‹ Notes sur le Canada [microforme] (volume 3)Chapitre 3 sur 25 · APERÇU GENERAL · texte numérisé non relu

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C i comptait, lors du dernier recensement, 836,743 chevaux, 1,139,035 vaches, 3,155,509 moutons, 1,360,083 porcs, etc.

Leproduitdes forets canadiennes, pourTannée 1870, était do 744,010,659 mètres cubes de bois de toutes sortes, plus 121,685 mats de navires.

Les pêcheries canadiennes sont, sans contredit, des plus considérables et des plus productives. La longueur des cotes maritimes des quatre provinces dont nous nous occupons, est évaluée, sans tenir compte des anfractuosités du rivage, à 5,332 kilomètres. On apprécie en outre la superficie des eaux intérieures à 315,764 kilomètres carrés. Le champ est donc suffisamment vaste pour permettre aux pêcheurs canadiens de retirer de beaux bénéfices d'une industrie à laquelle se livrent, à l'exclusion de presque toutes autres, près de 200,000 habitants des côtes. En 1870, 991 navires portant 6,984 hommes d'équipage, et 16,876 barques montées par 25,347 pêcheurs, faisaient le service de ces pêcheries.

Les productions minérales, sans être aussi considérables maintenant qu'elles sont appelées à le devenir un jour, n'en méritent pas moins

d'être mentionnées. On y trouve, en assez grande abondance, du cuivre, du fer, du plomb, du mercure, du manganèse, de Tantimoine, du soufre; on y exploite des houillères d'une grande richesse, et des carrières produisant des marbres et des granits très-prises. On y a même découvert des gisements d'or ot d'argent dont l'exploitation serait avantageuse, au dire de géologues compétents. Les mines de cuivre du lac Iluron rapportent déjà pour 125,500,000 de minorai, annuellement. Dans l'ouest de la province d'Ontario, plus de trois cents sources jaiUissantes, inépuisables, fournissent plusieurs milliers de barils d'huile de pétrole, par jour. Des salines livrent, journellement, au commerce, plus de mille sacs d'un sel d'une pureté remarquable, dont un spécimen a obtenu une médaille d'or à l'Exposition universelle de 1867. Le fer extrait des mines de la Nouvelle-Ecosso est réputé comme étant d'une qualité supérieure. Il rivalise avantageusement avec celui produit par la Suède, et est de beaucoup préféré au fer anglais. Tandis que ce dernier est coté à 100 fr. <S0 le tonneau, celui de la Nouvelle-Ecosse en vaut 176 fr. 40 sur le marché de Londres.

Avec d'innombrables chutes d'eau qui ne demandent qu'à être utilisées par l'industrie, vu

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surtout la facilité avec laquelle on peut s'y procurer la matière première, produite ou non par le pays, on peut, en toute sûreté, prédire un grand avenir industriel au Canada.

Déjà, un assez grand nombre de fabriques de tissus de laine et de coton, de papier, de chaussures, de meubles, do clous, etc., sont en pleine activité. Le recensement évalue à 021,535,730 francs le prix de la matière brute employée, pendant Tannée 1870, dans les différentes opérations industrielles. Le rendement avait été de 1,108,088,805 francs. On a pu établir aussi que ces manufactures emploient 187,942 personnes gagnant, collectivement, 204,255,045 fr. par an, ce qui donne une moyenne de salaire annuel de 1,080 fr. 75, ou 3 fr. 00 par jour ouvrable, — le travail étant interdit le dimanche — pour chaque homme, femme ou enfant. Les provinces d'Ontario et do Québec entrent, à elles deux, pour les sept dixièmes, daPxS le total de ces valeurs industrielles.

En sus des produits provenant de fabriques ou de manufactures plus ou moins considérables, il faut tenir compte de ceux fournis par une foule de petites industries indigènes, telles que le tissage des étoffes de laine et de lin auxquelles la femme du cultivateur canadien travaille à domicile, et dont une bonne partie

NOTKS SUR LE CANADA

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est afTcctée à l'usage de la famille ; la fabrication des chapeaux do paille, tressés pendant les longues veillées d'hiver et exportés par millions vers le sud des Etats-Unis ; le sucre, provenant de la sève de l'érable, qui ne coûte rien à celui qui le fabrique lui-même; enfin, une foulo d'autres productions plus ou moins rémunératrices, que le colon industrieux saittoujours ajouter aux produits naturels de sa ferme.

Au point de vue administratif et religieux, le Canada jouit de la liberté la plus étendue. La suzeraineté do l'Angleterre sur cette colonie est toute commerciale. Les possessions britanniques de l'Amérique du Nord sont un débouché avantageux pour les nombreux articles d'exportation qui sortent des docks de la Grande- Bretagne et inondent leurs marchés, à l'exclusion de presque tous autres produits européens; c'est tout ce que la métropole leur demande.

La constitution qui régit la Confédération canadienne, tout en étant constitutionnelle monarchique, a beaucoup d'analogie avec celle des Etats-Unis d'Amérique. Comme dans la grande république américaine, il y a une administration fédérale et des gouvernements provinciaux.

Le gouvernement fédéral siège à Ottawa, capitale du Canada. Il est administré par :

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lii gouverneur général, fonctionnaire du gouvernement métropolitain, chargé d'y représenter les intérêts de la couronne britanini(iu(', avisé par un conseil composé de treize [ministres ;

Un sénat, où siègent soixantc-dix-sept mem- [bres nommés à vie par le gouvernement ;

Enfin, une Chambre des Communes, formée |do députés élus, tous les cinq ans, par le suffrage des habitants des différentes provinces io la confédération, qui y sont représentées proportionnellement à rimportance numérique de la population de chacune d'elles.

Dans les deux Chambres, la discussion peut avoir lieu, indilTércniment, en français ou en anglais et tous les documents officiels doivent être, forcément, publiés dans les deux langues.

Ces trois branches de la législature canadienne, telle que constituée, pourvoient à la législation pénale, douanière et commerciale et règlent toutes les questions d'intérêt commun ayant rapport aux relations extérieures.

Chacune des provinces possède, en outre, un gouvernement particulier dont la constitution est, à peu de chose près, analogue à celle de la législature fédérale et possède les mêmes pouvoirs sur toutes les questions ayant trait aux intérêts locaux. Ces administrations se

NOTKS SUR LE CANADA

composent: d'un Lieutenant gouverneur, d'un Conseil Législatif dont les membivs sont nommés à vie, cumnn' coux du sénat, et d'une Assemblée législative éligible tous les quatre ans. Les provinces d'Ontario et de Manitoba diffèrent des autres en ce qu'elles n'ont pas de Conseil Législatif. Ces lêiiiïilature.*^ provinciales sont complètement indépendantes du parlement fédéral, pour tout ce qui concerne la législation civUi et ont aussi l'administration exclusive <'t sans contrôle, de toutes les propriétés du domaine public contenues dans leurs limites.

Le droit de vélo que le Gouverneur général et les Lieutenants Gouverneurs ont le droit d'exercer, au besoin,, au nom du souverain, est la seule mesure répressive que l'autorité métropolitaine se soit réservée sur ses colonies de l'Amérique du Nord. Bien rarement, ces représentants de la couronne britannique se croient dans le cas d'user d'un privilège que leurs pouvoirs leur confèrent.

La propriété foncière n'est soumise à aucune taxe directe et les impôts perçus sur les marchandises importées et sur différents produite manufacturés dans le pays, suffisent aux fraii généraux do l'administration.

Le suffrage électoral n'est pas universel, at Canada, comme en France. Pour être électoui

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Une dos clauses de V icte de cession de la Nouvcjlo-Fi'aiicc à l'Angleterre assure aux habitants du pays la libre [tratiquc de la rclition civile ^ion catlioliq'\ ^t l'exercice des luis civiles ve et sans àplors en usoge dans la colonie. Au Canada, le u domaine ;4l<Tgé catholique est respecté de toutes les 'Sectes religieuses et jouit d'une influencer consiidérablc parmi les hal)itants d'origine française. C'est sur l'interprétation des Coiildmes de Paris que les tribunaux appuyèrent toujours la jurisprudence civile du Canada l'raneais, jusqu'en 18(i(j. A cette époque, les lois de la province, après avoir été soigneusement condensées par un comité composé de savants légistes, furent publiées sous le titre de Code civil du, Bas-Canada. Ce code renferme, à peu de chose |)rès, les dispositions du Code français. Devant Joutes les cours de justice de la province de ts produite Québec, l'avocat comme le plaideur, d'origines it aux frait française ou anglaise, peuvent faire valoir leurs prétentions dans leur langue maternelle, niversel, ai Toutes les autres provinces sont soumises à la tre électeui jurisprudence civile anglaise.

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L'instruction primaire est obligatoire au Canada, en ce sens que chaque père de famille est tenu de payer une certaine contribution annuelle affectée au soutien des écoles de son canton, pour chacun de ses enfants Agés de sept à quatorze ans, qu'ils y assistent ou non.

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RÉSUMÉ IIISTORIQUE

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