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11 Re da | ee LA j | 152 NOTES SUR L'INDE M! D ne 1 | pertes abondantes ; celles du huitième mois | D s’accompagnent de dégoût des aliments et | ll | d’affaiblissement général. Ces coliques sont [E°] traitées par l’ingestion de pâtes compliquées | obtenues en broyant ensemble dans une petite ; (| proportion d’eau des racines de nénuphar IE blanc, de nénuphar rouge, d’andropogon mu- | | | ricatum, de cotonnier, de cubèbe, de sandal ; LL | des fruits d'acajou et de poivre long; des Dr | | | fleurs de bassia longifolia ; de l'écorce de ficus nl | | religiosa et du sucre.
| 12 k ù | Les femmes enceintes passent dans l'Inde | | pour être soumises à certaines influences | l bonnes ou mauvaises, variables d’ailleurs
suivant les localités et suivant les castes ; de toutes les superstitions qui ont cours dans l'Hindoustan, celles qui ont trait à la gros-
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sesse sont certainement les plus répandues et
les plus tenaces. En voici quelques-unes que
j'ai choisies parmi les plus achalandées :
Influences heureuses : Faire visite à une
nouvelle accouchée, apercevoir un éventail de
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L'HYGIÈNE DE LA GROSSESSE 153 es pm MERS SEE LÉ EE ALL TU poil blanc, une cruche pleine, un miroir, un des crocs dont se servent les cornacs pour diriger les éléphants, un grand tambour, une lampe, un drapeau, des poissons de rivière.
Influences néfastes : Les femmes enceintes ne doivent pas sortir seules, surtout la nuit à midi, elles doivent éviter de traverser les endroits déserts et de passer près des pagodes dites Xanniakkovil et qui sont dédiées aux vierges !, sous peine de voir une des vierges en apparition ou d'être giflées par elles: ce qui aurait pour résultat l'accouchement prématuré d'un enfant mort. A Pondichéry, où jai rempli pendant plusieurs mois les fonclions de médecin légiste; j'ai été commis dans des affaires d'avortement, et toujours la femme prétendait avoir avorté pour être passée à midi devant un temple dédié aux vierges. Les avor-
1. Les Hindous honorent douze vicrges : Agaliaï, femme d'un richi, corrompue par Indiren et pour ce motif transformée en pierre ;: Touropadaï, femme commune des cinq frères Pandous ; Sua, femme de tamen, enlevée par Ravanane ; Taraï, femme du singe Sougriva, enlevée par Vali et Manlodari, femme du géant Ravanen. Sept autres sont adorées qui sont les femmes des principaux dieux ; on les appelle les sept Sakli.
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Ho | Fa Us tements criminels qui sont fort nombreux!
QU ne dans l'Inde cherchent toujours à se dissimuler NN derrière cette croyance populaire; el ce pro-
He) cédé réussit souvent, les magistrats qui ont à enquêter ou à juger étant souvent des imdi-
Hi gènes ; car l'éducation européenne ne peul
rien contre les superstitions que les siècles FR ont rivées dans l'esprit hindou.
Hit | Sous peine d'accoucher prématurément d'un | enfant mort, les femmes enceintes doivent AE Le éviter la rencontre de femmes ayant récem- AUS ment accouché d’un mort-né ou d’un enfant qui n’a vécu que quelques heures, la rencontre de femmes revenant du bain post-menstruel, la rencontre d'un convoi funèbre ayant accompagné au cimetière un nouveau-né ; elles doi- (IE: vent surtout éviter de voir la pioche qui à [Et creusé la fosse d’un enfant nouveau-né. Au | 1. Les avortements sont fort nombreux parce que les 11e veuves ne peuvent se remarier ; or, les mariages ayant lieu dès la plus tendre enfance, il arrive que des fillettes cont veuves avant d’avoir eu l’âge de cohabiter avec leur mari : ces fillettes sont donc vouées à un célibat perpé-
tuel ; toute grossesse survenant chez elles serait un déshonneur qui entrainerait l’exclusion de la caste ; et,
comme ces veuves ont toutes des amants et finissent toutes par être enceintes, elles se font toutes avorter.
L'HYGIÈNE DE LA GROSSESSE 155 cas où elles auraient fait une des rencontres précédentes, elles devraient, pour se débarrasser de la mauvaise influence, faire une visite à la mère de l'enfant mort.
Plusieurs femmes enceintes ne doivent pas vivre dans la même maison, surtout si elles sont parentes entre elles ; car l’une des mères accoucherait d’un enfant mort. Les femmes enceintes ne doivent pas manger pendant les éclipses sous peine de tomber malades ; elles ne doivent ni piler le riz, ni broyer les épices, ni coudre, sous peine d’enfanter des enfants difformes.
Pour annuler les effets d’une influence néfaste, la femme enceinte est soumise, au cours de sa grossesse, à différentes cérémonies.
Celle du Simandam a lieu vers le septième mois de la grossesse, généralement au domicile du mari, rarement au domicile des parents de la femme; les femmes seules peuvent y assister. On répète au jour du Simandam à peu près toutes les cérémonies du mariage!; les parentes et les amies de la
Il. La cérémonie du mariage consiste essentiellement à attacher le {uly au cou de la jeune fille ; le tuly est un
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