‹ Notes sur les lettres de CicéronChapitre 112 sur 172 · T. Ampii. Ampius Baiius. V. L · texte numérisé non relu

T. Ampii. Ampius Baiius. V. L

NOTES

n. 21. — D. — Q. Uortcnsinm. Le rival de Cicéron.

0. — JSec me ista terrent. Ce sont les considérations de famille qu'il expose immédiatonient, et que Célius n'avait pas manqué (1. 373) de faire valoir pour l'engager à coder à César.

7. — Quos ille dies sustinuerit, dum in urbe fuit. Dolabella y était traqué par ses créanciers. — 8, — Ilispaniensem casum. V. 1. 373, n. 2.

9. — Oppio. Un des membres de cette famille de banquiers (1. 313, n. 1), qui avait soin des affaires de César à Rome, pendant que César était en Gaule (1. i49, n. 21). La robe prétexte était celle des magistrats, comme aussi celle des enfants jusqu'à dix-sept ans, celle des maîtres des jeux compitaux, celle des sénateurs aux jours de fêtes, enfin celle des prêtres et des augures.

1 0. — Curtius noster dibaphum. Curtius Postumus. V. 1. 31, n. 7, et 352, n. 1. Le dibaphus, 3î6aaoï, teint deux fois, était aussi un vêtement des augures, et Curtius convuitait celui qu'avait laissé vacant la mort de Q. HorLensius.

1. — Meiim advcntiim. Son arrivée où? Cela n'est pas clair, non plus que quum aliter res cecidisset ac imtasses, traduit ici par « une résolution (M. Leclerc dit un parti) contraire à vos idées », et qui paraît plutôt signifier « un événement contraire à ce à quoi on s'était attendu. Quoi qu'il en soit Mescinius Rufus (car c'est à lui qu'est écrite cette lettre) voulant suivre Cicéron partout, et l'ayant consulté à cet effet, Cicéron le confirme dans son dessein, et lui donne rendez-vous à Cumes.

i. — TJtconfiderevidetur. La confiance de César fut bientôt justifiée. — 2. — Turpissimorum honores. Voy. sur cette prostitution des honneurs, Suétone, Cœs., 76.

3. — Cum Gabinio. Gabinius était sénateur, et quoique moins ancien consulaire que Cicéron, celui-ci, par suite du mauvais vouloir ou d'un simple caprice de celui qui présiderait le sénat, était exposé à ce qu'on fît voter Gabinius avant lui.

4. — Clodium. C'est la leçon que Manuce dit -avoir trouvée dans deux manuscrits, et il croit qu'il s'agit de Sextus Clodius. Notre texte donne Clodium, et la traduction Ciélius. — C. Atei. Pourquoi ce génitif? On croit qu'il s'agit d'Atéius

Capiton, jurisconsulte, ou de son père. — Plagulcium, personnage inconnu. Tous ces noms sont plus ou moins massacrés par les commentateurs, et ce serait perdre son temps que de chercher à les remettre sur pied. Ce qu'il y a de certain, c'est que ceux qui les portaient étaient d'anciens ennemis de Cicéron.

5. — Consilium Themistocicum. V. 1. 300, n. 6. — C. — Ab Ajipio. Appius Clodius Pulcher était augure et avait écrit un traité du Droit augurai, adressé à Cicéron (I. 199, n. 7; 1. 254).

7. — In Mctcllo... œrario. V, ï. 353, n. 9, et l. 372, n. 6. — 8. — Regnumvix semestre esse posse. Cicéron n'était pas bon prophète, et ici ce n'est pas la première fois.

9. — Sardanapali... lectulo. Tout le monde connaît cette histoire. Mais le diminutif lectulo, quoique proprement il veuille dire lit tout court en latin, ne laisse pas que de déconcerter un peu. Il y avait trop de monde dessus pour qu'il fût petit.

\ 0. — Exilio Thcmislocleo ; qui quum fuissct, etc. Qui ne s'accorde guère avec exilio; mais Cicéron suit sa pensée plus que ses paroles. Cornélius Népos, Vie de Thémistocle, ch. 1, à la fin, a traduit le passage de Thucydide tiré de la Guerre du Péloponcse, I, 138. Banni d'Athènes, Thémistocle se retira d'abord à Sparte; mais y ayant été accusé de conspiration contre Pausanias, il fut obligé de se retirer chez les Perses. Sommé par Artaxerxès de prendre les armes contre les Grecs, il aima mieux se donner la mort que d'obéir. V. 1. 337, et n. 6.

11. — Africano... Mario. Le second Africain, Scipion (1. 99, n. 8) fut trouvé mort dans son lit. Des soupçons d'empoisonnement se portèrent sur Sempronia, sa femme, sœur des Gracches dont il avait toujours été l'adversaire, ayant été jusqu'à dire publiquement que la murt de Tib. Gracchus, tué par les patriciens, était méritée. Cependant celle de Scipion ne fut l'objet d'aucune enquête (Tite-Live, Epit., LIX). Cicéron veut dire que s'il eût prévu la fin tragique qui l'attendait, Scipion n'eût point approuvé publiquement je meurtre de Tib. Gracchus, de même que Marins n'eût point engagé la lutte avec Sylla, s'il eût prévu que Sylla le forcerait à fuir de Rome, et pressenti tous les dangers qu'il courut dans cette fuite mémorable. V. Plutarque, Marins, G3-71.

12. — Quos contra me senatus armavit. Le sénat, lors de l'entrée de César en Italie, avait ordonné à tous ceux qui avaient un commandement de défendre la république et par conséquent de marcher contre César. Cicéron était dans ce

LETTRES DE GICÉtlON.

cas, étant encore cum mperio, et attendant, comme l'on sait, son triomphe, avant de déposer son commandement.

13. — Ad Misenum. Promontoire entre Cunies et Pouzzol. Antoine y avait une campagne. — H. — VINonas. Le 8 avril.

15. — Ab offensione nostra. C'est une allusion aux procédés offensants d'Antoine à l'égard de Cicéron, lorsqu'ils demandaient tous deux l'augurât, et que, sur le vœu du collège tout entier, Cicéron fut élevé à cette dignité. V. Philipp., II, 2.

16. — Calpiimius. Un Pison, le même peutêtre qui avait chez lui la femme et les enfants d'Antoine. \.Phil.,XU, 1.

1. — Petreius cum Afranio conjunxisset se. C'était vrai (César, de Bell. Civ., I, 38], malgré l'assertion contraire de Philotime.

2. — In Germaniam per Illyricum. V. 1. 375, n. 2. — 3. — Ca'lii quidem episiolam. C'est la 1.373. — 4. — Servium expecto. Servius Sulpicius, le père. V. 1. 377. — o. — Ita Posturnia et Servius filius. V. ibid., n. 2.

1 . — Partes mihi has imposuit. C'est un ultimatum dans les formes qu'Antoine pose à Cicéron. Celui-ci toutefois n'en paraît pas fort effrayé. Il opposera la ruse aux menaces de la force.

2. — Zy.utâXrjv. Quand les éphores de Sparte voulaient rappeler leurs généraux ou leur donner des ordres importants, ¥. ilz entortilloient une bande de parchemin, longue et étroite à l'entour d'un baston rond, sans laisser rien d'espace vuide entre les bords de la bande. » IJs écrivaient ensuite leurs ordres sur ce parchemin, puis le déroulaient et l'envoyaient sans le bâton. Ceux qui le recevaient le roulaient autour d'un bâton pareil en tout à l'autre, et lisaient ainsi ce qui y était inscrit. Ils obéissaient ensuite sur-le-champ. V. Plutarque, Lysandre, 36.

3. — V. Nonas. le 3 mai. — 4. — Utinam ad Ciirionem! Voyez-en la raison n. 2 de la 1. 376. — S. — BeMassilieiisibus. Les Marseillais avaient fermé leurs portes à César. {De Bell. Civ., I, 36, et S6 et s.) — 6. — Ocellam ciiperem. V. 1. 248, n. 4. — 7. — Servium expecto. V. 1. 381, n. 4.

8. — Cytherida. Chantée par Virgile dans ses Églogues sous le nom deLycoris, cette courtisane, qui était aussi mime, avait d'abord été la maîtresse de Gallus qu'elle avait quitté pour se donner à Antoine. V. la IP Philippique, 24 et s.,

où elle est désignée sous le nom de Volumnia, parce qu'elle avait été affranchie par Volumnius Eutrapélus (1. 234, n. 1), lequel sans doute jouissait auprès d'elle des mêmes privilèges que les deux autres. — 9. — Juvenem jmstrum. Le neveu de Cicéron. V. 1. 372, n. 2 et 10 ; 1. 375, n. 3.

1. — De itinere. Quel voyage? Les lettres qui précèdent ne le disent pas. Poraponia voulait-elle se distraire un moment de la compagnie de son mari et des orages de son intérieur?

2. — De ratione nwnmaria. V. 1. 321, n. 7. — 3. — Q. Axius. V. 1. 16 n. 3, et 1. 14b, n. 14. — Bedi ejus filio mutua. V. ibid., n. 14.

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