‹ Notes sur l'IndeChapitre 42 sur 142 · Dévas ou demi-dieux, anges · texte numérisé non relu

Dévas ou demi-dieux, anges

2. À cette époque où l'audace des géants de Tripoura ne connaissait plus de bornes et jetait le trouble dans l'univers, les dieux résolurent de rétablir l’ordre et pour discuter les mesures à prendre se réunirent autour de l'étang Saravana ; le dieu Siva se mit à regarder fixement la surface calme de l'étang et aussitôt, de ses regards, sortirent des milliers d’étincelles qui s’en furent flotter sur l'eau comme des milliers de nénuphars ; puis, tout à coup, toutes les étincelles se groupèrent, se dressèrent et de leur ensemble sortit un être incomparable orné de six faces et de douze bras ; au même moment, les Gandarbas (ou musiciens célestes) firent entendre une délicieuse musique sur laquelle les trois cent trente millions de dieux, les quarante huit mille rischis et tous les demidieux entonnèrent les louanges de l'être à six faces; celui-ci reçut le nom de Soubrahmania et fut allaité par des nymphes,

À quelque temps de là, des grelots qui ornaient les pieds de Parvatti ({andaï), femme de Siva, se détachèrent et roulèrent sur le sol; Siva les regarda fixement et neuf vierges en sortirent ; Siva regarda fixement ces neuf vierges et celles-ci, sous la fécondation de ce regard puissant, conçurent neuf héros ; et de la sueur de ces jeunes filles sortirent au même moment cent mille hommes courageux. Alors les cent mille hommes et les neuf héros reçurent des armes et Soubrahmania fut nommé leur général ; le géant Souräbamane qui s'était

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libéraleur de tous les malheureux, vainqueur de Yama, juge et dieu des mânes!,

particulièrement signalé par ses exactions et qui par conséquent craignait davantage vint aussitôt faire sa soumission ; il fut changé en paon et donné comme monture à Soubrahmania ; puis, celui-ci, reçut en mariage Deyvaynaï, fille du dieu Indra, et toute l’armée s’élança à la poursuite des géants terrifiés.

1. Ilexistait autrefois au pied de l'Himalaya un richi nommé Mericounedou qui, par ses prières et sa charité, Obtint du dieu Siva que sa femme eût un fils; mais comme ce richi avait eu une vie antérieure pleine de péchés il fut décidé par les dieux que ce fils ne vivrait pas plus de seize ans. Ce fils, nommé Markandeya, apparut dès sa plus tendre enfance d'une remarquable dévotion et entreprit vers sa seizième année un pèlerinage à travers l'Inde. A quelques kilomètres de la ville de Kombakanom, dans un bois, était un temple dédié à Siva ; le jeune pélerin s'y arrêla et entra en prières devant le lHingam de la pagode. A ce moment Yama, dieu de la mort, Sapercevant que le jeune homme avait seize ans s'en vint près de lui, monté sur son buffle noir et armé

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