Cf. Riis, Op. cit
En 1808, la guerre écl;ila. L'action à distance, de son cabinet du Navy department, ne suffit pas, alors, au sous-secrétaire d'Etat. Il démissionne et part pour Cuba comme lieutenant-colonel du premier régiment volontaire de cavalerie {Rough Riders). Au cours de la campagne, il devient colonel. Il prend part aux combats de. Las Guasimas et de San Juan. La charge de San Juan est fameuse aux Etats-Unis... Roosevelt galope à trente mètres en avant de son régiment. Son cheval est tué sous lui, devant les positions espagnoles. Il attaque à pied. Les Espagnols se débandent. Plus de la moitié des Roiigh Riders restent, tués ou blessés, sur le terrain.
Ce brillant fait d'armes ramena M. Roosevelt vers les fonctions publiques : car sa popularité s'en était accrue. En novembre 1898, il devenait gouverneur de l'État de New-York et, chef élu de l'Etat-empire, il était désormais au premier rang de la politique américaine. Deux ans plus tard, en 1900, la Convention nationale réjuiMicaine le choisissait à runanimilé comme candidat à. la vice-présidence de la Ué[)ublique. Il occupait ce poste plus honorilique qu'actif, lorsque le 1 4 septembre 1 901 , le président Mac Kinley tomba sous les balles d'un anarchiste. Le vice-président Roosevelt, en vertu de la Constitution, succéda au président assassiné. Réélu |)résident en 190i,
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M. lluuse\ell e>l, «lepuis sept ans bientôt, le premier magistrat de la République américaine.
Pour un homme énergique et sincère, est-il une joie plus haute que de pouvoir appliquer ses idées? Cette joie, M. Roosevelt l'a goûtée avec allégresse, car rarement président imprima marque aussi forte sur l'histoire de sa magistrature.
Ce qui caractérise d'abord sa politique, c'est (ju'elle est essentiellement et fièrement patriotique. Faire passer en actes « l'idéal américain », voilà le but. Cet idéal, le président l'a maintes fois défini : « La grandeur d'une nation, u-t-il dit, réside dans sa faculté d'accomplir quelque chose dans le présent et rien ne l'y pousse davantage que la conscience d'avoir accompli quelque chose dans le passé*. » L'ardent amour de la pairie, l'orgueil de ce qu'elle est, le souci de ce qu'elle sera, voilà l'instrument. Pour le manier avec succès, il faut maintenir entre les citoyens une unité morale spontanée. « Avant tout, nous devons nous tenir épaule contre épaule, sans nous inquiéter des