‹ Notes sur les lettres de CicéronChapitre 146 sur 172 · Scœva. Cassius Scéva, un des partisan · texte numérisé non relu

Scœva. Cassius Scéva, un des partisan

NOTES

les plus zéK'S de César, avec qui il ne faut pas disputer, mais parler avec modération. C'est là le sens de la recommandation de Cicéron. La remise que Cicéron demandait et que Trébatius trouvait juste, était peut-être une dérogation à la loi de César sur les débiteurs, et il était nécessaire de ménager l'autour de cette loi et ses amis, pour faire accepter cette dérogation. Ce Scéva enrichi des confiscations faites sur les Pompéiens, s'était fort distingué à l'attaque du camp de Pompée, à Dyrrachium (César, de BcU. Civ., 111).

1. — Ilermogenes Cîodius. V. 1. 557. — 2. — Amlromcnem. Esclave ou affranchi. — 3, — Ciceronem. Le fils de Cicéron, Marcus. — 4. — Aïolotxat Tçôjaç (v. 1. 620). Cela ne veut pas dire qu'il se moque du qu'en-dira-t-on des Pompéiens oudesCésariens,mais du qu'en-dira-t-on de quelque part que ce soit,

A Térentius Varron. V. sa notice, t. V, p. 698.

1 . — Quattuor admonitores . Ses quatre livres des Académiques, qu'il appelle oiçOipat dans la lettre 631.

\.— De retentione. V. 1. 630, n. 6. — 2. — Andromene. V. 1. 631, n. 2. — 3. — Ad tabuïam. V. 1. 581, n. 5. — 4. — Ad testamentum voleham. Il semble que Cicéron avait refait son testament pour donner satisfaction àTérentia, et qu'il voulait appeler, suivant l'usage , à la fermeture de cette pièce, des personnes de distinction : ce qu'il avait jusqu'ici tenu pour inutile (1. 348), et à quoi même il s'était refusé.

5. — Astvb; àvT^p, etc. L'application de ce vers d'Homère [lliad., XI, 653) n'est sans doute quune plaisanterie. — 6. — Alexion. Affranchi d'Atticus, qui gérait ses affaires en Épire.

7. — Macrocola. De ti.a/.pb;, longus, et de xGÀov, membrana. — 8. — Epistola mea ad Varronem valdene tibi placint? (1. 632). Oui vraiment, elle dut charmer Atticus, comme elle nous charme nousmêmes, tant elle a de délicatesse et de grâce. — 9. — Spintharo. Esclave lettré de Cicéron.

Les uns donnent pour destinataire de cette lettre P. Sulpicius Rufus, lieutenant de César en

iilyrie, où il avait fait la guerre avec Vatinius;les autres Vatinius lui-même. Ceux-ci ont raison .sans doute , car comme il s'agit ici de Supplications que Vatinius avait demandées au sénat, et pour lesquelles il avait sollicité l'appui de Cicéron (I. 614) qui, ainsi qu'il est dit dans cette lettre, alla au sénat exprès pour les voter, on doit croire que P. Sulpicius, subordonné de Vatinius en lUyrie, ne fit pas la même demande. Il est vrai que Cicéron parle des droits de l'ancienne amitié et de bien d'autres qui n'avaient pas toujours, tant s'en faut, appartenu à Vatinius; là est la principale ou plutôt l'unique objection. Mais quand on se rappelle les complaisances de Cicéron non seulement pour des gens qui lui étaient indifférents, mais pour des ennemis personnels tels que l'avait été Vatinius, et cela uniquement parce que César s'intéressait à eux et les lui recommandait, on ne peut voir dans les compliments de Cicéron que des formules de politesse dont il relevait la banalité par l'exagération des couleurs dont il les revêtait.

1. — Bolanum. Inconnu. — 2. — Dionysius. Autre preuve que Cicéron écrit à Vatinius, lequel, dans sa lettre (1. 614), lui donne précisément des nouvelles de cet esclave fugitif.

1 . — lybem auget. Il paraît que cet architecte, du nom de Pomponius conune Atticus, s'était proposé à César, s'il n'en fut pas chargé par lui, pour l'aider dans ses projets d'agrandissement de Rome. V. 1. 607, n. 20.

2. — Hui! si scias quanto pericuîo tuo. Atticus avait répondu de l'accueil que Varron ferait aux Académiques de Cicéron, et il n'avait pas à craindre que cet accueil ne fût pas excellent.

i. — Xenonis. V. 1. 201, n. 8. — 2. — XXXX. 40,000 sesterces ou 8,000 francs. Atticus avait offert à Cicéron de fau-e toucher cet argent à son fils. — 3. — Quiato... furere in conviviis. Le neveu de Cicéron. V. 1. 372, n. 2 et 10; 374, n. 1, et 376, n. 3. — 4. — Ciceronemmeum. Le fils même de Cicéron, Marcus.

5. — Porciœ. La sœur de Caton, et non sa fille que Brutus venait d'épouser. On sait qu'il était d'usage, dans les familles romaines, de faire et de prononcer en public l'éloge des femmes qui mouraient dans un âge avancé. César fit pourtant celui de sa première femme, quoiqu'elle fût morte jeune.

LETTRES DE GIGÉROX.

6. — Leptœ. Y. 1. 214, 249, 237, 534, etc. — 7. — Domitio. Cnéius, fils de L. Domitius Énobarbus et de Porcia, sœur de Caton. — 8. — De gladiatoribus. V. 1. 26, n. 3.

9. OfiUium. Cicéron désire qu'Atticus voie Ofillius qui paraît avoir été un des cohéritiers, avec Cicéron et Térentia, de Cluvius de Pouzzoles (I. 236, n. 1). Il était aussi jurisconsulte (1. 677). César était attendu pour la vente des biens du défunt, parce que lui-même, selon Mannce, était aussi un de ses cohéritiers, et que cette vente ayant lieu par licitation, on désirait qu'il fût à Rome pour y procéder suivant le sentiment de Balbus, appuyé par Vestorius (1. 140, n. 1).

i, — Conti'a Epicureos. Il les attaque dans la seconde et dans la cinquième de ses Tusculanes auxquelles il travaillait alors.

2. — Sororis tuœ filio. Le fils de Quintus Cicéron et de Pomponia. C'est la seconde fois qu'il le désigne (1. 601, n. 5) par une qualité où il semble désavouer ce triste neveu.

3. — Commotum istum aliquando. Le jeune Quintus, alors auprès de César qui revenait d'Espagne, avait pu entendre en effet louer son oncle par Brutus qui allait au-devant de César, et qui le rejoignit à ÎS'ice. — 4. — Odium matris. Cette haine venait soi-disant de ce que sa mère voulait le marier malgré lui. V. 1. 667.

5. — II6t£oov, etc. « Yivrai-je en montant (<Jva- 6àç Sia63Ci s. ent.) le mur escarpé de la vie, ou suivrai-je les chemins obliques?» Ces paroles de Pindare sont citées par Platon au II« livre de la République, sans indication de l'œuvre du poète d'où elles sont tirées.

1. — Propter matrem. V. 1. 637, n. 4. — 2. — Nec enim inde venit unde maUem. C'est-à-dire que Cicéron eût mieux aimé voir Brutus revenir de n'importe où, plutôt que d'auprès de César, vainqueur des derniers Pompéiens en Espagne, et rentrant à Rome pour établir sa toute-puissance sur les ruines de la liberté.

3. — OafSpou, etc. Manuce estime que ce titre a été corrompu, et qu'on ne peut rien dire de certain à cet égard.

1 . — Nisi se suspendit. Les gens de bien sont morts, et César ne les trouvera qu'en allant les

rejoindre. 11 n'y a pas seulement une méchanceté dans ce suspendit, il y a peut-être aussi un vœu. H.—Ahalam et Brutum. V. 1. oO, n. 12. —3. — Is quidem. Hirtius. V. 1. 372. — 4. — Saxa Acronoma. De quelque façon qu'on torture cet Acronoma, on n'en tire aucun nom connu des anciens géographes.

LETTRE 6i0.

1. — Epistolam ad sororem. C'est-à-dire une lettre d'.A.tticus pour Pomponia sa sœur. Je ne m'expUque pas la traduction qui rend sororem, comme s'il s'agissait de la sœur de Quintus et par conséquent aussi de Marcus, qui n'eurent jamais de sœur. Mais peut-être qu'on peut entendre par epistolam ad sororem, la lettre même du jeune Quintus à sa mère, sœur d'Atticus, dont parle immédiatement après Cicéron , et dont il loue les termes.

2. — - Ca7iœ. Cana, fille de Q. Gellius Canus, ami d'Atticus. C'était un parti qu'on paraît avoir choisi pour le jeune Quintus, mais auquel il est à croire qu'il en préférait un autre; d'où la brouille, si ce n'est la guerre ouverte entre la mère et le fils. V. 1. 667.

3. — Si Brutus aliquid afferet. Brutus, à cause de son attachement pour le jeune Quintus, devait avoir nécessairement de l'influence sur ses résolutions. V. 1. 639.

1. — Acerbn pompa. Allusion aux jeux du cirque qui furent célébrés à l'occasion de l'inauguration de la statue de César, placée par ordre du sénat, dans le temple de Quirinus. Y. 1. 589, n. 7, et 1. 602.

2. — De Cotta. Est-ce une autre allusion à la démarche de Q. Cotta, un des quindécemvirs préposés à la garde des livres sibyllins, lequel, sous prétexte qu'il était écrit dans ces livres que les Parthes ne pouvaient être vaincus que par un roi, voulait proposer au sénat de donner ce nom à César? (\. Suétone, Ces., 79.) C'est le sentiment de Manuce. Mais l'abbé Mongault objecte que le bruit du projet attribué à Cotta ne courut que longtemps après cette lettre, écrite avant que César fût revenu d'Espagne. L'objection est recevable, car rien n'indique dans la vie de Cotta qu'il ait été capable de pousser le zèle envers César jusqu'à ce point.

3. — iVc Victor iœ quidem plauditur. La statue de la Yictoii'e était portée à la procession qui précédait les jeux du Cirque; mais le peuple

NOTES

is:

n'applaudit pas, de peur que Ccsr.r no prît ces applaudissements pour lui.

4. — De Attica probo. Cicéron approuve Alticus d'avoir mené sa fille aux jeux. Ce qui constituait le caractère religieux de ces fêtes, c'est qu'on y portait en pompe les statues des dieux; spectacle imposant pour une jeune fille qui très probablement croyait à ces dieux.

o. — Coitam mihi mittasvolo. 11 parle du livre que Cotta, étant lieutenant de César en Gaule, écrivit dans la langue de son pays, comme dit Athénée, VI, c. 10;j,etnon pas en grec, bien qu'Athénée en donne le titre en grec : Ilepl ivi; Pw- |jLa(wv roXiTE-a;. Il a été question ailleurs (1. 00 i) des Annales de Libon. Pour Casca, on ne sait quel ouvrage il avait composé.

6. — L. Curfldius. Ou Corfidius. C'était un chevalier romain {pro Ligario, il). — 7. — Phar- 7jad(l. 604), Antœo, Sulvio. Tous esclaves ou affranchis, copistes.

i. — Lamia. L. Élius Lamia (1. i34, n. S). 11 était alors édile. — 2. — Iliœ Biocharinœ. La lettre de Diocharès, affranchi de César. — 3. — Ante ludos. V. 1. 642, n. 1. — 4. — JDe Bœbio. V. 1.361,n.H. —^.— Egnatio. V. 1. -123, n. i.

6. — Multos num7nos domi esse numeratos. Dans la maison de Cluvius de Pouzzoles (1. 236, n. 1 , et 636, n. 9). — Nummi numerati, de l'argent comptant et non de l'argenterie, comme le dit la traduction. — l.— Vestorio. V. 1. UO, n. i.

i. — Pollex.Y. 1. 334, n.4. —2. —Id. Sextil. Le 13 août. — 3. — Lepta de sua vi in curatione îaborans. Lepta (1. 636) s'agitait beaucoup pour se faire donner l'intendance des jeux romains, fêtes que, à la suite du triomphe de César, on devait donner au peuple dans difl'erents quartiers de la ville (Suétone, Ces., 39, et 1. 646).

4. — MeoCatone se copiosiorem... BrutiC atone... se disertum. Cette distinction faite par César entre les deux Éloges de Caton, celui de Cicéron et celui de Brutus , n'est-elle pas la critique de l'écrit de Cicéron? Celui-ci toutefois n'a pas l'air de s'en apercevoir.

5. — Cretionem Cluvii, etc., V. 1. 236, n. 1 , et 636, n. 9, Cretio par rapport au testateur, dit l'abbé Mongault, c'était la clause du testament par laquelle il marquait dans combien de temps il voulait qu'on acceptât la succession, et de quelle manière. 11 y avait des testaments sans cette

clause d'acceptation. Cicéron craignait d'abord que Vestorius, naturellement actif et diligent (1. 643), n'acceptât la succession sans examiner si elle n'était point onéreuse; à présent il se plaint dètrc obligé de lui envoyer quelqu'un pour le presser d'accepter.

6. — E'ji cum Balbo... se ad Cœsarem scripturum. Cette intervention continuelle de Balbus, dans celte affaire, montre de plus en plus que César y était intéressé au même titre que Cicéron et Hordéonius, c'est-à-dire comme cohéritier (1. 636, n. 9). — 7. — T. llordconio. V. 1. 63*3, n. 9.

8. — Plotium. Qu'est-ce que ce Plotius, parfumeur, et que vient-il faire ici? Avait-il un legs dans la succession Cluvius? — 9. — Cossinio. V. 1. 24, n. 20. — 10. — Testamenti. Du testament de Cluvius.

1. — YlUKal. Le 25 juillet. — 2. — Egnatium Maximum. Personnage autre que celui de la 1. 643, mais inconnu dans l'histoire. On a cependant un denier sous ce nom (Cohen, pi. .Wll, Egnatia, n"» 1, 2, 3j.

3. — PubUlio (1. oo6 et b60), frère de Publilia, seconde femme de Cicéron (1. 521, n. i ;o24; n.2, o64, n. \), receum.ent répudiée par lui. Publilius négociait pour o tenir de Cicéron qu'il la reprit, et refusait môme de recevoir la dot que Cicéron devait lui restituer.

4. — Id populus curât, etc. 11 est certain qu'il y avait matière à gloser dans larépudiation, tout comme il y en avait eu dans le mariage. Cependant Cicéron a l'air de s'en moquer, car sa citation de Térence {Andricn., act. I, se. 2) est une réflexion ironique de Simon à l'adresse de Dave.

A Lepta. V. sa notice, t. V, p. 694.

1. — Maculam. Q. Pompéius Macula. 11 est cité dansMacrobe, Sat., II, 2. Faustus, fils de Sylla, avait une sœur qui avait en même temps deux amants : Fulvius, fils d'un foulon, et Pompée, surnommé Macula (tache) ; ce qui lui faisait dire : « Je m'étonne que ma sœur conserve une tache, quand elle a un foulon. »

2. — Ejus Fakrnum, etc. Cicéron, se disposant à aller au-devant de César qui revenait d'Espagne, avait dessein de demander l'hospitalité à Macula dans sa maison de campagne de Falerne.

3. — De curatione aliqua munerum regiorum. L'abbé Mongault a raison de douter que ce mot de regiorum, qui est une injure à l'égard de César,

ait pu être employé par Cicéron dans une lettre adressée à un des plus chauds partisans de César. Cicéron ne traitait César de roi que dans ses lettres à Atticus. Comme Manuce, Grévius et autres commentateurs des plus estimés , Tabbé Mongault se déclare donc pour regiomim. V. 1. 644, n. 3, et Suétone, Cœs., 39.

A Toranius. V. 1. 612, n. 3.

1. — Cn. Plancii. V. 1. o24. — 2. — Cilone nostro. Les numismatistes donnent à ce personnage une médaille avec cette inscription : L. FLAMI.M. CHILO.llII.VIR.PRI. FL. (Cohen, 'Méd. Cons., pi. XVllI, Flaminia, n° 2). Mais Borghesi doute de cette attribution. V. t. Il, p. [Qi,0^scrv. VII.

i. — Abs te, Agamemno, etc. Ces paroles semblent empruntées à quelque tragédie d'un ancien poète, où elles auraient pu être dites par Clytemnestre.

2. — Pollice. Y. 1. 644, n. 1. — 3. — m ille cemat. Vestorius. V. I. 140, n. i . — 4. — Puteolanos. A Pouzzoles, pour la vente Cluvius. V. 1. 644, n. b, et 636, n. 9.

0. — Postridie Idus. Le 14 septembre. — 6. — Lepidus.., habet domum quam nos vetididimus. N'est-ce pas sa maison même de Lanuvium que Cicéron avait vendue à Balbus (1. 644), et que Balbus venait de vendre à Lépidus, le maître de la cavalerie de César?

7. — Ut sùn Kal. Le i^' septembre. — 8. — Pridie Kal. Le 31 août. — 9. — Citm PubliUo confecisse. V. 1. 64b, n. 3.

1. — Lrpta. V. 1. 644 et 646. — Habullius, inconnu. — 2. — Laudationem Porciœ. V. 1. 636, n. 5. — 3. — Bomitio. V. 1. 036, n. 7. — 4. — LoUii. V. 1. 27, n. b.

1. — De TigeUio. Petit-fils ou neveu {nepos voulant dire l'un et l'autre) du Phaméa dont il est parlé ci-après, et le fameux chanteur dont Horace {Sat., I, 2) a si comiquement déploré la mort. V. une notice sur ce personnage dans la Revue de France du 1" février 1880, p. 517.

2. — Me Pkameœ defuisse. Il faut que cette affaire remonte à cinq ou six ans au moins, puis-

que nous voyons par la 1. 3b6 de Cicéron à Atticus, vers la fin, que Phaméa était mort en 70b. La faveur de César avait donné assez de présomption à ce Tigellius pour qu'il osât s'attaquer à un consulaire, et qu'il mît en mouvement des personnages comme Balbus et Fadius Gallus, afin de l'obliger à se justifier.

3. — Pueros Octavios Cn. filios. Les uns pensent qu'il s'agit ici de C. Octavius qui fut préteur en Macédoine en 69b, et qui fut le père d'Auguste ; les autres, de Cn. Octavius, son parent, qui fut consul en 677.

4. ^ De Sextio. P. Sextius ou Sestius, celui qui était tribun du peuple l'année du rappel de Cicéron (1. b99, n. 6), que Cicéron défendit contre une accusation de violence, et qui fut acquitté. V. le plaidoyer pro Sextio.

b. — Lege Pompcia. Cette loi de Pompée stipulait qu'il ne pouvait y avoir qu'une seule et même affaire plaidée contradictoirement dans un seul et même jour.

6, — Gallo. M. Fabius ou Fadius Gallus à qui est écrite la lettre 6bl qui suit. — 7. — Balbitm minorem. V. 1. 338, n. 7.

A M. Fadius Gallus. V. la 1. précédente et la notice, t. V, p. 604.

i. —De TigeUio. V. 1. 6bO, n. d. — 2. — Cipius. Ce Cipius qu'on ne connaît pas autrement, avait été surnommé -apapéy/wv, parce qu'il faisait semblant de dormir, afin que sa femme se divertît plus à l'aise avec ses amants. -Alais il n'était pas si libéral pour tous; d'où le mot qu'on lui attribuait, qu'on a depuis attribué à Mécène et qui est passé en proverbe : Non omtiibiis dormio. V. Érasme {Adag., p. 164, de l'éd. de Cologne, lb40, in-fol.) qui écrit Capius, comme Festus.

3. — Cumregnare existimabarnur. C'est-à-dire au temps de la conjuration de Catilina, où par les hommages et les actions de grâce dont il était l'objet, Cicéron semblait un roi qui venait de sauver son pays.

4. — Calvi Licinii Hippnnadeo. Le poète Licinius Calvus larda longtemps de ses épigrammes César qui pourtant lui pardonna (Suéton., Ces., 73). Il fit à Tigellius l'honneur de l'associer dans ses persiflages au maître qui le protégeait. Dans des iambes saturés de vinaigre, à la manière de ceux d'Hipponax, et intitulés Prœconium Hipponacteum, il avait livré Tigellius au mépris public. Et comme la fonction du prœco était de faire valoir les choses mises en vente, en énumérant

NOTES

leurs qualités et en dissimulant leurs défauts, le poète avait suivi à l'égard de Tigellius la méthode du prœco, sauf qu'il avait annoncé et dtnoncé les ridicules et les vices du chanteur, sans parler de qualités aucunes. Ajoutez que par son origine, Tigellius était chose essentiellement destinée aux enchères publiques, étant Sarde, c'està-dire d'un pays qui, après avoir été subjugue par les Romains, avait fourni tant d'esclaves qu'on les vendait à Rome à vil prix. 11 ne reste rien de ces iambes de Caivus qu'un seul vers; il est caractéristique :

Sardi Tigellî putidum caput vcnit

0. — Istius Salaconis. Salacon fut autant un nom propre et dut signifier la même chose que le mot grec aaXâxwv, lequel veut dire un gueux qui veut passer pour riche, un glorieux, un prodigue, un voluptueux, un efféminé, toutes épithètesqui convenaient à Tigellius. On trouve deux Salacons, l'un dans Suidas, qui était un gueux orgueilleux, l'autre dans le scholiaste d'Aristophane, Sçrjxèç, V. H6i, qui était père d'Autolycus et fort décrié puur ses débauches. De nom propre qu'il fut d'abord, ce mot devint un nom commun. On en a fait aaXa/.wvta|j.a. V. 1. 691.

6. — Catonem tuum. Il faut donc ajouter Fadius Gallus à Cicéron et à Brutus comme auteur d'un éloge de Caton.

1 . — Contra Catonem. V. sur l'Anti-Caton de César qui était divisé en deux parties ou livres, les Topiques de Cicéron, ch. 23; Quintilien, III, ch. 7, à la fin; Suétone, Ces., 36; Aulu-Gelle, IV, 16; Servius, in Mneid, Vlll; et enfin Juvénal, VI, v. 338. — 2. — Fundum Brinniaman. V. 1. 619, n. D. — Hetcreio. Quidam inconnu. — 3. — Vestoriiis. On voit ici Vestorius occupé pour la succession Brinnius comme il l'est ailleurs (1. 644, n. 5) pour la succession Cluvius. C'était l'homme de presque toutes les affaires de Cicéron. V. 1. 140. n. 1.

4. — Miror te nihildum cum Tigellio. L'étonnement de Cicéron alla peu à peu jusqu'à l'impatience, Atticus ne répondant point à ses questions sur Tigellius.

3. — Quantum acceperit. IN 'est pas rendu par tt comment il a pris la chose », qui est trop vague. Selon Manuce il y a là une allusion à la somme que Tigellius avait dû recevoir, lorsqu'il alla au-devant de César qui revenait d'Espagne, et qu'il figura comme chanteur dans le cortège des triom[ihateurs. Manuce se trompe, car César

n'était pas encore arrivé, comme on le voit dans celte lettre, et l'auteur de la notice sur Tigellius, ra[)peléel. 630, n. I, s'est trompé lui-même en suivant .Manuce. A moins pourtant que Tigellius n'ait été payé d'avance ou qu'on ait fixé la somme qu'il recevrait; ce qui n'est pas du tout impossible. On aurait pris alors un engagement avec lui, comme, dans des circonstances solennelles, on en prend encore aujourd'hui avec les personnes de sa sorle.

6. — Alsium. Ville d'Étrurie, près de la mer, à environ vingt milles de Rome. — 7. — Murennm. L. Licinius Muréna. V. 1. 414, n. 1, et fiUO.

— 8. — Matio. C. Matius. V. 1. 177, n. 1. — 9.

— Sallustius. Cn. Sallustius. V. 1. 7, n. 1. — 10.

— Silius culcitas non habet. A. Silius. V. 1. 383, n. y.

LETTRE Go3.

1. — Ejus exempîum. Une copie de sa lettre à César. V. la 1. précédente. — Hemicillus. Le manuscrit de Florence porte Micillus. Hemicillus est une correction de Bosius, lequel M. Mommsen, dans son Hist. de la monnaie romaine, si je ne me trompe, traite sans équivoque de faussaire. L'expression est forte, mais elle n'est peut-être pas imméritée, eu égard à la persistance de Bosius à alléguer son codex decurtatus que personne que lui n'avait jamais vu, et cela pour justifier ses corrections les plus téméraires. C'est ce qu'il fait encore pour le mot dont il s'agit ici, et qu'il interprète à sa manière, à l'aide d'un mot du dialecte dorien /.îÀXoç, âne, conservé par les seuls lexicographes. De sorte que Cicéron élirait : de peur d'être ou de paraître un demiàne. On en pensera ce qu'on voudra; mais Popma n'a pas tort de trouver peu vraisemblable que Cicéron se soit appliqué une qualification pareille, et qu'il l'ait tirée du dorien. Quant à l'explication aue Popma donne de Micillus par rapport à Cicéron, elle est si étrangement forcée qu'il eût fort bien fait de la laisser dormir dans ses portefeuilles. Il croit que Cicéron se compare au Micillus dont parle Ovide, Mctam., XV, Fab. 1. Or on est obligé de lui dire que le soi-disant Micillus d'Ovide s'appelle Myscclus. Cela étant, l'édifice que Popma a élevé sur ce fondement s'écroule aussitôt. Le mieux est encore de convenir qu'on ignore ce qu'a voulu dire Cicéron. Voy. Ad Ait., XIII, 31, et notes de l'éd. de Grcvius, t. II, p. 313; voy. aussi Borghesi, Œuvres complètes, t. I, p. 169.

2. — De libris illis. L'Anti-Caton de César. — 3. — Tigeltium totum. "V. la 1. précédente, n. 4. —

LETTRES DE GICEUON.

Quintus. Le frère de Cicéron. — 4. — Vlll Kal. Le 2b octobre.

1. — Epistolam. La lettre à César où Cicéron lui faisait part (1. 652) de son sentiment sur VAnti-Caton. Gallus avait été un peu effrayé du ton de raillerie qu'il y avait remarqué, et il avait rappelé à Cicéron que César pourrait bien les faire rire, eux aussi, mais du rire sardonique. C'était, comme on sait, un rire amer, ou tel que celui qui parfois se mêle aux larmes arrachées par la douleur physique ou morale. V. Érasme, Adag., p. o97 de l'éd. de Cologne, 1540, in-fol.

2. — Manum de tabula, a Cessons de railler. » Figure prise des jeunes peintres qui, en l'absence du maître, s'amusent à tracer sur la toile quelque figure grossière ou satirique , et qui , le maître rentrant, retirent leur main précipitamment. V. Erasme, ibid., p. 90.

3. — Vereor ne in Catonium Catoninos. « Que les Catoniens ne finissent à la Caton. » Il y a là un jeu de mots, c'est évident. Mais Catonium n'est pas formé de Catonis, comme on pourrait le croire; c'est un mot formé du grec xatto, eii bas, employé par Labérius dans sa pièce des Fileuses {Staminariœ), et qui veut dire le séjour d'en bas, ou l'enfer :

Tollel bona fido vos Orcus nudas in catonium ?

( VuIu-GcUe, XVI, 7.)

Cicéron connaissait certainement ce vers, et il y a vu matière à un jeu de mots qu'il n'a eu garde de laisser échapper. On pourrait ainsi compléter sa phrase : Vereor ne in catonium nos Catoninos mittat Cœsar.

On voit par l'intitule de cette lettre que l'attribution en est douteuse, Trcbianus (1. 538 et 540) et Torquatus (1. 530, 537et 539) se trouvant dans le même cas, c'est-à-dire graciés par César et rentres en Italie. Je crois pourtant qu'il s'agit plutôt de Trébianus, y ayant dans cette lettre des allusions à sa famille qu'on trouve aussi dans la lettre 540.

1. — Non defueram ejus periculis. Cicéron avait défendu deux fois Dolabella, lequel n'était pas encore son gendre, contre des accusations capitales.

2. — In sainte tua cumulatissime . Dolabella, poussé par Cicéron , avait sans doute obtenu de Ctsar la grâce de Trébianus, et Cicéron lui en

était aussi reconnaissant que s il se fût agi de lui-même.

3. — Vestoiius. V. 1. 140, n. 1. — 4. — Syronem. Syron , épicurien , dont il est parlé de Finib., II, 35.

A Cornificius. (V. 1. 438.) Il était le collègue de Cicéron dans l'augurât, et pour le moment préteur en Afrique.

i. — Ex Syria nobis tumultuosiora. Les troubles excitçs dans cette province par Q. Cécilius Bassus (1. 3.^, n. 1), pompéien retiré à Tyr où, comme dit Dion, César le laissait vivre. Il avait débauché quelques soldats de Sextus Julius, gouverneur de Syrie, avec lesquels et quelques troupes de son propre parti, il s'était emparé de Tyr et avait marché ensuite contre Sextus. Mis en déroute et blessé, il envoya des émissaires secrets aux soldats de l'armée de Sextus, et il s'en concilia si bien un certain nombre qu'ils tuèrent Sextus de leur propre main. V. Dion, XL"VII, 26.

2. — Scribere audacius et cetera quidem, etc. Ce sont donc deux genres d'écrits, l'un qui ne saurait être que la lettre de Cicéron à César sur l'Anti-Caton, lettre qui avait effrayé Gallus (1. 6.^4); l'autre, compris sous le mot cetera, des écrits sur la philosophie et l'éloquence.

3. — De optimo génère dicendi. C'est sans doute le livre de l'Orateur, que Cicéron dédia à Brutus, et qui porte aujourd'hui ce dernier titre, employé d'ailleurs par Cicéron lui-même, dans les lettres 534 et 723. — 4. — Ut doctum hominem. Cornificius avait, selon Quintilien, III, 1, écrit sur la rhétorique.

LETTRE Go7.

A Q. Valérius Orca. V. sa notice, t. V, p. 698. Il était lieutenant de César, et chargé de présider au partage des terres d'Italie entre les vétérans. César lui avait donné le titre de propréteur pour rehausser sa fonction.

i . — Magno ineo beneficio affecti. Cicéron explique lui-même plus bas la nature de ce bienfait, et comment depuis lors les Volaterrans lui reconnurent ce genre de patronage qui s'exerçait habituellement par les principaux Romains sur les villes auxquelles ils avaient rendu des services.

i. — Susceptum negotium... voluntate Cœsaris. V. la 1. précédente. — 2. — C. Curtio. On ne

NOTES

sait quel est ce Curtiiis. Orelli croit toutefois qu'il s'agit d'un Postuniius ou Postunius Curlius, sans assurer d'ailleurs que ce soit le même, cité in Vcrrcm, I, 61.

A M. Rutilius. V. sa noîice, t. V, p. 697.

i. — r. Scxtiuni. V. 1. 73, n. 3; 89, n. 1j. —

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