Egnatio. C'est apparemment Egnatius
NOTES
(1. 123, n. 1 ) qui se chargeait de procurer l'argent pour le remboursement de la dot de Pomponia.
iO.—Sex. Clodii. Sextus Clodius (1. 104, n. 21) avait été greffier du tribun P. Clodius, et un dos agents les plus déterminés de ses violences. C'est sous sa conduite que le peuple traîna le corps sanglant de Clodius tué par Milon, sur la place publique, où, après avoir essayé de le brûler avec quelques misérables fagots, il finit par le laisser en proie aux chions [pro Mil. 13). Mais le feu se communiqua, ou plus vraisemblablement fut volontairement communiqué, par Sextus Clodius et sa bande , à la curie et à la basilique Porcia qui en était voisine. C'est pour ce crime que Sextus avait été condamné en 702 à l'exil. V. Asconius, in Milon., p. oo. — H. — Ex falsis ejus commcntariis. V. 1. 700, n. 2. — 12. — De puero Clodio. Le fils de P. Clodius dont Antoine avait épousé la mère, la célèbre Fulvie. — Les lettres d'Antoine et de Cicéron ci-incluses n'ont pas besoin d'éclaircissements; mais il peut être permis de faire remarquer l'adresse de celle d'Antoine, la candeur apparente de celle de Cicéron, et au fond le peu de sincérité que, eu égard aux circonstances où ils se trouvaient tous deux, il devait y avoir dans l'abandon avec lequel ils semblent s'épancher. Les appels à l'amitié d'autrefois n'étaient plus guère de saison.
1. — Iteradum eadem ista mihi. Passage del'Ilione de Pacuvius, cité encore Acad., Il, 27. — 2. — Parilibus. V. 1. 34, n. 4. Des jeux avaient été donnés par Octave pendant ces fêtes, et le fils de Quintus y avait porté effectivement une couronne; ce dont son père l'avait tancé fortement. V. 1.711. — 3. — Lamiam. Le même que 1. 643. — 4. — YI Kalend. Le 26 avril.
o. — Hœresi Vestoriana. Cicéron avait dit de Vestorius (1. 702, à la fin) hominem remotum a dialecticis, avithmeticis satis exercitatum. C'est bien là le propre de tous les financiers, sauf le satis qui est dit ici très ironiquement; car Cicéron fait de Vestorius une espèce d'hérésiarque en matière d'argent; ce qui veut dire sans doute qu'aux anciens procédés de le faire valoir, il en avait substitué de nouveaux qui ne leur étaient pas inférieurs, au contraire.
6. — Brutos Cassiumque. Marcus et Décimus Brutus, et C. Cassius.
7. — m de Clodio. V. 1. 703, n. 10. — 8. — Rufio Vestorianus. V. 1. 190, n. 4. — 9. — Vict'T. Inconnu.
10. — Ejus libellis. Aux soi-disants actes de César qu'Antoine exhumait à chaque instant, qualifiant de ce nom jusfiu'auxchifTons de papiers trouvés dans les colfrets du défunt. — 11. — lllam sessioncm Capitolinam. V. 1. 700, n. 3. — 12. — Si funereelatus esset. V. 1. 700, n. 3.
13. — Ut ipsc Gallins habcat. Antoine eut les deux Gaules qu'il se fit donner par le peuple, après que le sénat les lui eut refusées. Or Décimus Brutus était en possession du gouvernement de la Caule cisalpine; il ne le voulut point céder, et ce fut là l'origine de la première guerre contre Antoine qui essaya de se rendre maître par force de ce gouvernement, et qui assiégea D. Brutus dans Modène.
14. — Rapinas ad Op i>i firri. Céssir avait déposé dans ce temple jusqu'à sept cents raillions de sesterces, soit 140,000,000 de francs, qu'il réservait pour la guerre des Parthes ; Antoine les prit, en donna une partie à ses amis ou partisans, et comme il est plus que probable, ne s'oublia pas soi-même.
lo. — Qui te obsignatorem adhibuerunt. V. 1. 092, n. 3. — 16. — Raiidusculum. V. 1. 111, n. 2. — 17. — Ad Kal. Junias. Le 1^^ juin, jour où le sénat s'occupera de l'affaire relative aux terres de Buthrote données aux soldats de César, et à laquelle, pour les grands biens qu'il possédait dans cette ville, Atticus était si fortement intéressé.
18. — Vicinis suis Massilienaibus. Cicéron appelle les Marseillais voisins d'Atticus, soit parce qu'il avait des biens (et où n'en avait-il pas?) dans leur voisinage , soit plutôt parce que les députés de Marseille venus à Rome pour demander qu'on leur rendît leurs privilèges dont César les avait dépouillés, demeuraient en quelque maison voisine de celle d'.\tticus.
19. — Reddis. C'est-à-dire reddenda judicas, ainsi que le jugeaient en effet Hirtius et Pansa qui promettaient de le faire, et Antoine luimême qui s'y était engagé {Rhil., XIII, 15j.
20. — Eœc armis... restitui fartasse possunt. Mais Lépidus et Plancus, qui commandaient dans ces quartiers-là et qui étaient dévoués au parti de César, se fussent sans doute opposés à cette restitution.
LETTRE 70o.
A Bithynicus. V. l. 689.
1. — Confiée professionem. V. 1. 607, n. 1. — 2. — Tanta se l-'.oopâ oppressum, etc. Ce Balbus
qui ne peut parler, parce qu'il a mal aux yeux offre un exemple de l'excès où peut atteindre riiypallage. Quintilien n'y a pas pensé. On en rit cependant, comme aussi de ce que le nom de Balbus signifie liègue, que cette infirmité n'est pas moins un obstacle à la parole qu'à l'éloquence, et que Balbus ne parlait pas sans doute pour ne pas avoir à désapprouver Antoine dont il était l'ami.
3. — Antonius de legs qiiid egerît. C'est peutêtre de la loi dont Cicéron (1. 702) parle en ces termes : k Mais voici qu'Antoine, moyennant une grosse somme d'argent qu'il a reçue, fait publier une loi qu'aurait, dit-on , portée le dictateur aux comices, et par laquelle les Siciliens sont tous déclarés citoyens romains. »
4. — De Scrvilio. 11 s'agit de P. Servilius Isauricus, le père (1. 90, n. 3), qui mourut cette même année à 90 ans (Dion,XLV, 16). Tiron avait annoncé cette mort à Cicéron, qui l'engage à s'arranger de façon à mourir aussi vieux.
• 5. — Quibiis prœsidiis 'philosophiœ septus sim. Cicéron se vante; sa philosophie ne lui a guère été jusqu'ici qu'un rempart démantelé et dont il essaye vainement de réparer les brèches.
6. — Inveteratam... amicitiam. L'amitié de Cicéron pour Antoine, que Tiron lui rappelait sans doute , n'était alors pas moins ébréchée que sa philosophie.
7.— Leptam. Lepta (1. 214, 644, 646, 649), regrettait apparemment César qui lui avait donné l'intendance des jeux à célébrer en son honneur (1. 646), et l'expression de ses regrets était de la rue pour Cicéron, contre l'amertume de laquelle il réclamait le pouliot de la conversation de Tiron.
1 . — Boïabellam meum ! Jam enim dico meum. Dolabella avait paru en effet à Cicéron un peu trop césarien; mais quand il eut renversé la colonne élevée à César sur le forum, fait précipiter du haut de la roche Tarpéienne les citoyens perturbateurs de la république, il fit évanouir jusqu'au moindre soupçon de Cicéron et lui devint plus cher que jamais. Mais Dolabella ne soutiendra pas longtemps cette conduite, et on le verra bientôt le principal instrument des violences d'Antoine.
2. — Acta nefaria. Les actes de César, qui peu à peu devenaient ceux d'Antoine, par l'audace avec laquelle il les supposait et les multipliait.
— 3. — Filiœ nostrœ. La femme d'Atticus. — 4.
— KalMaiis. Le!" mai.
I. — V. Non. Le 3 mai. — 2. — Ab hortis Cluvianis. V. 1. 701, n. 4. — 3. — Villam ad Lucrinum. V. 1. 703, n. 7. — 4. — Tyrotarichum. V. 1. m, n. 1 etl. 158, n. 6 et 12.
5. — 0 Dolabellœ, etc. Que d'illusions et sur Dolabella, et sur Brutus, et sur le peuple même, éternelle dupe, tyran aujourd'hui, esclave demain , plus mobile que le vent , l'ingratitude et la sottise mêmes!
6. — ; Me intervenire discenti. C'est à Athènes qu'étudiait le fils de Cicéron; c'est donc là que veut aller Cicéron. — 7. — Leonidœ. Léonidès, selon Orelli, un des maîtres du jeune Marcus.
8. — Eerodi. Affranchi d'Atticus (1. 257, n. 68). — '9. — Xenonem. Xénon , autre affranchi d'Atticus (I. 20i, n. 8.) — 10. — "Blammam Flaminium. Le même que le Flaminius de la 1. 596, n. 2.
II. — Montani. Y. I. 565, n. 1. Il paraît ici que ce compagnon du fils de Cicéron avait fait des dettes à Athènes, sous la garantie de Cicéron, et qu'il ne les payait pas. Peut-être que, comme Panurge, il goûtait la félicité des debteurs.
1 . — F. Non. Mai. Le 3 mai. — 2. — Piliam in Cumano. V. 1. 708, u. 3. — 3. — Pridie Kal. Le 30 avril. — 4. — Omne consilium in fortuna positum. C'a toujours été toute la philosophie d'Atticus. — S. — De Buthrotio negotio. V. les 1. 749, 7o0, 7ol, 764, 765 et 766.
6. — A Capua decUnaturum. Il y avait à Capoue des vétérans de César qui cultivaient les terres que César leur avait données dans ce pays, et Antoine allait à Capoue, dans le dessein de les embaucher. — L. Cœsari. V. 1. 10, n. H.
7. — Ad Kal. Jim. V. 1. 704, n. 17. — 8. — Quintus filins. Le neveu de Cicéron. — 9. — Aquilliam. V. 1, 703, n. 8. — 10. — Ciceroni meo suppcditabis. V. 1. 697, n. 5. — H. — 'Avi/.ooTov. V. i. ;j'2, n. 9. — 12. — Credas velim. Ce phénomène ne s'est pas seulement produit à Rome. — 13. — De Montano. V. 1. 708, n. 11. — 14. — Flamma. V. ibid., n. 10.
1 . — Et singularem consulem. Ce consul était pourtant de la façon de César qui l'avait désigné pour son successeur, lorsqu'il irait faire la guerre aux Parthes. C'était là, en ce moment du moins, un des actes de César que Cicéron ne contestait et ne désapprouvait pas. — 2. — L. Cœsar. V. 1. 709, n. 6. — Sororis plium. Antoine. V. ibid.
NOTES
3. — jjfe hanc falsam hereditatem aliènes gloriœ. La vérité est que Cicéron n'était pour rien dans les exploits de Dolabella; mais en parlant de la gloire de Dolabella, il se laisse entraîner aisément à parler de la sienne. — Denique amare videar, antm dilexisse. Ainsi chérir était alors moins qu'aimer; nous faisons le contraire aujourd'hui. V. La même difTérence observée 1. 673.
4. — Ut siimma severitas animadversionis, etc. Voilà bien la morale de tous les partis. Il serait intéressant de savoir en quelle disposition d'esprit Dolabella lut cette lettre singulière; mais il n'était pas homme à s'en attenctrir, et la suite ne le fera voir que trop.
1 . — Non. Mai. Le 7 mai. — 2. — Barnœum. Barnéus, esclave ou affranchi. — 3. — "Atioia. Mot forgé par Atticus d'à privatif et de xfaiç; car on ne trouve ce mot nulle part. Il signifie que Dolabella faisait banqueroute à son ci-devant beaupère, en ne lui restituant pas la Tiot de Tullie.
4. — Ille exilium ineditatur. La place en effet n'était plus tenable à Brutus en Italie, à cause des vétérans de César qui, partout où ils l'eussent rencontré, ne lui eussent pas fait un bon parti.
5. — Portum propiorem huic œtati. C'est-à-dire la mort. — G. — Antonùis... de Clodio rescripsit. V. les deux lettres incluses dans la 1. 703. La réplique d'Antoine manque.
7. — Pansa furere... de Clodio et de Dejotaro. V, surSextus Clodiusl. 703; surDéjotarus, 1. 702. Cicéron se défiait du consul désigné Pansa, lequel, mais avec beaucoup plus de fondement, comme l'événement le prouva, se défiait de Dolabella. — 8. — De coronatis... sororis tuœ filius. V. 1. 704, n. 2.
9. — Ad Siccam. Sicca, ami de Cicéron (1. o4, n. i). Cette affaire ne serait-ellf pas celle des jardins de Silius, traitée 1. .ï61, 562, 563? Mais qu'avait à voir Dolabella en cette affaire? C'est sans doute que Cicéron, pour la réaUser, avait besoin de l'argent de la dot de Tullie, que Dolabella persistait à garder par devers soi, ou plutôt qu'il n'était plus en état de rendre, l'ayant dissipé probablement.
iO. — Servii orationem. Les discours que Servius Sulpicius tenait à Atticus, où il exprimait la crainte que le coup de force de Dolabella contre les fanatiques défenseurs et gardiens de la colonne de César (1. 707, n. 1), n'eût de mauvaises suites.
ii. — Publilius (V. l. C4o, n. 3 et 648). On voit iciquePublilius avait prié Cérellia fl.52l, n. 1), dont il connaissait l'intimité avec Cicéron, de
tâcher d'obtenir de lui qu'il reprît Publilia , et l'on voit aussi qu'elle se laissa facilement persuader par Cicéron que cela était impossible.
12. — De Buthroto. V. 1. 709, n. o. — 13. — Majorent zpàÇiv ejus fore, etc. Ce n'est plus ici l'homme politique qui parle, mais le créancier; il fallait bien qu'il eût son tour, et la lettre qui suit le fera voir jusqu'à la dernière évidence. — 14. — Totam villam cellarnque tradidi. V. l. 708 et 709.
l. — Adhuc non solvit. V. l. 711, n, 13. — 2.
— Faberii manu. Quintus Fabérius, ancien débiteur de Cicéron (1. 552, n. 4). Comment pouvait-il être si bien en mesure de procurer de l'argent à Dolabella? C'est que Fabérius ayant été scribe ou secrétaire de César, après la mort de celui-ci, s'était dévoué à Antoine (Appien, 111, 1). Il aurait donc pu, au gré de ce nouveau patron, fabriquer des actes de son premier maître, dans lesquels il aurait désigné tels ou tels personnages pour recevoir telles ou telles sommes, et parmi ces personnages Dolabella, qui aurait été par ce moyen mis en état de payer quelques grosses dettes. Mais tout cela, comme l'avoue Cicéron, est dit en plaisantant.
3. — IIX Id. Le 8 mai. — 4. — Alhianum. Sous-entendu negotium; l'affaire de Sabinus Albius. V. l. 622, n. 2. — 5. — De Patulciano. Q. Patulcius, accusateur de Milon, selon Asconius, in Mil., p. o4. — 6. — De Montano. V. 1. 708, n. 11. — 7. — Servius. Servius Sulpicius. V. 1. 711, n. 10. — Proficiscens. En quittant Rome.
8. — Kal. Jun. V. 1. 704, n. 17. — 9. — De Bruto... exsilium... meditanti. V. l. 711, n. 4. — 10. — Leonidœ. V. 1. 708. — De Herode. V. 1. 257, 708. — 11. — Saufei. Y. l. 34, n. 3.
1. — Haipakmi. Esclave de Cicéron. — 2. — Offillio. V. 1. 636, n. 9. — Aurelio. V. 1. 789.
— 3. — A Flamma. V. 1. 708, n. 10. — Papia. De la famille plébéienne de ce nom. Elle devait aussi de l'argent à Cicéron.
1. —In LucutH nostri. Lucullus (on n'e«t pas »ùr de son prénom), fiis de L. Lucullus Ponticus, mort en 697. Il était pupille de Cicéron {de Finib., HI, 3). — VI Id. Le 10 mai. — m Id. Le 9 mai.
— 2. — Albiano negotio. V. 1. 712, n. 4. — De tuo Buthroto. V. 1. 704, n. 17.
3. — i. Antonii. L. Antoine, tribun du peuple, frère de Marc Antoine. 11 voulait faire distribuer au peuple les terres des marais Pontins, pour le mettre dans les intérêts de son frère. Dolabella s'opposa à cette distribution, et Cicéron lui en sait tant de gré qu'il le tient quitte de sa dette provisoirement, sauf à ce que Dolabella n'en perde pas la mémoire aux ides, c'est-à-dire le 15 mai.
4. — Tertullœ. Femme de Cassius et troisième sœur de Brutus. C'était aussi le nom de la femme de M. Licinius Crassus. V. 1. 131, n. 1, et Suétone, Cœsar, 50. Ce nom était un diminutif de Tertia. Les deux autres sœurs de Brutus s'appelaient Junia major et Junia minor.
5. — De regina. La reine Cléopàtre, et Césarion, le fils qu'elle prétendait avoir eu de César; ce que les partisans du feu dictateur soutenaient n'être pas vrai. V. Suétone, Cœsar, 52. — 6. — De Quintis. Quintus Cicéron, père et fils. — 7.
— Utscriptam concionem mittam. Afin que Brutus débitât ce discours.
8. — In edicto. Brutus rendit cet édit pour demander à Antoine, qui était consul, qu'il lui fût permis comme à Cassius, tous deux préteurs, de sortir de Rome; ce qui était défendu par les lois. Antoine repoussa cette demande avec hauteur et même avec menace, à l'occasion de quoi Brutus et Cassius lui écrivirent la 1. 770, qu'on lira en son lieu.
9. — De optimo génère dicendi. C'est le traité intitulé l'Orateur, adressé à Brutus. — 10. — Attilius, poeta durissimus. C'est ce poète que Licinius appelle dans le de Finib. I, 2, ferreum scriptorem.
M. — Hirtium... habitat cum Balbo. Il est sûr qu'Hirtius étant si grand ami de Balbus, lequel ne l'était pas moins d'Octave qu'il l'avait été de César, ce n'était pas là le bon moyen pour ce même Hirtius d'inspirer de la confiance à Brutus et à Cassius. Il importait donc beaucoup de le gagner à leur cause. On se rappelle qu'Hirtius et Balbus avaient été disciples en éloquence de Cicéron, comme aussi Pansa et Dolabella, et qu'Hirtius et Dolabella le payaient en bons soupers. V. 1. 458, n. 7, et 702, n. 8.
12. — Pansa probabat se bene sentire. \. 1. 711, n. 7. — 13. — Edictum Bruti. V, la note 8 ci-dessus. — 14. — Dolabeîlœ et prima illa actio et hœc, etc. V. 1, 707, n. 1 et ci-dessus, n. 3.
10. — Habituri ducem. Octave près duquel accouraient tous les vétérans. — 16. — Quintus filins. Le neveu de Cicéron et d'Atticus.
17. — X. Antom'us produxit Octavium. Octave aspirait au tribunal, et il brigua la place laissée vacante par Helvius Cinna, tué par erreur dans l'émotion populaire excitée à la suite de la mort de César (Dion, XLIV, 51). Lucius Antoine le présenta au peuple dans cette circonstance, comme c'était l'usage. Mais ayant échoué, par l'opposition de Marc-Antoine, Octave décida Tibérius Canutius, autre tribun, à le présenter, en prenant pour prétexte les legs que César avait faits au peuple. Là, après un discours approprié à la circonstance. Octave promit de payer pes legs sur-le-champ, et donna à la foule beaucoup d'autres espérances encore. Tel est 1& récit de Dion, XLV, 6. — 18. — Qualis concio fuerit. La harangue d'Octave.
1. — V Idus. Le 11 mai. — 2. — Ad eas qua rum exemplum tibi miseram. C'est la lettre 710.
3. — Duumviri. Suivant M. Victor LeclerCy « Antoine voulait établir, pour surveiller et consulter les actes de César, une sorte de magistrature religieuse sous le nom de duumvirs, comme autrefois Tarquin le Superbe avait préposé des duumviri sacrorum à la garde des livres sibyllins. » Antoine était bien capable de cette idolâtrie, d'autant plus que César avait acquis dès son vivant la qualité de dieu, pour avoir vu son image placée dans le temple de Quirinus (1. 642, n. 1), et portée ensuite parmi celles des dieux, dans les fêtes célébrées en son honneur. La mort avait complété son apothéose, en le réunissant aux dieux mêmes. Ses actes, ses papiers, ses mémoires pouvaient donc être regardés comme non moins dignes de respect que les oracles des Sibylles. Le projet d'Antoine ne fut pas tout à fait abandonné; car César eut bientôt des temples et des prêtres.
4. — Regni heredem relictum. Cet héritier était Antoine, voué d'abord et avec César aux poignards des conjurés, mais épargné après délibération et sous prétexte qu'on n'en voulait qu'à la tyrannie : ce que Cicéron appelle consilium puérile.
0. — Pontii. Pontius Aquila (1. 10, n. 22), un des conjurés. Cette mère, qu'indique ici Cicéron, était Servilia, mère de Brutus. César l'avaH aimée plus que toute autre femme, et, à l'époque des guerres civiles, outre les riches présents dont il l'avait comblée, il lui avait fait adjuger à vil prix les plus riches domaines confisqués, du nombre desquels était celui de Pontius, vendus alors aux enchères. V. Suétone, Cœs., 50. — 6. —
NOTES
Cato major. C'est le traité de la Vieillesse que Cicéron avait écrit depuis peu.
7. — Ui^TÙ-cir.oy . Cicéron était à Pouzzoles en même temps que Balbus, Hirlius, Pansa, Octave et Philippe (1. 701 à la fin), tous césariens. Quatre en étaient partis; il ne restait plus qu'llirtius.
8. — Homincm traducere ad oplimatcs paro. C'est ce dont Brutus l'avait prié (I. 714, n. 11). — y. — Octavii concionem. V. 1. 714, n. 18.
1. — ATI Kal. Jun. Le 17 mai. — 2. — Meus vero discipulus. Hirtius. V. 1. 714, n. 11. — 3. — Pompeius. Sextus Pompée. — 4. — Idus Martiœ. Le 15 mars, jour où César fut tué. — Magnum mendum continent. La faute de n'avoir pas aussi tué Antoine (1. 713. n. 4). — 5. — "AXXo-.;. On ne sait de qui est ce vers.
7. — Legatione votiva. Ces commissions ne servaient que de prétextes aux sénateurs, lorsqu'ils voulaient s'absenter de Rome plus longtemps qu'il ne leur était permis. Conf. 1. 88, n. 14. — 8. — In Senatu Kalendis. V. 1. 704, n. 17, et 712, n. 8.
1. — De Alexione. Un autre Alexion (1. 633, n. 6) était affranchi d'Atticus; celui-là était médecin de Cicéron, et son esclave, suivant Orelli; il était mort des suites d'une attaque d'apoplexie V. 1. 719, à la fin.
2. — Venit cnim Misenum. V. 1. 714. — 3. — Legi et egi. C'est-à-dire qu'il a parlé à Hirtius de l'affaire de Buthrote (1. 749, 750, 751, etc.). — Hiijus rei. Même affaire. — In eo negotio. Même affaire.
4. — Dolabellam spero domi esse. C'est-à-dire : veut me payer; le contraire s'exprimait par foris esse. En effet un débiteur insolvable doit toujours être sorti pour les créanciers qui viennent le relancer.
5. — Edictorumhumanitatem. Les édits ou l'édit de Brutus et de Cassius (1. 714, n. 8), — 6. — XVII Kal. Le 16 mai. — Cœrelliœ... satisfeci. V. 1. 711, n. H. — 7. — Istam vero quam tihi molestam. La mère de Publilia. V. 1. 564, au commencement. — 8. — Ante Kalendas. V. 1. 716, a. 8. — 9. — De regina. V. 1. 714, n. 5. — De Flamma. V. 1. 713, n. 3.
1. — Cn. LucuUus. On n'en sait pas autre chose, si ce n'est qu'il était l'ami de Cicéron et d'Atti-
cus. — 2. — Concione capitolina. Discours prononcé lorsque les conjures, après le meurtre de César, occupèrent le Capitule. V. ce discours dans Appien II, 19. — 3. — Metrodorum. V. 1. 527, n. 1.
I. — XV Kal. Le 18 mai. — 2. — Sinuessano. Sinuesse, ville du Latium sur le Liris. — 3. — Nimis multa de Buthroto. V. 1. 717, n. 3. — 4. — L. Antonium concionatum. Un second discours sans doute; il était sordide ; le premier avait été horrible (1. 714).
5. — De Menedemo. Grec dont César avait été l'hôte et que César avait fait citoyen romain. Antoine, dans sa lettre à Hirtius et à Octave, citée et réfutée par Cicéron, Phil. XIII, 16, leur reproche d'avoir approuvé la mort de cet homme qui avait été frappé de la hache. V. la 1. 721.
6. — Orationem eam. V. 1. 71 4, n. 7. — 7. — De kgionibus. Elles étaient en route de divers points pour revenir en Italie. Quatre, venant de Macédoine, étaient près d'arriver à Brindes, et Antoine se disposait à aller au-devant d'elles.
8. — De Octavii concione. V. 1. 714, n. 17, et 1. 713. — 9. — Ludorumque ejus apparatus. V. Dion, XLV, 6, sur ces jeux qu'allait donner Octave, et sur le motif qui les lui faisait donner.
10. — Matins. V. 1. 522, n. 1. — Postu'mius. V. 1. 253, n. 24. — Saserna. Tous trois, étant des amis du dictateur, n'étaient pas au goût de Cicéron naturellement. Octave ne pouvait pourtant choisir ces commissaires parmi les ennemis de son père et les siens.
II. — Balbitm levari... sed ne ipse quidem id fieri posse. Cette fidélité à César mort fait honneur à Balbus, et Cicéron paraît bien être de cet avis, quoiqu'il dise que Balbus porte ses vues ailleurs. Il a déjà remarqué '}. 715) que tout, dans le langage de Balbus, dénotait un partisan d'Antoine.
12. — Tyndar itariorum causa. Les Tyad3iTil3iins étaient Siciliens , et comme tels sous le patronage de Cicéron; ils devaient donc compter sur lui pour les défendre au besoin.
13. — Erogatio pecuniœ. Les distributions que faisait Antoine de l'argent déposé par César dans le temple d'Ops (1. 704, n. 14). — 14. — IIcvTEXoinov. Hirtius. V. 1. 715, n. 7. — 15. — De Alexione. V. 1. 717, n. 1.
{. — XI Kal. Le 22 mai. — 2. — In Atinati. Atina, dans le pays de Voisques, près d'Arpinum.
3. jy Kal. Le 18 mai. — XII Kal. Le 21 mai. — VI Kal. Le 27 mai.
4, — Illa quœ recordaris... acta. C'était un décret du sénat rendu en 704, à la nouvelle de la marche de César sur l'Italie, investissant les consuls C. Claudius Marcellus et P. Cornélius Lentulus Crus d'un pouvoir absolu, comme on faisait dans les circonstances où la république était en danger. On connaît la formule : Videant consules ne quid respublica detrimenti capiat.
0. — Marcellum. Le consulaire nommé dans la note précédente. — 6. — Mvi conventus habitatores. Les vétérans à qui Antoine venait de faire une nouvelle distribution de terres en Campanie : circonstance inquiétante pour Cicéron et pour Atticus qui y avaient des propriétés.
7. — Calvœ. On ne connaît pas cet homme; mais ne dirait-on pas que Cicéron comptait sur un legs, et que son jugement sur Calva s'en ressent? — Bemonki. Même remarque.
8. — De Mario. M. Marins, parent ou pour le moins compatriote et ami de Cicéron. V. 1. 121, 126, 187 et 460. — De Alexione. V. 1. 717, n. 1.
9. — Antonio... volo pejus esse. S'agit-il de Lucius ou de Marcus? L'abbc Mongault, et il a raison , croit que c'est de Lucius, parce qu'après avoir promis de se montrer favorable aux Buthrotiens,*il avait cessé de l'être. Cicéron dit en effet,' parlant de Lucius : L. Aiitonio maie sit, si quidem Buthrotiis molestus est (1. 739).
10. — De oratiuncula. Le discours de Brutus dans l'assemblée du Capitole. V. 1. 718, n. 2. — 12. — De sella Cœsaris. Un siège doré que, par décret du sénat, César occupait aux jeux publics; les tribuns l'avaient fait enlever, et les quatorze rangs où les chevaliers étaient assis avaient applaudi.
1. — X Kal. Le 23 mai. — Bora IIX fere. La première heure du jour étant 6 heures du matin, la huitième était 2 heures après raidi. — 2. — Q. Fufio. Q. Fufius Calénus. V. 1. 15, n. 4. — 3. — TJnam XI, alteram X. L'une du 22 mai, l'autre du 23.
4. — Carfulenus. D. Carfulénus commandait alors la légion Martia. Il avait servi sous César au siège d'Alexandrie {de Bell. Alex., 31), et il était demeuré très attaché à son général. Après la mort de César, il passa à Antoine qu'il quitta pour se donner à Octave. C'est ce que Cicéron appelle remonter à sa source (îvw TOTau.ôjv, commencement d'un vers d'Euripide qu'il faut ainsi compléter '.eowv ytopouai Tzaya^, sursiiTH versus sa-
crorum fluminum fenintur fontes. — 5. — Si Bruto provincia eripitur. V. 1, 704, n. 13.