‹ Notes sur le Canada [microforme] (volume 2)Chapitre 8 sur 66 · D A PARU SRE OR TEE PR TS EE NÉE SP STE EEE EE · texte numérisé non relu

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le départ du regretté sir George Provost, qui eut lieu en 1815, les luttes de race et de religion recommencèrent avec plus d’acharnement que jamais.

Les seuls faits importants de cette période se résument à la reconnaissance officielle de Mgr. Plessis comme évêque de Québec et à sa nomination comme membre du Conseil Législatif, sous ladministration de Lord Sherbrooke; de l’érection de l'évêché de Québec, en janvier 1819, par le pape Pie VIT, avec Mgr Plessis comme titulaire, sous le gouvernement du duc de Richmond, et celles des siéges épiscopaux de Montréal et de Kingston, vers la même époque.

Dans ces jours de luttes MM. Curvillier, Quesnel, Viger, Neïlson et Louis-Joseph Papineau, qui venait d’être élu, à l’âge de vingt-six ans seulement, président de l’Assemblée Législative, soutenaient les droits de leurs compatriotes avec la même ardeur et le même patriotisme que leurs devanciers. Le parti anglais loin de céder aucun de ses avantages, cherchait, au contraire, à em piéter constamment sur les rares priviléges, à peu près illusoires, que ses adversaires paraissaient posséder encore.

Cependant, l'agitation des Chambres, les sourds murmures de mécontentement qui se faisaient entendre parmi les populations des villes et des campagnes, laissaient voir que les Canadiens français commençaient à trouver trop lourd le

joug sous lequel ils s'étaient courbés jusqu'alors. Une crise sérieuse était imminente.

Lord Dalhousie avait été élevé, en juin 1820, au poste de gouverneur-général de toutes les colonies de l'Amérique du Nord; voyant que les moyens suggérés par le bureau colonial aux re. présentants de l'Angleterre, pour réduire le parti canadien-français, échoueraient toujours devant la ferme attitude des chefs appuyés sur la consti: tution alors en vigueur, il conseilla au cabinet de Saint-James de modifier cette constitution.

Accédant aux vues du gouverneur-général, le cabinet métropolitain décida de présenter un bill spécial à la chambre des Communes pendant la session de 1822; ce projet de loi devait avoir pour effet de casser la Constitution de 1791, qui séparait le Bas et le Haut-Canada, et de réunir

encore une fois ces deux provinces sous une même administration.

Cette loi devait donner au Haut-Canada une représentation relativement beaucoup plus considérable que celle accordée au Bas-Canada. Elle conférait aux membres d’un conseil législatif nom. mé par la Couronne le droit de prendre part aux débats de l’Assemblée législative, Elle abolissait l'usage légal de la langue française ; eufin, elle restreignait considérablement les libertés religieuses et les priviléges concédés à l'Eglise catholique.

L'adoption de ce bill eût réduit les Ganadiens-

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