L'Idéal américain
aïeux ou de la religion de nos camarades, mais seulement de la sincérité de leur américanisme, travaillant tous ensemble, de cœur, de tête et de mains, à l'honneur et à la puissance de notre patrie commune *. » Ni les différences de parti, ni les différences de religion ne doivent porter atteinte à la solidarité nationale. Etre Américain avec passion, tel est le devoir commun. « L'Amérique contre le monde. L'Amérique a tort ou a raison. L'Amérique toujours. Nous sommes Américains. »
Pour pratiquer ainsi l'américanisme, il faut être fort. Plus qu'aucun de ses prédécesseurs, M. Roosevelt s'est préoccupé de développer la force des Etats-Unis. Il y avait, à cet égard, un courant à remonter. Longtemps les Américains n'ont pas cru à l'existence d'un péril extérieur. Pendant les sept années de sa présidence, M. Roosevelt a travaillé à éveiller en eux l'instinct défensif : « Il y a des gens qui s'opposent à l'augmentation de notre flotte, écrivait-il naguère, même au renforcement de nos défenses côtières. Ils préfèrent que leur pays soit trop faible pour se venger d'un affront et que cette faiblesse les mette à l'abri de toutes difficultés grâce à la pitié méprisante qu'elle doit inspirer aux nations étran-