‹ Notes sur l'IndeChapitre 97 sur 142 · D ES EE DS ST · texte numérisé non relu

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fête; prestement, ils ont croisé sur quatre

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bambous fichés en terre des feuilles vertes de cocotiers ; mais le soleil et la poussière en ont mangé la verdure et ces hangars, nés d'aujourd'hui, sont déjà vieux. Sous ces abris de hasard, gisent sur le sol tous les échantillons de la pâtisserie hindoue, graisseux et rances ; toutes les variétés de parures locales : bijoux pour les pieds, les mains, le nez et les oreilles ; tous les ustensiles de ménage : vases de terre et vases de cuivre; et du carmin que les fidèles se mettent au front et du bétel que chacun chique; et des cocos et des bananes

“À: PF SNS TELE,

et du camphre pour la déesse.

Entre deux hangars, paraît, là-bas, sur la droite, un étang; l’eau en est stagnante et crasseuse mais sacrée; des Hindous y sont plongés jusqu’à la ceinture; ils se nettoient, lavent leurs pagnes et boivent au creux de

leurs mains; au sortir de ces ablutions, purifiés et rassérénés, ils pourront porter leurs offrandes à Mari-Ammé. A quelque distance de cet étang, à l'entrée d'une énorme place qu’entourent des cocotiers et des palmiers, se dressent, épais et bas, les murs d'enceinte

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5 TRE PRET PAS AS de la pagode; cette enceinte est carrée et Symétriquement percée de quatre portes qui donnent accès sur une cour intérieure au centre de laquelle est la pagode. Celle-ci est trapue, sans élégance, mystérieuse ; les prêères ont seul le droit d'y pénétrer et ils enseignent — pour attirer sans doute plus de publie et de dons — que leur sanctuaire contient la vraie tête de Rénuka ; car, cette tête tranchée par Parassu Rama serait. disent-ils, tombée dans la mer devant Virampatnam et des marins l’auraient pêchée et portée à la pagode.

Tout autour de la pagode, accroupis dans une boue faite de poussière et du suc des cocos brisés, implorant la charité, sont des lépreux; ils mendient comme font les infirmes à la porte de nos églises : l’un brandit en geIgnant des mains horribles dont les doigts ont été successivement rongés par l'implacable maladie; un autre ne porte à ses épaules que des moignons ; un troisième regarde désespérément ses cuisses tronquées ; une fillette agile ses paupières sur deux yeux sanglants

et mous; une femme, dont la peau décolorée

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