An illam dicas. La lettre m, non seule
NOTES
mont devant?!, mais aussi devant les autres consonnes, sonnait 71, ainsi (juc Ciccron paraît l'indiquer ici. Or, en lui donnant ce son, lorsqu'il prononçait illnm dicas, soit illan dicas, notre éloquent consulaire , très innocemment sans doute, disait un mot fort obscène, et ce mot était landka, qu'on trouve dans un ancien glossaire grec-latin, où il est rendu par èoy âpa yjvat/.b:, id est cunnus. Voyez le Vaksiana, p. 93, 1694, in-12. — 7. — Bini obscœnum... Grœcis. Biver, concumbe.
8. — Be Aurélia autLoUia. Quelques courtisanes en vogue. — 9. — Honesticoîei Laniivini. Manuce croit que c'est parce qu'il y avait une famille du nom de Coléus à Lanuvinum : à d'autres!
10. — Ilonorem Kalendis Mart. Parce que ce jour avait été consacré à Junon par les dames romaines.
A. Basilius. Presque tous les commentateurs s'accordent à lire Basilus, et à reconnaître dans ce personnage L. Minucius Basilus qui, après avoir embrassé le parti de César, devint un de ses meurtriers (1. 402, n. 2). Cicéron lui ferait ici compliment de ce bel exploit. Manuce ne partage pas cet avis, et, s'il m'est permis de le dire, je pense comme lui.
De Bithynicus. V. sa notice, t. V. p. 691, de cette édition.
1 . — Deverti ad illum. Il parle de C. Matins (1. 177, n. 1). — 2. — Affirmabat timultum Gallicum. Personne ne bougea dans les Gaules. — 3. — Post Idus Mart. Depuis le 15 mars, jour où César fut tué. — 4. — Lepidi. M. Lépijlus, maître de la cavalerie de César.
o. — De Sexto. Sextus Pompée, fils de Pompée, s'échappa de Cordoue, quand il apprit que César était tué. Il entra alors dans la Bétique, où s'étant rendu maître de quelques troupes de soldats et de quelques villes, ou par force ou par soumission, il marcha sur Carthagène et s'en empara. V. Dion, XLV, 10.
6. — Niceœ. A Nicée, en Bithynie. D'autres, et parmi eux Ernesti, pensent qu'il s'agit de Nice, en Ligurie, ville où Brutus alla au-devant de César, à son retour d'Espagne, et où il lui parla en faveur de Déjotarus. M. Victor Leclerc, dans une note sur celte lettre, cherche à expliquer
CICÉRON. — NOTES
cette confusion, et pense « qu'il vaudrait peutêtre mieux traduire yiceœ par Nicée ». Il est possible en effet que Brutus qui se trouvait auprès de César en Asie, quand César pardonna à Déjotarus, ait tenu à Nicée le langage dont Cicéron parle ici, et en son Brutus, cli. '6. Mais il doit être entendu d'ailleurs que ['iter lomjum et subiium appliqué par Cicéron, 1. 630, au voyage de Brutus allant au-devant de César, ne peut regarder que Nice, en Ligurie, Brutus ne pouvant l'exécuter qu'en remontant près de la moitié de la péninsule, vers le nord, et en franchissant les Alpes.
7. — Quidquid vult valdevult. C'était là, selon César, le trait saillant du caractère de Brutus, comme la sociabilité, l'entregent, celui de Cicéron : si quisquam est facitis hic est.
8. — Scxtii. P. Sextius. V. I. 599, 613, 650. Qu'avait fait Sextius, et pourquoi solliciter César pour lui? On ne le devine pas.