés à 300 roupies par mille et par an, soit pour les 17 milles 2,100 roupies.
DOI au total 29.915 roupies de frais d’ex-
ploitation par an.
nest;
Passons aux recettes : la Chambre de commerce prévoit un mouvement de voyageurs rapportant par an 57,825 roupies el un mouvement de marchandises {à l'exclusion des arachides } rapportant par an 12,472 roüpies. Enfin, Cuddalore embarquant en moyenne annuellement 50,000 tonnes d’arachides, la Chambre de commerce suppose qu'au moins 30,000 tonnes viendront à Pondichéry, ce qui rapporterait, à raison de 6 a. 6 c. par tonne, 12,187 LS; 0 4.
Soit un total de recettes de 62.484 roupies, ce qui fait un bénéfice annuel de 28,569 roupies.
Tout sera pour le mieux si 30,000 tonnes
d'arachides viennent effectivement de Cudda-
lore à Pondichéry, comme on se plait à le 4 prévoir; mais viendront-elles?... C'est là que ti réside toute la question. Or les partisans les il plus ardents du chemin de fer n’en paraissent 1 R pas bien convaincus; ils paraissent même | plutôt convaincus du contraire et de l’inanité 4 des deux arguments précédemment fournis :
puisqu'ils reconnaissent indispensable, pour LR ..
déterminer le mouvement d’arachides vers RATS .
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320 NOTES SUR L'INDE Pondichéry, de construire des magasins œénéraux €t d’allonger le wharf actuel.
La construction des magasins généraux aurait pour but de permettre aux commer çants « d’abriter, sécher, conditionner, emmaàgasiner et charger au même endroit toutes leurs arachides sans encourir les nombreux Charrois et faux frais qui leur incombent aujourd’hui par suite de la dissémination des magasins dans toutes les parties de la ville ! ». Il en résulterait une économie de 6 caches par balle : Je critiquerai plus loin cette prévision. Les commerçants voudraient -donc construire, en regard des magasins déjà existanis que J'ai Lau et qui appartiennent à la Banque, d’autres magasins symétriquement disposés ; la colonie, on l'espère, donnerait les terrains nécessaires à charge d'y construire les magasins comme elle a déjà fait pour la construction des magasins de la Banque :
cependant quelques e xpropriations seraient
nécessaires qui monteraient à 5 ou 6 .UU0U rou-
pie S « Hs construction des nouveaux MaAL'ASINns
L. C. R. de la Chambre de commerce de Pondichéry. Séance du 12? dé Rp =
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étant évaluée au prix qu'a coûté la cons-
truclion des anciens (lesquels d'ailleurs paraissen{ avoir élé payés beaucoup trop cher), soit 60,000 roupies, on arrive à une dépense de 66,000 roupies. Les magasins actuels seraient rachetés à la Banque, qui ne demande quà sen défaire pour un prix modique 30,000 roupies, peut-être moins, ce qui porte la dépense totale à 96,000 roupies. L'administration de tous ces magasins pourrait être confiée à la Compagnie du chemin de fer Cuddalore-Pondichéry.
La location de ces magasins (24 locaux à 425 roupies) rapporterait annuellement 10,200 roupies; les frais de gardiennage, d'entretien, d'éclairage, etc... calculés d’après les frais qu'occasionnent les magasins actuels (1,686 roupies), s’élèveraient à 3,972 roupies Il: y aurait un bénéfice annuel de 10,209 — 3,372 = 6,828 roupies.
L' D du wharf aurait pour but :
a) De permettre l’embarquement par tous les temps ; car, au moment où l'expédition des arachides atteint son maximum, c'est-àdire pendant la mousson nord-est, il arrive
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329 NOTES SUR L'INDE que la barre soit impraticable. L'usage du wharf est donc alors indispensable ; mais les apports du sable qui se sont produits depuis la construction du wharf rendent actuellement sa longueur de 263,70 insuffisante pour que l'embarquement soit toujours possible par le wharf quand la barre est mauvaise.
Pour que la partie utile du wharf (à savoir
8 plates-formes et 3 grues dont 1 mobile et ? fixes) soit utilisable par tous les temps, il faudrait allonger de 50 mètres le wharf actuel.
b) D'augmenter la partie utile de façon que le port de Pondichéry puisse embarquer sans difficulté les arachides abondamment venues de Cuddalore. Alors l'allongement de 50 mètres est insuffisant. La Chambre de commerce demande un allongement de 76 mètres, ce qui porterait le wharf à une longueur totale de 263,70 -L 75 mètres — 339,70. De chaque côté de la portion utile du wharf, on disposerait 6 nouvelles plates-formes, ce qui
porterait à 20 le nombre des plates-formes :
10 au Nord et 10 au Sud; il ne faut pas oublier d’ailleurs que, de ces 20 plates-formes,
10 seulement pourraient fonctionner, le char-
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sement n'étant possible qu'au Sud pendant la mousson nord-est et qu’au Nord pendant la mousson sud-ouest.
L'allongement du wharf est estimé à 209,000 roupies environ. La Chambre de commerce pense que, du fait de la venue des arachides de Cuddalore à Pondichéry, le mouvement des arachides sur le wharf serait deux fois plus considérable qu'aujourd'hui el que, par suite, grâce au droit de pier de 6 annas par chelingue, le rapport du pier doublerait et atteindrait par an 6,000 roupies %X 2 — 12,000 roupies.
Ne sont pas prévus dans ces frais, mais seraient, paraît-il, indispensables au bon fonctionnement du port : une deuxième grue mobile sur le wharf et un batelage mieux outillé : chelingues plus nombreuses et plus spacieuses, chalands en fer, remorqueurs
même, etc. Tout cela coûterait de l'argent el
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entraiînerait d’autres dépenses : « Je ne de-
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mande pas mieux que d’avoir des chalands
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en fer et des remorqueurs, dirait le port;
mais donnez-moi de quoi les abriter. » Îl
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faudra donc construire des abris, etc. L:
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