‹ Notes sur le Laos pendant la campagne de 1945 au CammonChapitre 14 sur 21 · FOR. VER · texte numérisé non relu

FOR. VER

La tuberculose pulmonaire qui était rarement signalée au début de ce siècle est en nette augmentation. La contagion est surtout apportée par les Annamites. ;

L'épidémie mondiale de grippe de 1919 atteignit également cette région si reculée. Le bacille de Pfeiffer n’y fut jamais trouvé, par contre le pneumocoque y était abondant.

Les affections nerveuses et les maladies mentales ne méritent aucune mention spéciale, Par contre, les goîtres sont très fréquents dans les régions montagneuses.

Les affections auriculaires et oculaires sont nombreuses.

Les affections chirurgicales ne se distinguent que par le moment tardif où les indigènes viennent les faire traiter à l’hôpital. C’est là d’ailleurs un phénomène général, ils ne se présentent qu'après avoir épuisé toute la science du village et du sorcier et, bien souvent, leur famille les enlève lorsqu'ils savent qu’une opération est décidée. +

Enfin il reste à citer une maladie fort répandue au Laos, 1a dengue, dont la gravité et l'originalité ne méritent rien de plus qu’une notation.

LES MALADIES VENERIENNES

Importées à l'origine par les caravanes birmanes et siamoises, les maladies vénériennes doivent aussi certainement beaucoup aux Européens. Les Laotiens ne leur donnent pas l’importance qu’elles méritent aussi commencent-elles à constituer un véritable danger.

C'est là un problème d'intérêt local et, d’autre part, d’une grande importance à une époque où nous maintenons des troupes dans le pays. La prostitution est inconnue des Laotiens mais leurs jeux, en dépit des curieuses cours d'amour qui se tiennent, vont assez loin pour que des règlements de police ne soient pas opérants comme en d’autres lieux. Il existe là un danger certain qu’il serait utile de ne pas laisser aggraver la déjà trop forte mortalité infantile.

L'AECOOLISME

Les Laotiens ne boivent pratiquement que de l’eau. Le thé même est peu connu d’eux. Ce n’est qu’à l’occasion de fêtes importantes qu’ils consomment de l'alcool de riz fabriqué par eux en laissant fermenter du riz dans des jarres de terre. En certaines régions, l’on distille aussi ce produit, obtenant ainsi toute une gamme d’alcools dont beaucoup ne sont pas sans saveur très agréable. Les abus que l’on en fait ne sont que d’un soir et l'alcoolisme n’est qu'accidentel.

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