‹ Notes sur les États-UnisChapitre 26 sur 67 · Discours prononcé à Saint-Paul le 2 septembre · texte numérisé non relu

Discours prononcé à Saint-Paul le 2 septembre

pereur change fréquemment d'idées et de sentiments : son charme est dans sa souplesse. M. Roosevelt est rivé à ses principes : sa vertu maîtresse est son entêtement. Lisez ses articles d'autrefois, vous y trouverez toutes les doctrines que soutiennent ses récents messages. Jamais carrière ne fut plus cohérente que la sienne. Il a été, comme président, ce qu'il a été comme homme. Et ses propos privés sont identiquement semblables à ses propos politiques.

J'ai eu, durant mon séjour à Washington, l'honneur d'être reçu plusieurs fois par M. Roosevelt et de m'entretenir avec lui. Ma première visite à White-House eut iieule lendemain de mon arrivée. Notre ambassadeur, M. Jusserand, n'est pas seulement pour le président le représentant d'une puissance amie : il est un ami, dont la recommandation est pour un nouveau venu la promesse d'un cordial accueil. M. Roosevelt nous reçut, l'ambassadeur et moi, dans l'un de ces bureaux qui forment l'aile droite de sa maison et qu'on appelle Executive office : récoption immédiate et simple, le président venant, la main tendue, au-devant des visiteurs jusque dans le

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