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de satisfaire les désirs de ceux qui prononceraient avec piété différentes formules bien définies; mais un mantra n’est efficace dans la bouche d’un mantra vadi (récitateur de mantra) que s’il a élé répété avec le cérémonial voulu, très fréquemment, jusqu’à développer dans l'organisme du récitateur une sorte de force à laquelle les maladies ne résistent pas.
Les médicaments n’exercent leur action sur l'économie qu’autant que les dieux y consentent; si les dieux veulent que l'individu guérisse, ils laissent le médicament agir; s'ils veulent que la maladie persiste, ils font que les médicaments traversent l'organisme sans que l'état de celui-ci soit en rien modifié.
Médecins et mantras vadis se partagent la chentèle; les mantras vadis méprisent les médicaments et les médecins affectent de négliger les mantras; mais, pour plaire aux clients, les mantras vadis savent droguer, à l’occasion, et les médecins savent enrober leurs remèdes dans des prières. |
Les médicaments se donnent par la bouche (panam), en friction (alepanam), en collyre
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NOTES SUR L'INDE EL de
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(agnanam), en insufflation dans l'oreille ou les narines (nassiam), en bain (Snanam).
Les Hindous reconnaissent aux médicaments cinq propriétés : rassam, gounam,
UIriam, vipagam el sacti.
Rassam. C’est le goût du médicament: on distingue cinq sortes de œoûls :
Le goût sucré : les médicaments qui ont un goût sucré augmentent la sécrétion lactée, lorlifient l'organisme, diminuent la faticue, facilitent la vision; leur abus donne le diabète, l'obésité et les vers.
Le goût « de lamarin » 1 : les médicaments de cette espèce donnent de l'appétit et combattent la conslipation. Leur abus donne 1a Jaunisse.
Le goût piquant : les médicaments de cette espèce donnent de l'appétit et chassent les vers. Leur abus tarit la sécrétion lactée et fait maigrir.
Le goût salé : les médicaments de cette
espèce cicatrisent les ulcères el apaisent la