‹ Notes sur la NorvègeChapitre 9 sur 32 · Loka&enna, passini · texte numérisé non relu

Loka&enna, passini

Vôluspâ avait été tout aussi hardie. Elle inaugure l'idée que la ruse et la force doivent être dominées par \a justice. Elle déclare que le mal est le fruit direct de l'iniquité. Elle annonce que les dieux périront avec leur création pour avoir donné l'exemple de la violence et de la mauvaise foi. Odin et ïhor, les deux complices de ruse et de force, cèdent la place aux dieux de paix et de justice. Les Scandinaves sont mûrs pour le christianisme.

Ils vont l'embrasser avec la brusque violence de décision qu'ils apportent à toutes leurs évolutions. L'auteur anonyme de Vllinéraire de Richard, qui montre les Normands dans le camp des croisés, au siège d'Acre (1189) , les caractérise on ces termes :

« La rigueur du climat natal leur donnait une force particulière et l'on admirait en eux la triple qualité d'une taille gigantesque, d'un courage indomptable et d'une foi ardente *. »

Il va de soi que l'extérieur tout seul était modifié et que le Wiking chrétien n'avait point changé de tempérament en recevant le baptême.

« Attaquons toujours, dit en plein xu** siècle un chef croisé, qui rencontre en mer des vaisseaux

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