Post suppUcationes. V. 1. 662, n
— Si opiis erit ad Cœsarem, etc. Vatinius avaitil donné lieu à quelque soupçon, à quelque mé-
contentement de la part de César? (V. 1. 682.) Cela n'est pas impossible, comme sa conduite postérieure permet de le conjecturer. Après la mort de César, il quitta l'Illyrie et s'empara de Dyrrachium. Mais à l'arrivée de Brutus qui allait prendre possession de son gouvernement de Macédoine, il lui ouvrit les portes de cette ville et lui livra son armée. V. Philipp., \, 5 et 6. Dion (XLVII, 21) prétend que ses soldats l'abandonnèrent.
LETTRE 66o.
1. — Gratulor Baiis nostris, etc., etc. Ces compliments à Dolabella sont bien fades; on ne parlerait pas autrement à une femme à la mode. Les madrigaux datent de loin. — 2. — Oratiunculam pro Dejotaro. V. ce discours t. III, p. 260 de cette édition.
i. — 0 hospitem, etc. César. — 2. — Ad Thilippum. L. Marcius Philippus (1. 88, n. 5). — 3.
— Secundis saturnalibus. Le 19 ou le 20 décembre.
4. — Barba Cassius. Quelque tribun de l'armée de César. Cicéron le nomme parmi les restes des amis de César qui suivirent le parti d'Antoine, Philipp., XIII, 2.
'6. — Cum Balbo. On a remarqué plusieurs luis que Balbus était comme l'intendant général (ies affaires privées de César.
6. — De Mamurra (1. 303, n, 14). C'étaient les vers de Catulle contre Mamurra, mais plus encore contre César que contre ce préfet de ses ouvriers. — 7. — Sed bene cocto. Vers de Lucilius.
8. — Dolabellœ villam, etc. Ce ne pouvait être que par honneur pour Dolabella que César, passant devant sa maison, déployait tant d'appareil, et non parce qu'il se défiait de lui comme le dit Manuce. Il avait en lui toute confiance, et pour lui un très vif attachement qui était réciproque.
— 9. — Ex JSicia. Nicias Curtius. Y. 1. 532, n. i.
i. — Bellwn... periculosum, tian etiam turpe. S'il s'agit de la guerre des Parthes projetée par César, elle pouvait être périlleuse; mais en quoi pouvait-elle être honteuse? Cette phrase a fait croire à l'abbé Mongault qu'il s'agissait ici de la fjuerre d'Espagne, car il eût été honteux, selon lui, que des amis de Pompée, comme les Cicéron, allassent combattre les fils de Pompée. Le
jeune Quintus y était allé cependant, et avait même écrit à ses deux oncles (1. 604) les dangers qu'il y avait courus. II faut donc croire avec Popma et Manuce que c'est la guerre des Parthes dont Quintus redoute les périls, comme aussi et à la fois la honte qu'il y aurait pour lui à y aller criblé de dettes et en fort mince équipage.
2. — Tua eloquentia. C'est-à-dire l'éloquence du silence. — 3. — Avunculus. Atticus. — 4. — III Non. Jan. Le 3 janvier. Il a déjà rappelé cette circonstance, 1. 410. — a. — Lepidus. M. Émihus Lépidus, maître de la cavalerie de César (1. 648, n. 6').
6. — Opinor augures, etc. Il fallait au moins trois augures pour consacrer un temple. On appelait effata les formules augurales de la consécration, et ager effatus, l'endroit hors des murs où l^on observait le vol des oiseaux. Le temple dont il s'agit est ou celui de Mars, ou celui de Vénus, l'un et l'autre élevés par César.
1. — Non sic vpportet. On devine qu'il s'agit ici de la suscription des lettres de Ciceron à Tiron, laquelle était M. TuUius Marco Tironi, et que l'honnête affranchi refusait par modestie.
2. — Parhedrum excita. Cicéron semble avoir voulu louer à quelqu'un son jardin de Tusculum, afin d'en tirer un revenu. Il aurait accepté son jardinier, si celui-ci n'eût eu des prétentions exorbitantes; c'est pourquoi il engage Tiron à pousser Parhédrus à prendre cette location, dans l'espoir que le jardinier, effrayé par la menace d'une concurrence, en passera par où veut Cicéron.
3. — Mothonem. Manuce préfère lire Muthonem (peut-être le Maton, parent d'Atticui=, 1. 251, n. 2), ou M. Othonem. — 4. — De Crabra. V. 1. 609, n. i. — 3. — A. Ligurius. V. 1. 138, n. 4.
A Quintius Gallus. V. sa notice, t. V, p. 696 de notre édition. Orelli le donne pour le chevalier romain qui déposa comme témoin dans la cause de Flaccus (pro Flacco, 13)..
1 . — Philomelium. Ville de la Grande Phrygie, auj. Akschehr.
2. — Egnatii- Rufi. C'est le même qui est recommandé dans les trois lettres qui suivent. 11 y eut plusieurs Egnatius que de savants hommes, selon Ernesti, ont confondu en un seul, et qu'il distingue en trois : l'un, Sidlcinus, débiteur de Cicéron (1. 2o7, n. 60} ; le second, Rufus (1. 069,
NOTES
670, 671, 673); le troisième Maximus (l. 645, h. 2).
A Apuléius. V. sa notice, t. V, p. (101. 11 était alors propréteur de la Bithynie et du Pont. — A Silius. C'est le Silius Nerva de la 1. 238.
\. — L. JSostius Zoiîus. Affranchi de Zoilus, selon Orelli.
A Sextilius C. Rufus. V. sa notice, t. V, p. 697. — A Rex. V. sa notice, ibid., p. 696.
i. — P. Lentuli. P. Lcntulus Spinther (1. 92, l'en-tèle). — 2. — A. Licinius Aristotcles. On ne le connaît que par ce qu'en dit ici Cicéron.
Cette lettre est du frère et non du neveu de Cicéron. On ne connaît la mère des deux Cicérons que par le trait d'économie domestique raconté ici par Quintus.
A Trébatius Testa. V. sa notice, t. V, p. 697.
1. — Sponsione}7i illam nos sine pericuîo, etc. Il faut savoir, dit l'abbé Prévost, pour entendre ce qui suit, que Silius (Silius Nerva, 1. 238) avait reçu par un édit du préteur quelques biens que Turpilia lui avait laissés. Turpilius, parent de la défunte, demandait cet héritage, parce qu'il prétendait que Turpilia n'avait point eu le droit de faire un testament; ce qui obligeait SiUus à faire ce que les Romains appelaient sponsio, c'est-àdire une promesse par laquelle il s'engageait à payer telle somme à son adversaire, en cas qu'il n'eût pas raison. L'argent était même déposé dans un temple, comme on faisait aussi dans le cas qu'on nommait sacramento contendere. Mais il y avait cette différence que l'argent de celui qui perdait sa cause dans le premier de ces deux cas, allait à son adversaire, tandis que, dans le cas du serment, il allait au trésor public.
2. — Q. Cœpio. Q. Servilius Cépion, auteur d'une loi sur les jugements qui le rendit odieux au peuple. V. de Invent. I, 49. C'est le fameux pillard du trésor de Toulouse.
3. — Servhim. Servius Sulpicius Rufus, v. 1.31, n. 0. — 4. Offilhm. V. 1. 636, n. 9. — o. — Sext. Mlium. Jurisconsulte. C'est celui dont Ennius a dit :
Egregie cordatus homo, catus, ^iu' Sextus.
6. — M'. Manilium. Manius .Manilius, autre jurisconsulte [de Oral., 1. 48; de Finib., I, 4). — 7. — M. Brutum. Autre jurisconsulte, auteur de livres sur le droit civil (pro Cluentio, 51 ; de Orat., U, 33; de Finib., l, 4.) — 8. — Scœvolœ. Q. Mucius Scévola, autre juriscunsulte {de Finib., I. 4).
1. — I. Hippio. Ami de Cicéron, dont le fils Q. Valgius Hippianus s'appelait ainsi, selon l'usage, par suite de son adoption par un Valgius. — 2. — Agro FreqcUano. Frégelles, ville municipale, auj. Ceprano. C'est à ses magistrats qu'écrit Cicéron.
A Curius. C'est une réponse à la lettre 663.
1. — Pelopidarum, etc. Cette citation est déjà 1. 480. — 2. — Q. Maximi. Q. Maximus, un des consuls que César avait faits pendant son absence de Rome. Il mourut avant la fin du dernier jour de son exercice, c'est-à-dire le 31 décembre, et C. Caninius Rébilus lui fut substitué. C'est pourquoi Cicéron dit que sous le consulat de celui-ci personne ne dîna, parce que sans doute du moment où il entra en charge jusqu'à celui où il en sortit, tout le monde avait dojà dîné.
3. — Somniim nonviderit. Parce que Caninius ne s'était pas couché avant minuit, fin du jour civil. — 4. — Acilius. Acilius Glabrion, envoyé en Achaïe. V. 1. 663, n. 4.
Voir pour cette lettre les 1. 663, n. 4, 680, n. 4, et aussi les 1. o06 à 513, adressées à ce Glabrion.
1. — Sartumet tectum, ut aiiint. On le disait des temples et autres édifices publics, comme on le voit ailleurs (1. 489) : sarta tecta œdium sacmrum locorumqiie commimiiim. En même temps cju'il applique à Curius cette formule, Cicéron en explique le sens.
1. — Dionysio. V. 1. 111, 614 et 034. — 2. — Catilio. Catilius, quelque pirate dalmate que Vatinius avait fait prisonnier, qu'il voulait punir du dernier supplice, et que, en considération de l'étrange intérêt que lui portaient Cicéron et Servilius, il voulut bien promettre d'épargner.
3. — Appii in cujus locumsuffectus sum. Appius Pulcher, prédécesseur de Vatinius dans l'augurât.
selon Corradus, et non dans le gouvernement des provinces illyriennes; car Appius ne gouverna que la Cilicie où il se rendit fameux par sa rapacité. Il y a nombre de lettres échangées entre Cicéron et lui qui ont depuis longtemps passé sous les yeux du lecteur.
4. — Q. Volusio. V. 1. 2oo, n. 16. — 5. — Cœsar adhuc mi ùijuriam facit. V. 1. 664, n. 2. — G. — Justissimi triumphi. D'après les Fastes capitolins, il obtint ce triomphe trois ans après. Mais César était mort aussi depuis environ le même temps, et Vatinius s'était sans doute fait pardonner par Octave d'avoir livré ses troupes à Brutus (1. 664, n, 2).
1 . — BeUum quod est in Syria. La guerre excitée par Cécilius Bassus. V. 1. 656, n. 1. — 2. — M. Bibuli. Sur la guerre de Syrie et la conduite peu glorieuse de Bibulus dans cette province dont il avait le gouvernement, v. les 1. 217, 226, 243, 260, et 276, n. 10.
I. — Acitw. V. 1. 680, n. 4, et la 1. 681, à lui écrite par Cicéron. — 2. — Sulpicii. V. 1. 663, n. 4.
3.— Vellemutipedes, etc. C'est pour répondre au nec pedes, nec caput de Curius; mais cette froide plaisanterie que Cicéron paraît d'ailleurs condamner, n'aurait pu être admise parmi ses salinœ (1. 234, n. 2), dont on faisait des recueils.
1. — C. Anicius. Y. 1. 91 et 121. — 2. — Legatione libéra. V. 1. 30, n. 5.
1. — Trabea. Trabéas, poète comique auquel Volcatius Sédigit.us n'assignait que le huitième rang dans la comédie. V. Aulu-Gelle, XV, 24. Il florissait au temps de la !■■« guerre punique. Cicéron en cite plusieurs fragments que Mattaire a insérés dans son Corpus poetarnm.
2. — Papirius MuQillanus. D'après les Fastes consulaires, c'est en 309 qu'il fut consul avec L. Sempronius Atratinus, et en 310 quii fut censeur avec le même.
3. — Papisii ou Papirii, ancienne prononciation, comme Vaksii, Fusii. V. Quiutilien, I, 4. — 4. — L. Papirium Crassum... cum L. Papirio
Cursore. Les Fastes disent en 413. — 5. — Quadricnnio post. En 417, selon les Fastes. — 6. — L. Maso. En lui finissent les Papirius patriciens. Il fut édile en 441 . — Le premier de la gens Papiria qui écrivit son nom Papinus au lieu de Papisius, fut consul en 418, et l'on attribue généralement l'emploi de Vr pour l's, à Appius Claudius, censeur en 442. On reconnaît dans cet adoucissement l'influence de la civilisation grecque qui déjà pénétrait à la fois la langue et les mœurs de Rome. Les débris épigraphiques qui nous restent, ne remontent pas en général au delà de l'époque de Vr{rhotacisme). A peine si l'on peut citer quelques traces d'inscriptions plus anciennes. Dans les temps postérieurs on trouve encore à côté d'honor et labor, hoiios et labos, formes qui se sont, pour ainsi dire, éternisées en poésie. (Voy. ïllist. Romaine de M. Mommsen, trad. de M. A. Alexandre, liv. II, ch. 9.)
7. — Damasippus. L. Licinius Damasippus, préteur urbain, et dans cette circonstance exerçant le pouvoir consulaire en l'absence des consuls. V. Velléius Paterculus, I, 26, Valère- Maxime, V, 3 et Tite-Live, Epit., LXXXVII.
8. — Rnbriœ. Mère d'un des Carbons. — 9. — Marcus, P. Flacco accusante. On voit pour quel délit ce Carbon fut mis en accusation, mais on ignore quelle était sa fonction en Sicile. — 10. — Caius, accusante L. Crasse. L. Licinius Crassus, l'orateur. V. Brut., 43; de Offic, II, 13; de Orat., 1, 10. — 11.— P. AfricanovimattuUsse. V. 1. 99,
1, — Zcnoni. Zénou de Cittium, chef de la secte des stoïciens. — 2. — In Bemiurgo. Le Démiurge, comédie de Turpilius, dont parle Nonius Marcellus aux mots Quœsti et Porti. — 3. — Pherœi. Manuce croit que c'est un personnage de la même tragédie dont Cicéron vient de citer deux passages.
4. — Piso ille Frugi. L. Calpurnius Pison, le premier du nom de Frugi (pro Fontcio, 13). Il fut consul avec P. Mucius Scévola en 621 (1. 24, n. 7). — o. — Cum nos... num obscœnum est? L'obscénité n'était que dans la prononciation, c'est-à-dire en donnant le son de Vn à \'m de cum, lequel cum joint à nos faisait entendre connos, accusatif pluriel de connus, et nom du maître de flûte de Socrate. Mais ce nom grec n'impliquait en cette langue aucune idée obscène; il n'en pouvait éveiller une semblable que chez les Latins.