‹ Notes sur le Canada [microforme]Chapitre 8 sur 69 · Ù RO · texte numérisé non relu

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commandement de M. de Portneuf, se composait de cinquante Francais et d’une soixantaine de D , 4 sauvages ; un autre, levé à Montréal, placé sous les ordres de MM. de Saint-Hélène, d'Aïlleboust … et d'Iberville, comptait cent quatorze Français et aquatre-vingt-treize sauvages ; le troisième, formé

À Trois-Rivières, n’était composé que de vingt-sept

Français et de vingt-cinq sauvages commandés pas M. de Hertel. Cette campagne fut heureuse.

Portneuf assiégea et prit Casco (aujourd’hui Portland) dans l'état du Maine ; le corps de M. de Saint-Hélène saccagea Corlar, riche bourgade de plus de quatre-vingts habitations, située à six lieues d’Albany, dans l'état de New-York ; enfin, » M. de Hertel s’emnara de Salmons, aujourd’hui : Portsmouth, dans le New-Hampshire.

Les conséquences de cette expédition faillirent être fatales à la colonie francaise, car les colons de la Nouvelle-Anglcterre décidérent de prendre ne revanche éclatante. Pendant qu’une armée, Morte de trois mille hommes, sous les ordres du

ginéral Winthrop, se dirigeait sur Montréal, l’ami- : ra! Phipps, après avoir pris Port-Royal et conquis J'Acadie, venait, le 16 octobre 1690, mettre le siège evant Québec avec une flotte de sept vaisseaux ontés par deux mille hommes.

Après avoir bombardé la ville, sans succès, pen-

dant plusieurs jours, désespérant de s’en rendre maître par la force, il essaya d'employer la ruse. Pendant qu’il faisait faire ostensiblement tous les

préparatifs de la levée du siège, il opérait clandestinement une descente à quelques milles de la ville, dans le but de surprendre les assiégés du côté de la terre. Mais, surpris lui-même et

attaqué à l’improviste par un bataillon canadien, l'amiral Phipps dut rejoindre précipitamment ses vaisseaux, abandonnant toute son artillerie de campagne sur le rivage et laissant plus de six cents morts sous les murs de Québec. De plus, en regagnant la pleine mer, la flotte anglaise fut assaillie, dans le golfe Saint-Laurent, par une tempête furieuse dans laquelle la plupart des vaisseaux se perdirent corps et biens. Ceux qui restèrent, à moitié désemparés, ne regagnèrent qu’à grand’peine le port de Boston d’où lexpédition était partie.

| D'un autre côté, l'armée de Winthrop, décinée |} par la petite vérole, avait été obligée de retourner al sur ses pas sans avoir réussi.

Profitant du désarroi dans lequel le succès ines-

péré de cette campagne avait jeté l'ennemi, M. de Frontenac décida de prendre l'offensive à son tour. 11 donna le commandement des armées franco- k canadiennes à M. d'Iberville, gentilhomme cana-

n rendre Ja ruse.

t tous les : clandesles de la ssiégés du -même et canadien, mment ses tillerie de lus de six De plus, inglaise fut ar une tem-

dien, que sa bravoure et ses exploits dans différentes expéditions contre les Anglais et les sauvases ont fait surnommer le Cid du Canada. *

Ce général, après plusieurs combats toujours heureux, sur terre et sur mer, débarqua sur l’île de Terre-Neuve, dans lété de 1696, et se fit ouvrir les portes de Saint-Jean, capitale de l'ile, après avoir pris d'assaut les forts qui protégeaient la ville.

Puis, dans le mois de mai de l’année suivante, il s'emparait des forts de li baie d'Hudson, qui redevenait ainsi possession francaise.

Le traité de Ryswick, signé le 20 septembre 1697 entre la France et l'Angleterre, mit fin aux

& des vais- hostilités.

ux qui res- Le traité assurait aux deux rations, respective \ à LA nèrent qu'à

l'expédition

ment, les territoires qu’elles possédaient avant la guerre, à l'exception de la baie d'Hudson qui restait à la France.

op, décimée le retourner

Grâce à l'intervention d’un chef huron, nommé æ Kondarionk, ou le Rat, qui, par la supériorité de

son Intelligence, avait acquis une influence considérable sur toutes les tribus indiennes du pays, un projet de paix fut arrôté, le 8 septembre 1700,

succès inesnemi, M. de e À son tour. à nées franco- \ omme Cana-

* M. d'Iberville, après avoir fondé la Louisiane, en 1501, mourut à

la Havane, en juillet 1706, conuundant du vaisseau le J'uste,-de la maà rino française.

entre les aborigènes et le gouvernement colonial français, à la tête duquel se trouvait alors M. de Callières, qui avait remplacé M. de Frontenac, mort en 1698. Malgré tous les efforts des émissaires de la Nouvelle-Angleterr: pour faire cesser la bonne harmonie qui existait depuis lors entre les Français et les indigènes, ce traité dont les'bases avaient été jetées par M. le Frontenac, peu de temps avant sa mort, fut définitivement ratifié le 4 août 1701 par les délégués de toutes les tribus. La hache de combat qui avait, pendant'de longues années, laissé de si sanglantes traces de la baie d'Hudson au golfe du Mexique, fut enterrée, selon la coutume indienne, avec tout le cérémonial usité en pareille circonstance.

Au milieu des combats continuels-que les colons de la Nouvelle-France avaient à soutenir pour conserver à la mére-patrie ses possessions perdues sur l’immensité du Nouveau-Monde, il se trouvait des hommes patriotiques et entreprenants qui, non contents de combattre pour elle, exposaient tous les jours leur vie pourétendre son influence : morale.

Champlain fut le premier qui, dès 1609, explora le lac Champlain et la rivière Richelieu; en 1613, la rivière Ottawa ; en 1615. les lacs Huron, Ontario et Nipissing, et la partie du pays qui forma plus

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