‹ Notes sur la NorvègeChapitre 6 sur 32 · Bergmann, FEdda de Sœmund · texte numérisé non relu

Bergmann, FEdda de Sœmund

Odin est plus envieux de celte supériorité intellectuelle des lotes « qui savent cent choses » (hundvisir ïotnar) que son fils Thor n'est jaloux de leur force gigantesque. Le dieu n'aura de cesse qu'il n'ait triomphé de son rival dans un de ces duels d'énigmes où le vaincu payait de sa vie. Cet assaut d'érudition est le sujet dun des plus curieux chants de l'Edda dit de Sœmund, l'Entretien de Vaflhrûdnir ( Vafthrûdnismâl). Odin, déguisé en voyageur, s'est présenté chez le géant. Les droits de l'hospitalité lui assurent une place à la table, mais il réclame plus d'honneur et, pour gagner la bienveillance de son hôte, il demande à donner des preuves de son savoir. Le géant flaire le défi et il accepte la joute :

— Quel est cet homme qui, dans ma salle, — me provoque si brusquement ? — Tu ne sortiras pas de ma demeure, — si tu n'es pas plus savant que moi *.

Odin commence par satisfaire aux énigmes de Vafthrûdnir ; puis, à son tour, il lui pose dix-huit questions dont la difficulté va croissant ; il l'interroge sur l'origine de la mythologie, sur l'avenir des

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