Discours prononcé à Chii-ogo, 3 S2j.tMJibre
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temps, il se préoccupait tlii défaut de préparation militaire des Etats-Unis. « Il serait bien à désirer, écrivait-il, dans l'intérêt de la justice, que quelque historien spécial de la marine tirût des archives les votes,' et çà et là quelques discours, pour et contre les mesures successives, grâce auxquelles la marine a été construite. Tout homme qui, par ses discours ou par ses votes, a participé aux décisions prises pour augmenter notre flotte, mérite bien de la nation entière et un souvenir de son action devrait être conservé pour-que ses enfants pussent être tiers de lui. Non moins évidemment, nous devrions comprendre que les hommes qui, soit par des motifs honnêtes mais mal conçus, soit par courte vue, soit par manque de patriotisme, soit par démagogie, se sont opposés à la construction de la flotte, ont mal mérité delà nation*. »
Dès ce moment, la guerre avec l'Espagne était probable. Roosevelt était de ceux qui la jugeaient inévitable. L'incurie administrative dont les autorités espagnoles faisaient preuve à Cuba et la misère qu'elles y laissaient régner étaient son principal grief. Mais il estimait aussi « qu'un temps viendrait où aucune puissance européenne ne posséderait un pouce du sol américain - ».