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AR RE TE PE AI RS SRE VE AN RE REA mantra-vadis, leur action ne peut être que suggestive el par conséquent seulement utile aux pseudo envenimations nées par auto-suggestion. Il est probable qu'une morsure bien faite par un serpent dûment venimeux et en possession de son venin défie toute médication hindoue et, je dois le dire aussi, toute médication européenne, Il y a peu de temps, un charmeur de capels, raillé par un de mes confrères au sujet de l'efficacité des remèdes antivenimeux qu'il disait avoir sur lui, se fit copieusement mordre à la main et avala immédiatement les drogues en lesquelles il avait mis toute sa confiance; aussitôt également, mon confrère qui ne s'attendait pas à ce que le charmeur tentât une telle expérience, injecta au blessé du sérum de Calmettes. Le charmeur mourut très rapidement.
En ce qui concerne les cas de non guérison, les Hindous pensent que le serpent n'a pas voulu arrêter l’action de son venin soit qu’une trop grande impureté ait rendu le sujet indigne de cette faveur, soit que la mort du blessé ait été conforme aux arrêts du destin.
Vers la fin du mois de septembre, a lieu, dans l'Inde entière, une fête dite en sanserit Ayadou poudja, de ayadam qui signifie arme
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et poudja qui signifie sacrifice.
Ce sacrifice aux armes est, à mon avis, la plus intéressante fête hindoue : outre qu'elle est absolument générale, commune à toutes les contrées de la grande péninsule, elle vaut, sous des apparences religieuses, une manifestation économique, une véritable fête du travail; car, il faut entendre par ayadam non pas seulement l'arme du guerrier, mais celle de qui, dans la vie, lutte d'une façon quelconque : c'est la fête de l'outil, avec lequel combat l’artisan ; du sabre, avec lequel combat le soldat : du livre, avec lequel combat l’intellectuel. Des parades ont lieu entre des gens habiles à manier le sabre; des étudiants, ayant leurs maitres à leur tête, vont récitant des poésies ; et, sous des pandals ornés de fleurs, tous les outils sont exposés, outils des champs et ou-
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| | lils des ateliers, tous astiqués et brillants. | | a Cette fête est d’un caractère unique et remar- | quable : tous les Hindous, sans distinction | de religion n1 de caste, y participent; tous, | musulmans et brahmaniques; brahmes,kschatryas, vaissyas et soudras, d'ordinaire si pro- | fondément séparés et si hostiles les uns aux
autres, se trouvent réunis dans une même dé- | votion, dans un même culte; un hommage i qe #1 éclatant est rendu à tous ces instruments de
labeur qui rendent féconde l’activité; et cette | fête proclame que, malgré les distances mo- | rales qui éloignent les individus et les groupes d'individus, il y a pour tous une même loi qui les rapproche : celle du travail.
Les parades armées sont l'élément d’attraction des fêtes; des individus, munis de longs sabres dont la poignée en forme de gouttière leur couvre l'avant - bras, luttent avec
beaucoup d’apparat et se frappent de grands coups; d’autres, inlassablement, abattent d'un revers vigoureux le sommet de bananiers que, l’un après l’autre, inlassablement, on vient
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ficher en terre devant eux; c’est la reproduction d’une scène de la mythologie hindoue.
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RER ERRONÉE RS AIR DEP SE A CA Un jour, cinquante des plus célèbres ascèles”, parmi lesquels, notamment, Agyasta, allèrent rendre visite à l’ermite fameux Taramanni; celui-ci, par distraction, omit de rendre à ses visiteurs les hommages auxquels leur piété leur donnait droit ; les ascètes furent très froissés et déclarèrent à Taramanni que, en punition, la métempsycose lui réserverait la forme d’un buffle. Il advint, en effet, que Taramanni étant mort revint à la vie sous la forme d’un assoura (géant) à tête de buffle: il
1. L'ascète ou yogi se tient entre cinq feux: le soleil et quatre feux allumés aux quatre principaux points cardinaux ; Ces Cinq feux symbolisent les cinq feux mystiques du corps qui sont la concupiscence, la colère, la luxure, la cruauté et la faim.
Le yogi doit poursuivre les huit buts suivants : dompter ses désirs, observer les prescriptions religieuses, se tenir dans une position incommode, retenir sa respiration, s absorber dans les méditations jusqu'à devenir insensible, fixer son esprit sur sa gorge, SOn cœur, son front, son crâne où son nombril, penser à Siva, avoir la vision du «moi», c'est-à-dire de l'âme délivrée des attaches corporelles. Celui qui atteint ces huit buts est parfait et reçoit des dieux huit dons, qui, respectivement, lui permettent de changer de forme à volonté, d'exaucer ses propres vœux, de soumettre toutes les créatures à son autorité, de prendre une forme grosse jusqu'à l'infini, de devenir assez subtil pour pénétrer partout, de se rendre extrêmement pesant ou au contraire impondérable.
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