Beginus erat totus noster. L'abbé Mongault
NOTES
dit qu'on ne trouve point de Réginus en ce tempslà : c'est une erreur. Il y eut un C. Antistius Réginus qui fut en 701 lieutenant de César dans les Gaules {de BcU. Gall., Vl, 1, et Vil, 8:î et 90). C'est celui dont il s'agit ici. La lettre de Cicéron fait voir qu'il commandait alors une escadre qui croisait dans la mer de Sicile. Enveloppé dans la proscription des triumvirs, il fut sauvé par sa femme qui le déguisa en charbonnier, et par la connivence d'un soldat qui avait servi sous lui en Syrie, et qui, par respect pour son ancien chef, le laissa passer, après l'avoir reconnu. V. Appien, des Guerres civiles, IV^ 40.
i. — Iluic... cum hoc mari ncgotii fore. Iluic, c'est Antoine. César lui avait donné précisément la surveillance de toute cette mer et de ses côtes, peut-être même pour l'exercer sur Cicéron luimême; car Curion, Hortensius et Réginus, tout Césariens qu'ils étaient et chargés de commandements pour César, étaient les amis de Cicéron, et pouvaient faciliter son évasion.
0. — Co7icursHs Sicidorum ad Catonem. C'est douteux. En tout cas Caton ne resta pas longtemps à son poste, qu'il abandonna à l'arrivée de Curion. V. 1. 315, n. 3.
6. — C. Mnrccllum. Le consulaire C. Claudius Marcellus, celui qui avait été consul en 704 avec ÉmiliusPaullus.
7. — Servium. Servius Sulpicius. Y. I. 377. — 8. — 'AX>>à là [/Év, etc. Iliad., XVIII, v. 112.
9. — Cursus hic quem spcrarem. C'est-à-dire d'aller en Grèce en passant par la Sicile, alors que Curion lui offrait d'une façon si aimable de se prêter à cette tentative. V. 1. 372.
10. — De Ccelio. C. Célius Caldus, consulaire , un de ceux qui tâchèrent de soutenir en Italie le parti de Marins contre Sylla. Il était oncle de C. Célius Caldus, questeur de Cicéron en Cilicie. Y. 1. 261, n. 19.
11. — Massilieiisium factum. V. 1. 382, n. H. — 12. — Odium... significatum theatro. On ne connaît pas autrement cette manifestation hostile contre César au théâtre.
13. — Peloponesum ipsam sustinebimus . Continuation de la métaphore commencée 1. 374, n.2., oùildit quesonneveuQuintus estl'Arcadie à gouverner. A présent il dit que c'est tout le Péloponèse dont l'Arcadie était une partie, mais qu'il espère toutefois en venir à bout.
1 . — Antonii îeones pertimescas cave. Yoici un passage qu'on a invoqué pour prétendre que dans la seconde Philippique , ch. 24, il faut lire : Sr-
qu'^batur rheda cum teonibus, au lieu de Icnonibus- Il est constant qu'Antoine se fit voiturer sur un char attelé de lions, côte à côte avec la mime Cythéris; Pline (VIII, 21) ledit formellement, quoiqu'il ajoute que ce ne fut qu'après la bataille de Pharsale. Mais Cicéron, comme on le voit ici, lait remonter plus haut cette fantaisie, et son témoignage à cet égard dément d'une manière catégorique l'assertion de Pline. Il ne s'accorde avec celui-ci , et c'est l'essentiel , que sur la personne qui voyageait ainsi avec Antoine, et en racontant le fait dans la seconde Philippique, il ne fait que répéter en quelque sorte et corroborer ce qu'il dit ici à Atticus. La substitution proposée de leonibus à lenonibus dans le discours semble donc assez logique. J'ajoute qu'un char traîné par des lions était une nouveauté trop considérable pour qu'Antoine n'en fît les honneurs qu'à ses mignons, et Cythéris n'eût pas sans doute été d'humeur à soufTrir qu'il ne la mît point de la partie.
2. — His enim est Cœsar iratus. Probablement parce que ces deux villes avaient témoigné d'une manière plus vive leur affection pour Pompée , Naples surtout, qui avait célébré par des vœux et des fêtes publics le rétablissement de sa santé. V. 1.346, n. 4.
3. — In JEniin'am. Aujourd'hui l'île d'Ischia. — i. — Ab Axio. V. 1. 38:), n. 3. — o. — Vecticnum diligo. Y. I. 383, n. 10. — 6. — Yestorio reddidi. V. 1. 140, n. 1.
7. — Servius. ServiusSulpiciu». — înLitcrnino... apud C. Marcellum. Y. 1. 384, n. 6. — 8. — Xonas Maias. Le 7 mai.
9. — Siliuin. A. Silius. Il sera souvent question de lui à l'occasion de jardins que voulait lui acheter Cicéron, pour y élever un tombeau àTullie.
10. — Ocellœ. Y. 1. 382, n. 6. — 11. — Curtio. V. 1.378, n. 10.
1. — Servius. Servius Sulpicius qui lui promettait sa visite (1. 371, 377), et qui la faisait si fort attendre. Il arriva cependant, comme il l'avait dit, le jour des noues ou le 7 mai.
2. — De duabiis kgionibus. On leur attribuait le dessein d'abandonner César. Quant aux affaires d'Espagne et de Marseille , elles traînaient un peu, il est vrai , mais leur issue au profit de César était inévitable. V. le livre l" de la Guerre civile.
3. — Odiosus scru^mlus de filii militia Bmndisina. Servius, fils de Servius Sulpicius. V. 1. 366,
LETTRES DE GICÉRON.
n. 3. — 4. — Verum ea... augebant... timorem. Cependant Servius, le père, alla peu de temps après rejoindre Pompée. Après la bataille de Pharsale, il fit sa paix avec César qui le laissa en Grèce, où il eut même un commandement.
1. — VI Mus. Le 10 mai. — 2. — De octo cohorfihus. Ce n'est pas tout à fait une légion; il en eût fallu deux de plus. — 3. — Fu7iisulanus. V. 1. 192. — Eros. Affranchi a rationibus. — 4. — Cœlianum illud maturescit. V. 1. 384, n. 10.
5. — C. Mavcellum. V. 1. 384, n. 6. Il s'était déclaré pendant son consulat, contre César, avec beaucoup de vivacité, et il paraît qu'actuellement il eût bien voulu n'avoir pas été si loin. iMais sa peur, si grande qu'elle était, pouvait-elle le porter à commettre la mauvaise action que Cicéron lui impute? Pourquoi non? La peur fait commettre bien d'autres lâchetés.
6. — Kisi cvjus gravioris personœ suscipiendœ, etc. Ne serait-ce pas une allusion au rôle de Célius Caldus (1. 384, n. 10), rôle que Cicéron pourrait être amené à prendre ou à accepter?
7. — Allienus. V. 1. 29, n. 5. Il était alors préteur. — 8. — Si ego non. V. la note 6. — 9. — De Quinto fratre... laborare de versura. V. 1. 321, n. 7, et 1. 383.
10. — i. Egnatio. V. 1. 321, n. 8. — 11 . — Axius de Xll millibus piidens. V. 1. 16, n. 3; 143, n. 14;
12. — Gallio. Le même, suivant Orelli, que M. Gallius, fils de Quintus, qui était venu à Brindes, pour de là faire passer des légions en Sicile où César devait se rendre de Palras. V. 1. 431. Il fut préteur en 711. — 13. — Vectieyio. V. 1. 38o, n. 0.
1. — Apud me... Dionysius fuit. Encore une rupture. Mais elle n'est pas définitive, comme on pourrait le croire et presque l'espérer, tant la répétition de ces scènes est fréquente. Voyez tout ce qui a été dit à ce sujet dans les lettres 333, 334, 339, 339, 362 et les notes de ces lettres.