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pruche d'au moins dix-huit pieds de haut des deux côtés du chemin, à pas plus de trente-six pieds les unes des autres, ouvrir et battre les dits chemins après chaque 4ordée de neige ou après une foudrerie qui les aura remplis et abattre les cakofs et les pantes
aussitôt qu'ils seront formés.” Les Ant cliçcen É nl à H Le
is ictis L ISCHIL jecéii été, iUo Français bancs de glace, nous chainps de glace. En France, un zebers est une montaone de olace :
au Canada cela s'appelle we Éanquise. L'emérui àe la iner s'appelle chez nous Îe revoain et sur la ôrune à la brunante.
Voilà des expressions que nous avons créées et qui en valent bien d'autres.
n'avons donc pas à en rougir.
Nous disons aussi /isses de chemins de
eier ba NOLIF vs n rhacce pour rail, CHATS pour Waggon, Chasse- neige 4 a . Z 2335 DOUF cAarrue, et cela vaut mieux que les TRE î # D EUR ee PR PRES ER | g NOfhSs GONneS a CES LCFHIES Ge CHEN GC ICT
4 Fi 1: À 1 7 ® var le Dictionnaire de FAcadémie.
L Nos pères étaient des soldats ou des marins. Les descendants des derniers sont restés pour la plupart à Québec. Pourquoi s'étonner alors de voir un monsieur s'appareiller ou se gréer pour S'habiller. On fait prendre le Zarge à un ennuyeux. On courre une bori dée, lorsque l’on passe une nuit blanche ; 4 on s'accoste dans la rue, comme on en double le coin ; on vire de bord ; on s'embarque et | on débarque d'une voiture. On awarre son Le cheval pour l’attacher. On vent de l'avant, pl quand on se présente à une charge. En ÿ * hiver, à Québec, on met son casque: en l Europe cet ornement militaire ne serait qu'un modeste bonnet de fourrure. On fait allumer la éombe—petite bouilloire pour faire le thé. On #ue la lampe pour l'éteindre. Un tour- À billon de neige s'appelle au Canada de la LE poudrerte; à St-Pierre de Miquelon du iR poudrin. Le batteur en grange va, chez nous, jouer du fléau dans la éafterte. Tous
arins.
restés ’étonveiller ‘endre Le 0Ornche ; double que et 7e son avant, , En Le: en tqu'un llumer le thé.
n tourà de la lon du a, chez
Tous
ces mots-là sont français, très français même. Ils sentent le terroir, et vous ne trouveriez pas mieux ni à Toulon, ni à Rochefort, ni à Brest ni à Cherbourg, ni à Saint Malo, ni à Lorient.
Il n'y a pas encore longtemps le parlement anglais s’ouvrait avec toutes les vieilles formes françaises. On se servait du français de jadis. Sir Erskine May dans son “ Traité sur les lois, privilèges et coutumes du parlement anglais” nous donne de curieux renseignements à ce propos.
Ainsi, quand un bill vient de la Chambre des Communes et passe au Sénat, le Greffier des Bills Privés écrit sur l'endos :
“ Sott baillé aux Seigneurs ” Si les lords l’amendent, il est renvoyé par le greffier de leur chambre avec ces mots:
“A ceste bille avesque des amendemens les seignours sont assenitus.”
Les Communes acceptant l'amendement
y répondent par ces mots écrits de la main
D du greffier.
L A ces amendemens les Communes sont |
| | assentus.” |
k | Le 5 février 1811 il fallait proclamer le
D bill de la Régence. Le roi était dans l'incapacité la plus absolue de se prêter à
‘4 cet acte officiel. Ce fut le lord chancelier
| qui fut chargé de cette mission délicate. I | l'expliqua en peu de mots aux Chambres et Je consentement royal fut donné en ces mots par le creffer :
F “ Le roy le veult.”
s Un bill concernant les finances est tou-
Jours accordé en ces termes par le souverain
anglais :
L. gla l$ La reyne remercie ses bons sujets, accepte à leur benevolence, et ainsi le veult.
Quand il s'agit d'un bill public, on ne
prononce que les mots :
n — La reyne le veult.
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S'il est question d’un bill privé la formule est celle-ci :
— “Soit droit fait comme il est désiré.”
Dans les actes de pardon, d'amnistie, etc.
etc., la requête débutait par ces mots:
—"ZLes prélats, seigneurs, ét communes, en ce présent parlement assemblés, au nom de touts vos autres sujets, remercient très lumblement vostre majesté, et prie à Dieu vous donner en santé, bonne vie et longue.”
Si le roi ou la reine refusent, ils répondent :
— Le roy ou la reyne s'avisera.
Ce privilège fut exercé pour la dernière fois par la reine Anne, en 1707. Elle refusait alors son assentiment à la colonisation de l’'Ecosse par les milices.
Sous Cromwell, le ‘“lord protector” donnait aux bills, son assentiment en langue anglaise. Sous la Restoration on revient aux vieilles coutumes. Depuis on n’essaya qu'une seule fois de les faire disparaître.
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