LE PIAN
Totalement inconnu dans les villages situés sur les plateaux du Cammon et la chaîne äannamitique, le pian : Khi-Mo est très répandu dans le reste du Laos. Certaines années, le nombre des cas traités atteint sept mille. L’index pianique (lésions en activité et cicatrices) va en diminuant du Sud au Nord de la vallée du Mékong. Le docteur Chesneau formule ces deux règles :
L'apparition du pian est d'autant plus précoce que l’agglomération est plus importante et d'autant plus précoce que l'index pianique est plus élevé.
Toutes les formes sont rencontrées, sauf les lésions primaires isolées, le laotien venant consulter trop tardivement. La kératodermie palmo-plantaire est attribuée au pian par les laotiens. Elle est d’une fréquence qui permet d'accepter cette étiologie. L'on rencontre souvent des lésions phagédéniques post pianiques : Khi Ma Mug et des nodosites juxta-articulaires : En-Kot,
Les autres maladies cutanées foisonnent au Laos et souvent s'associent sur le même malade. Le manque d'hygiène et la patience avec laquelle sous toute latitude l’on arrive à supporter des affections gênantes et inesthétiques expliquent suffisamment leur abondance et leur durée. En ce domaine, tout se voit.
Le parasitisme intestinal n’épargne personne et en ce domaine aussi, l’on peut rencontrer tout ce qui existe.