L'Idéal américain
lème industriel, créent de nouvelles conditions et nécessitent un changement dans la vieille altitude de l'Etat et de la nation envers la propriété *... Bon nombre de choses peuvent et doivent être faites par la loi. Par exemple l'Etat ri, si c'est nécessaire, la nation devraient, par la loi, assumer un ample pouvoir de surveiller et <le réglementer les actes de toute corporation... et en général de ces immenses entreprises d'affaires qui n'existent que grâce à la sûreté et à la [protection garanties par notre système de gouvernement... Pourtant, il est également vrai que, si cette puissance doit exister, il en faudrait user avec parcimonie et modération ^. »
Dans ces paroles prononcées le 20 mai 1901 ne trouve-t-on pas résumée toute la politique économique du président? Ici encore ce qui ressort, c'est l'unité et la continuité de la pensée. On a comparé souvent M. Roosevelt à l'empereur Guillaume II. Jamais rapprochement n'a été plus arbitraire. L'empereur d'Allemagne est un esprit vif et brillant, mais singulièrement mobile. M. Roosevelt ne vise pas à l'éclat et, depuis trente ans bientôt, répète la même chose. Guillaume II est un homme d'impressions. M. Roosevelt est un homme d'obstinalion. L'em-