Lysoncm. V. 1. 495, n
1 . — Hegesaratus Larissœus. Cet hôte de Cicéron paraît à Oreili être le même qu'Hégésarète, de Thessalie, personnage qui avait été longtemps en possession du pouvoir dans son pays, et qui favorisait le parti de Pompée. (César, de Bell. Civ., m, 35.)
1. — L. Mescinias. L. Mescinius Rufus. V. 1. 307, n. {. —M. Mindio, V. 1. 307, n. 4. — 3. — ir. Lepido co)isule. M. Émilius Lépidus (1. GC7, n.
NOTES
6) alors consul avec César qui l'était pour la trùisième fois.
l. — C. Avianus Hamonius. V. 1. 497, n. i. — 2. — ^milii Aviani. V, ilid. — 3. — Tuo Set-vio jucundisisiino. Sulpicius Rufus fils de Lémonia (I. 192, n. 5).
LETTRE 50 i.
1. I. Mescinio. V. 1. 502. — Mindii. V. Ilid. — Oppia, femme de Mescinius, mais apparemment divorcée, comme l'indiquent les mots quœ uxor fuit.
A Acilius. Manius Acilius Glabrion, sans doute parent du Glabrion, consul en 687 (1. 90, n. 7). V. sa notice, t. V, p. 691. — Cicéron lui écrit les lettres de 506 à 551.
1. — Proconsuli. Il était proconsul de Sicile par la grâce de César, n'ayant jamais été consul. Voy. Borghesi, t. II, p. 445. — 2. — L. Manlius.Auire que T. Manlius délai. 498. Cependant il avait de commun avec celui-ci le nom et le goût pour les lettres.
1. — C. Flavio. On ne peut assimiler ce Flavius à aucun de ceux cités 1. 23, 24, 26, etc., et 1. 257. Il ne paraît pas avoir été autre chose qu'un simple chevalier et l'ami de Pison Frugi, premier gendre de Cicéron.
1. — Halesina civîtate. Halèse. Ses ruines se voient encore en Sicile, près d'une rivière du même nom. Quant à Clodius Archagatus et à Clodius Philon, habitants de cette ville opulente et ayant le droit de cité romaine, comme leur prénom l'indique, ils ne se recommandent que pour avoir eu l'honneur de loger Cicéron, pendant qu'il était questeur en Sicile sans doute, puisqu'il dit qu'ils étaient ses amis de très vieille date : conjunctos vetustate.
1. — Cn. Otacilio Nasone. Chevalier romain, ayant des affaires considérables en Sicile, puisque
CICÉRON. — NOTES
trois de ses affranchis, Ililarus, Antigonus et Démostrate en étaient occupés.
1 . — Lysonc, Lysonis filio. Le fils du Lyson de la lettre 495, n. 1.
1. — C. Avianus Philoxenus. Il prit ce nom, à ce qu'il semble, non comme affranclii d'un des Avianus très anciens amis de Cicéron (1. 264 et 497), mais comme son obligé.
1. — Dcmetrio Mega. Encore un exemple de la faculté qu'avait un étranger, en recevant le droit de cité romaine, de prendre tel nom romain à sa convenance (V. 1. 508, n. 1). Démétrius Méga avait pris celui de Cornélius. On peut s'étonner qu'ayant obtenu ce droit par l'entremise de Cicéron, il n'ait pas pris le nom de Tullius. C'est peut-être que Cicéron n'avait pas trouvé bon qu'il poussât la reconnaissance envers lui jusque-là.
1. Calactinum. DeCalacta, ville de Sicile, nommée aujourd'hui Caronia, prèsd'Alésa, l'ancienne Halèse.
LETTRES 516 à 521.
A. P. Servilius Isauricus fils. V. sa notice, t. V, p. 697.
1 . — A. Cœcinam. V. 1. 478. — 2. — Clementia coîlegœ tui. La clémence de César dont Servilius Isauricus était alors le collègue dans le consulat.
1. — T. Ampio Balbo. V. 1. 340, n. 21 et surtout 1. 96, n; 2.
* 1. — Cœrelliœ, necessariœ meœ. Cette dame qui avait beaucoup de goiit pour la philosophie, et qui copiait de sa main les écrits de Cicéron, quelquefois contre le gré de l'auteur, ainsi qu'il s'en plaint à Atticus (1. 628, 629), était une ancienne amie de Cicéron, plus âgée que lui d'en-
viron dix ans, et, malgré cela, paraissant lui avoir été quelque chose de plus qu'une amie. L. Fufius Calénus (1. 1:î, n. 4), dans un discours que Dion (XLVI, 18) lui prête, fait un crime à Cicéron de cette amitié en des termes d'une telle crudité qu'il est impossible que le sénat les ait entendus, et qu'ils semblent être de l'invention de l'historien, très prévenu, comme on le sait, contre Cicéron. Quoi qu'il en soit, Calénus suppose que Cicéron avait des relations adultères avec cette femme, et qu'il ne répudia Pubiilia, sa seconde femme, que pour vivre plus à l'aise avec Cérellia. Il ajoute que Cicéron lui écrivait des lettres telles qu'on pourrait écrire un bouffon, un bavard sans pu leur, et qu'il y luttait de propos lascifs avec cette femme septuagénaire. Si tout cela était vrai, comment se fait-il que Quintilien qui parle d'une lettre de Cicéron à Cérellia (VI, 3, à la fin), et d'un mot plaisant .qu'elle contient, n'ait pas, à ce propos, au moins rappelé la correspondance entière, et n'en ait pas en même temps caractérisé, par une critique nette et brève, le ton général? L'occasion l'y conviait, et sa fonction de rhéteur lui en faisait une loi. Il faut donc en conclure que Fufius Calénus ou plutôt Dion calomnie Cicéron. Le même historien fait dire encore à Calénus que c'est aux rapports de Cicéron et de Cérellia qu'il faut attribuer le divorce de l'orateur d'avec Publilia, sa seconde femme, jeune vierge dont il s'était accommodé à soixante ans. C'est oublier qu'un sacrifice de ce genre est aussi peu dans la nature que le contraire y est en en"et, et c'est en même temps rendre très suspectes toutes autres imputations produites à l'appui de C3lle-ci. II paraît certain au contraire que la répudiation de Publilia eut pour cause le peu d'égards qu'elle avait pour la fille de Cicéron, et la joie qu'elle eut de sa mort, et qu'elle ne sut pas .dissimuler. Ausone {EidulL, XIII) parlant à son tour dos lettres à Cérellia, table sur les assertions de Fufius Calénus, lorsqu'il nous dit : bi epistolis ad Cœrelliam subesse pétulant iam. 11 est vrai qu'il y a une lacune dans son texte où le nom de l'auteur est laissé en blanc; mais quelque dévot de Cicéron l'aura gratté sans doute sur le manuscrit d'Ausone, et, d'après -le contexte de la phrase entière , Fréd. Gronovius n'a pas de peine à prouver qu'il fallait remplir la lacune par le nom de Cicéron. V. son édition d'Ausone, Amsterdam, 1671, p. 5tC. Quoi qu'il en soit, Cérellia n'était pas de l'humeur de ces femmes qu'on appellerait aujourd'hui collets montés; on pouvait prendre avec elles certaines libertés de langage, à défaut de libertés d'une autre espèce, et c'est à ces termes, je crois, et eu égard à
l'époque dont il s'agit, qu'il faut réduire ses rapports personnels et par écrit avec Cicéron.
— C. Vennonii. V. 1. 2o7, n. 72.
LETTRE o22.
A Ampius Balbus. V. 1. 519. — 1. — Matins. V. 1. 177, n. I. — "2. — Fostumius. V. 1. 2oo, n. 24 et 1. 315, n. 4. —3. — Cimher Tillius. C'est celui qui trempa dans la conspiration contre César, quoiqu'il lui parût très attaché.
4. — Diploma. Kspèce de lettres de grâces qui devaient porter la signature ou le sceau de César.
— 5. — Eppideiœ tuœ. Eppuleia, femme d'Ampius, et Ampia, sa fille.
C. — In virorum fortium fastis, etc. Il ne peut être ici question que de vies ou éloges de quelques grands hommes qu'Ampius s'était occupé à composer. Ainsi «luelques savants ont cru devoir lui attribuer un écrit sur César, cité par Suétone [Ces., 11), et mis sous le nom de T. Ampius. On ne voit pas si cet écrit était apologétique ou autrement; mais la première hypothèse est la plus vraisemblable, Ampius ayant voulu sans doute donner par là une marque de sa reconnaissance à César.
1. — Maie de Seio. M. Séius. V. 1. 175, n. 3. — 2. — Quid agamus de scnatu. Rapportons ici une note excellente de M. V. Leclerc, et avec d'autant plus de plaisir qu'elle confirme tout ce qui a été dit dans ces notes du caractère d'Atticus, chaque fois qu'on a été amené à en parler. « Cicéron cherche comment il pourra parler dans le sénat sans déplaire à César, mais aussi sans déshonorer son ancienne gloire. Il est certain que cette question valait la peine d'être examinée, mais peutêtre ne fallait-il pas consulter Atticus. Il me semble qu'on pourrait attribuer les principales fautes de Cicéron, et surtout ses longues incertitudes dans des circonstances décisives, à l'extrême confiance qu'il accordait à son ami, dont la politique sans élévation et sans courage, convenait mieux à un épicurien tout occupe de son repos et de sa fortune, qu'au premier des consulaires, nommé autrefois par Caton, le Père de la patrie. »
3. — Cœsonius. Il y eut un Césonius qui fut édile avec Cicéron en 685 (v. 1. 10, n. 6). Ce poui-rait être le même.
4. — Postumiam. Elle avait voulu jadis marier son fils Servius (I. 199, n. 5 et 6; 255, n. 35) à Tullie, fille de Cicéron ; à présent c'est Cicéron lui-même récemment divorcé d'avec Térentia . qu'elle veut remarier à la fille de Pompée. Elle
NOTES
ne réussit pas plus cette fois-ci que l'autre. Cicôron n'épousa pas la fille de Pompée, mais Puhlilia, sœur de Publilius, duquel il sera parle plus loin.
LETTRE o^24.
A Cn. Plancius. V. sa notice, t. V, p. C96, et 1. 90, n. 17.
1. — Mcam pi'istinam dignitatem. C'est-à-dire sa place au sénat et le rang qu'il devait y occuper comme le plus ancien des consulaires.
2. — Quod aiitcm mihi de eo quod egerim, etc. On voit assez qu'il parle de son prochain mariage. Les causes qu'il donne de son divorce avec Té- ■rentia, si elles sont vraies, ne sont pas à la gloire de cette personne, qui le ruinait et faisait écho aux méchants propos de Q. Cicéron père et fils contre lui. — Quibus enim pro meis immov' talibus bencficiis. Cicéron parle ici moins des bienfaits de son consulat que de ceux dont il avait comblé son frère et son neveu, lesquels l'accusaient de les avoir forcés, lorsqu'il rejoignit Pompée à Pharsale, à prendre les armes contre César, et venaient en faire leurs plaintes jusque dans ses foyers domestiques, en présence de sa femme qui n'y contredisait pas. C'est là ce que Cicéron appelle justement une trahison, l'imputant également à Térentia ici désignée conjointement avec le frère et le neveu, par les mots de veterum {necessitudinum) perfidiam, et cherchant in novarum 7iecessitudinu7n fidelitate un dédommagement à ces perfidies des anciens objets de ses affections.
3. — Ut ne quid tibi prœcqme timendum pûtes.. Plancius était de ceux qui s'étaient exilés volontairement après la bataille de Pharsale; il n'avait donc pas plus à craindre que les autres à cet cgard.
i . — Le quadrimo Catone. C'est quelque trait de la vie de Caton, quand il avait quatre ans, que Cicéron avait introduit dans son Éloge (1. 433 et 437) de ce personnage.
2. — Tertia. On ne sait à qui appliquer cette qualification; mais en général on appelait Tertia ou Tertulla, la troisième des sœurs (1. 131, n. 1), Quarta ou Quartilla, la quatrième, et ainsi de suite, s'il y avait lieu. Quant au Publius dont la présence à table eût apparemment gêné Tertia, ne serait-ce pas un Crassus? (V. ibid.).
3. — Demetrius iste. Quelque affranchi, mauvais drôle sans doute, puisque Cicéron le compare à Billiénus qui avait fait étrangler un personnage noble, hôte de César (I. 341, n. o).
LETTRE o26.
1. — Tuas qiioque epistolas in volumina, etc. La prétention de Tiron n'était pas déplacée, si l'on considère les éloges que Cicéron donne sans cesse à son caractère et à son esprit. — 2, — Demetrius vcnit. V. 1. lii-i, n. 3. — 3. — Cuspio. V. 1. 1 14, n. 2.
1. — Mctrodoro. Autre affranchi, peut-être d'Atticus. V. 1. 718, à la fin. Orelli croit qu'il était médecin.
1. — Demetriiim. V. 1. 523, n. 3. — 2. De Aufidiano nomine. C'est-à-dire une dette d'Aufidius envers Cicéron, car il était d'usage, comme il l'est encore aujourd'hui et comme il le sera toujours, d'inscrire sur son livre de compte l'argent qu'on devait et celui qui était dii avec le nom du créancier ou du débiteur à côté. Il-semble bien ici que Cicéron était le créancier.
A P. Césius. V. sa notice, t. V, p. 692. 1. — P. Messienum. Inconnu.
A Aulus Torquatus. V. sa notice, t. V, p. 697.
Il n'est pas de conseils dans cette belle lettre que Cicéron n'ait mérité qu'on lui adressât à luimême, pas de réflexions qu'il n'ait dû faire dans le temps où il en avait le plus besoin, et dont il ait si peu profité. — 1. — Phylargyrus. Affranchi ou esclave.
A C. Cassius Longinus. V. sa notice, t. V, p. 692. On voit ici par les leçons de philosophie que Cassius puisait dans sa cuisine, qu'il était épicurien. Cela ne l'empêche pas de se joindre au stoïcien Brutus pour immoler César à son ressentiment plus encore qu'à la liberté. — 1. — De Hispania nihil. L'Espagne où César, faisait la guerre contre les fils de Pompée.
A Dolabella, son gendre. V. sa notice, t. V, p. 693.
1. — Salvio... ISiciam... Vidium. Autant d'individus qui étaient des amis de Cicéron et de Dola-
bella, et qui, à l'exception de Nicias, ne sont pas autrement connus. Nicias, qui revient 1. 558, 595, 602, 603, 699 et 743, est Nicias Curtius de Cos, le grammairien, que Cicéron eut avec lui en Cilicie (1. 299, n. 24), et qui est cité par Suétone. De Clar. Gram., 14.
2. — Sophia Septimiœ. Sophie, fille de Septimie. Il y a bien de l'apparence que c'était la femme ou la maîtresse d'un des personnages désignés plus haut, de Nicias peut-être. Toutefois Orelli estime que ces deux noms sont corrompus.
3. Bursa Plancus. Il était, à ce qu'il semble, fort ignorant. Cicéron se raille de cette ignorance, avec la malice permise à l'égard d'un personnage qui avait été son ennemi personnel, ennemi bien indigne de lui, mais auquel César n'avait pas laissé que de s'intéresser et de faire grâce. V. 1. 197, n. H.
4. — P. Sullce. V. 1. 18, n. 24 et 481, n. 8, et la lettre qui suit. — 5. — Ne hastaCœsaris refrixerit. C'est une ironie, car c'était les biens des Pompéiens et par conséquent des amis de Cicéron que César faisait vendre.
A C. Cassius. V. 1. 531.
i. — Petasati veniunt. On dirait aujourd'hui tout bottés. — 2. — Sullam patrem movtuum. V. la lettre ci-dessus, n. 4. — 3. — Verentcm ne hasta refrixisset. Parce que ce Sylla, qui était un grand acheteur de biens de cette origine (V. 1. 481, n. 8) étant mort, la concurrence diminuait d'autant. — 4. — Mindius Marcellus et Attiiis. Deux acquéreurs de biens de proscrits, qui se réjouissaient de la mort de Sylla, parce que désormais ils n'ont plus à craindre ses surenchères.
5. — De Hispania 7wvi 7iihil. V. 1. 531, n. 1. — 6. — Pansa... paludatus profectus est. Il allait commander dans la Gaule cisalpine, où il succédait à M. Brutus. — 7. — A. d. III Kal. Januar. Le 30 décembre.
A Lepta. V. sa notice, t. V, p. 694, et 1. 214,
1. — A Seleuco. Quelque affranchi. — 2. — Per codicillos. V. 1. 482, n. 1. — 3. — Vetari esse in decurionibus. En effet les décurions étant dans les villes municipales ce que les sénateurs étaient à Rome, il eût été indécent qu'un crieur cumulât cette haute fonction avec la sienne. Mais une fois retiré des affaires, il devenait apte au décurionat.
4. — Qui aruspicinam facerent. Il paraît par là que la fonction d'aruspice n'était pas des plus considérées. C'est à César que ceux qui l'exerçaient devaient l'honneur d'être entrés au sénat, avec nombre d'autres gens sans naissance, sans mérite et sans services signalés.