‹ Notes sur les lettres de CicéronChapitre 169 sur 172 · Sejam Ventidius conjunxisset. V · texte numérisé non relu

Sejam Ventidius conjunxisset. V

4. — Sibi cum Lepido convcnire. Antoine ne mentait pas et D. Brutus était bien informé.

5. — Pollentiam. Ville de la Ligurie, aujourd'hui un simple village nommé Pollenza. — 6. — Trebellius. L. Trébellius, ancien collègue au tribunatde Dolabella, actuellement commandant de la cavalerie d'Antoine. — 7. — Nos et exercitus nostros. L'armée de D. Brutus et celle de Plancus.

1. — S. V., etc. V. 1. 870, n. 1. — Lentulus prend ici le titre de proprœtor; on a vu pourquoi 1. 870, n. 1 ; il prend aussi celui de proquœstor,

parce qu'étant en effet questeur de Trébonius, il en exerçait toujours les fonctions : ut et reliqua vectigalia, dit-il, exiger em, et quam deposui pecuniam colligerem. Tout ce qui avait rapport à l'argent, capitation, impôts, solde des troupes, était attribution du questeur.

2. — Patisco. V. 1. 216, 260. Il était alors proquesteur de Lentulus, et commandait la flutte qui faisait partie de son armée. — M. Marcello. M. Marcellus (1. 220, 222). S. Suljjicio. Serv. Sulpicius, son collègue en 703.

3. — A7itea... viras clarissimos affeccrant. Pompée, le père de Lentulus et beaucoup d'autres. V. 1. 869, n. 4.

4. — Sex. Marins et C. Titius. On n'en sait rien de plus. — ;>. — Dominisque restituimus. Dolabella s'était emparé de ces navires par violence pour embarquer ses troupes, et passer en Italie. — 6. — li nuntiaverunt. Toutes ces nouvelles étaient vraies. — 7. — IV Non. Jun. Le 2 juin.

1 . — Di isti Segulio. V. 1. 866, à laquelle celleci est une réponse.

2. — Rccentem nêvam devoravit. L'argent de quelque héritage qu'il avait récemment recueilli, ou plutôt l'argent qu'il recevait d'Octave pour des services inavouables. Avec tout cela, remarquez que Cicéron se tait sur le mot que lui prêtait Octave (1. 866, n. 2); car ce qu'il dit du rapporteur de ce mot à D. Brutus n'en est ni une négation, ni une justification.

3. — Consulatu tuo. D. Brutus n'eut pas le temps d'en prctidre possession, étant mort auparavant. — 4. — De collegis iiostris. Les décemvirs pour le partage des terres (1. 865, 866).

1. — Lepidum commode sentire. V. 1. 867, n. 1. On voit que Cicéron ne connaît pas encore la lettre 870 de Lépide au Sénat. — 2. — Seditione facta. V. 1. 863. — 3. — Servium. D'autres lisent Servilius qui serait Servilius Isauricus, le fils (1. 774, 819, 82o), ami de Décimus Brutus et ennemi de Plancus (1. 819). Si c'est Servius, ce serait Serv. Sulpicius Rufus, cousin (1. 793) en effet de D. Brutus. — Pridie Nonas Jun. Le 4 juin.

1, — Hune casum coegit subire. C'est-à-dire o montrer à Lépide une confiance en sa parule qu'il n'avait pas, mais sur la garantie de Laté-

NOTES

rensis (1. 843, 844). — 2. — Vocuntii. Peuple de la Gaule narbonnaise, II" Viennoise, entre le Rhône et la Durance.

3. — A. d. IV Kal. Jun. Le 29 juin, le lendemain même du jour où Lcpide annonçait au Sénat (I. 870) la sédition de son armée. — 4. — Pridie No7i. Jun. Le 4 juin.

0. — Manus... sibi affcrre conatus est {Laterensis). Il mourut de la blessure qu'il s'était faite. Velléius Paterculus, H, 63; Dion, XLVI, Kl. —

0. — C. Cœlium Vestinum. Ce Célius ne s'appelait pas proprement Vestinus; il était Vestin, nom d'un peuple du Samnium.

7. — Veniat Cœsar cum cnpiis. Octave viendra, non pour combattre Antoine qu'il avait cependant tant de raisons de haïr, mais pour faire sa paix avec lui et culbuter de concert la répul)lique. — 8. — VIII Id. Jun. Le 6 juin. — Cularone. Aujourd'hui Grenoble.

1. — Balbus quœstor. Fils de Cn. Cornélius Balbus Minor (1. 338, n. 7), lequel était neveu de Cn. Cornélius Balbus pour qui plaida Cicéron

2. — Magno pondère auri. Sa charge le mettait à même d'avoir toujours en sa possession des sommes d'argent considérables. V. 1. 872, n. 1. — 3. — Bogudis. Bogud, roi de la Maurétanie Tingitane. — His rumoribus. Les bruits de la guerre contre Antoine.

4. — Quœ C. Cœsar. C. Julius César, le dictateur, qui avait forcé Labérius, chevalier romain, à jouer lui-même ses pièces, et qui, pour le relever de cette dégradation, lui avait fait présent de cinq cents grands sesterces, lesquels en valant mille petits, représentent 500,000 francs. César y ajouta un anneau d'or. V. Suétone, Cœs., 39.

0. — In XIY sessum deduxit. A l'exemple de L. Roscius Othon qui avait fait passer une loi attribuant à l'ordre des chevaliers quatorze bancs au théâtre.

6. — Quatuorviratum. Le quatuorvirat était dans les municipes ce que le consulat était à Rome, la première magistrature. — 7. — Comitia biennii biduo habuit. Encore comme César.

8. — Sex. Varo proconsule. L'abbé Mongault dit qu'on ne trouve nulle part que Varus ait gouverné l'Espagne. Ainsi Pollion ne sait ce qu'il dit. La vérité est que Sext. Quintilius Varus fut préteur en 697 {Post red. in seîi., 9), et que son proconsulat de l'Espagne ultérieure doit être indubitablement porte à l'année 698, soit parce que c'est l'année qui suivit sa préture, soit parce

qu'il ne peut être porté au delà, les deux Kspagnes ayant été en 099 données pour cinq ans à Pompée, en vertu de la loi Trébonia. Manuce fait la même remarque que Mongault (\u'\ n'a fait que la lui prendre, sans examiner. Ce Varus, dit Velléius Patercul., II, 119, se tua de sa propre main, probablement après la déroute de Pharsale.

9. — De suo itinere ad Lentulum. V. sur ce voyage 1. 338 et 343. Orelli croit que ce Lentulus, proconsul, est le fils du flamine de Mars. V. 1. oO, n. 7. — Prœtextam. V. plus bas, n. 13. — 10. — Vivum combussit. C'était le supplice en usage chez les Carthaginois, au rapport de M. Caton, cité par Aulu-Gelle, III, 14.

il. — Eispalis. Aujourd'hui Séville. — Denarios quingenos. Mais Manuce, d'après un manuscrit de Vincentius Riccius (Vicenzo Ricci), a lu et adopté quinquagenos ou cinquante deniers. Cette leçon est mauvaise, car il est évident qu'Octave n'aurait point donné , comme il le fit, cinq cents deniers à chacun des vétérans, qui viendraient à lui, s'il n'avait dû renchérir sur les offres d'Antoine dans une proportion qui ne permît pas aux vétérans d'hésiter un moment. V. I. 779, n. 4.

12. — Nec vero minus Lepidus ursit me... tct legionem, etc. V. 1. 812. — Quant Balbo... scripsi. V. ci-dessus la note 1. — 13. — Prœtextam si voles légère. La prétexte était le nom qu'on donnait à la tragédie romaine, parce que le genre en était élevé, et que les acteurs y paraissaient en toge blanche bordée de pourpre, c'est-à-dire avec la robe prétexte, portée par les magistrats dans les cérémonies publiques.

14. — GallumCornelium. Cornélius Gallus, l'ami d'Auguste et le poète à qui Virgile a adressé sa X" Églogue. Voy. sur sa conduite dans le gouvernement de l'Egypte qu'Auguste lui avait donné, son châtiment et sa mort, Dion, LUI, 23, et Ammien Marcellin, XVII, 4.

1. Scelus affinis tui Lepidi. La jonction de Lépide avec Antoine (1. 870 et 876). Cassius et Lépide avaient épousé les deux sœurs de M. Brutus. — 2. — Rumores de oppressa Dolabella. V. la 1. qui suit.

1. Cassius Q., c'est-à-dire Cassius questeur, selon Manuce. Toute cette lettre prouve qu'il s'agit ici d'un parent de C. Cassius, le conjuré,

celui qui est appelé plus loin Cassius mster. — 2. — Lucilius cuiprœerat. On croit que c'est le L. Lucilius cité 1. 210, n. 2. Cependant on croit aussi (car il n'est pas de croyance qui n'engendre aussitôt une hérésie) qu'au lieu de Lucilius, il faut lire ici Lucius et le rapporter à L. Figulus qui, selon Appien (IV, 60), commandait la flotte de Dolabella. — 3. — Corynim. Ville de Cilicie. — Tiîlius Cimber. V. 1. 830, n. 4.

— TuruUus. Orelli lit Turutius, questeur de Cimber. Mais il semble qu'il s'agit ici de ce TuruUius, plus tard préfet d'Antoine, qui ayant profané le temple d'Esculape, dans l'île de Cos, en faisant des coupes dans le bois sacré qui l'entourait, pour construire une flotte à ce triumvir, fut puni de mort par ordre d'Octave dans le bois même qu'il avait profane. V. Valère-Maxime, l, 2, § 19.

4. — Laodiceni... arccssienint. Dolabella n'entra à Laodicée que pour n'en plus sortir. V. 1. 832, D. I . — 5. — Cassius noster. V. ci-dessus la n. 1.

— 6. — niXTw. Paltos, ville de la Syrie, à peu de distance de Laoïlicée.

7. — Ternis tetradrachmis. Monnaie grecque d'argent qui, de Solon à Alexandre, valut tour à tour 69, 87, 92 et 96 centimes. Après Alexandre, elle tomba à 0,75, qui était sans doute sa valeur au temps dont il s'agit ici. Par conséquent le tétradrachme valait 2 fr. 2o, et les trois, 6 fr. 75.

8. — Famé pereat. Il n'y mourut pas de faim, mais s'y tua. — 9. — SextlUus Rufus. V. 1. 674.

— Patisciis. V. L 872, n. 2. — iO. — Ego. Moi Cassius, questeur de C. Cassius. — Idib. Jun. Le 13 juin. — 11. — Crommyu-acride. Non d'un promontuire de l'île de Chypre, Kpoixfxijou àx.ça, selon Strabon et Ptolémée.

1. — Lupus noster. V. 1. 791, n. 1. — In collega. Piaacus. — 2. — De Bruto. M. Brutus.

i. — Pueri et licentiam, etc. Voilà le fond du grief de M. Brutus contre Cicéron. Celui-ci avait tout fait pour élever Octave et l'avait finalement • rendu si puissant qu'il n'était plus temps d'espérer de le réduire à une situation plus modeste et moins dangereuse pour la liberté.

2. — Maledictis... quœ in ipsum duplidter recidunt. Allusion aux propos de Cicéron répétés par Octave lui-même (1. 866) en présence de Labéon Ségulius {ib. et I. 874).

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