V Enthousiasme, par madame Marie Gjcrlz. Lettre VHI
supérieurs de la société, il a pris en horreur toute supériorité. Le jour où le bras de Dieu l'a délivré de la tyrannie, il a décrété lui-même la déchéance de la hiérarchie, c'est-à-dire la déchéance de la vie. Car la distinction des caractères est le signe de la vie, comme la confusion des caractères est le signe de la mort. La démocratie est une tendance vers cette abolition des caractères. L'aristocratie ayant pour base la distinction des caractères, elle est l'expression directe de la vie. La lutte de la démocratie contre l'aristocratie n'est donc autre chose que la lutte même de la mort contre la vie, du néant contre l'être ^ »
L'héroïne de madame Gjertz n'est pas la seule Norvégienne que j'aie entendue se vanter avec complaisance de ses hérédités royales. Les Islandais content qu'un roi de Norvège (ce fut, je crois, Harald Haarfagre, Harald aux beaux cheveux), ayant vaincu tous ses rivaux, les embarqua sur ses navires et les envoya coloniser l'Islande, qui était déserte. En vertu de ce fait historique, le dernier des petits bergers islandais se dit fils de roi, et continue de tenir au courant la chronique de ses ancêtres.
Sans avouer les mômes prétentions, chaque Norvégien les porte dans son cœur, ot s'il écrit sur sa