‹ Notes sur les lettres de CicéronChapitre 171 sur 172 · Cotisulatus bimestris. Il semble que Plancus · texte numérisé non relu

Cotisulatus bimestris. Il semble que Plancus

NOTES

eût dû dire quinqucmcstris , y ayant encore cinq mois à s'écouler (Plancus écrit à la fin de juillet), pour atteindre la fin de Tannée; ou bien Plancus se sert de cette expression pour dire qu'il ne vaut pas la peine qu'Octave montre tant d'ardeur pour être consul pendant si peu de temps. C'est l'explication de Manuce.

1. — C. Nasenmum, municipem Suessanum. De la ville municipale de SuessaPometia, capitale du pays des Volsques.

2. — Octavum principem. Il y avait dans chaipie légion trois classes de soldats : 1° les hastati, 2° les principes, 3° les triarii. Les deux premières classes étaient divisées en dix centuries, lesquelles étaient appelées manipuU. On disait de la première centurie des hastati, primus hastatus, de la seconde, secundus hastatus, et ainsi de suite jusqu'à la dixième. On disait de même ; iwirnus j)vinccps, secundus, etc. Pour les triarii, on ne disait pas primus triarius, mais i)rimus pilus; et quant aux centurions, centurio primi hastati, centurio primiprincipis, et centurio primi pili. Les Yelites n'étaient pas divisés en centuries, ainsi que Polybe le rapporte au livre YI.Nasennius avait donc commandé la huitième princeps ou la huitième centurie, sous Métellus. Note de Manuce. — D'où il faut conclure qu'il y a lieu de substituer la huitième princeps ou centurie des principes, au « huitième manipule » que porte la traduction, et qui est un contre-sens.

3. — Cretico bello. Les Romains, selon Florus, 111,7, y furent les premiers agresseurs, sans autre motif que de joindre la Crète à leur empire. Métellus, qui soumit cette île, en reçut le surnom de Creticus (1. 24, n. 3).

Selon M. V. Leclerc (préface du t. XXI, p. 452 de son édition) , cette lettre pourrait et devrait être jointe aux sept (1. 823 comprenant la 2P et 23" de l'ancien ordre, 824, 82o, 827, 833 et 835) qui sont intitulées par d'autres («6 aliis, dit tout simplement M. Leclerc, t. XXI, p. 536) : Epistolœ ad Brutum Germanis repertœet editœ. Liber secundus, « dans lesquelles on a observé quelques traces d'infériorité », de même que dans les autres lettres au même, « des passages évidemment altérés, ou des lacunes, ou des additions apocryphes. » M. Leclerc ne nie pas la justesse de ces observations, et pour ma part, je n'ai garde de différer de sentiment avec un latiniste et un cri-

tique aussi consommé. Mais M. Leclerc va jjIus loin. « Nous irons, ajoute-t-ii, jusqu'à dire que dans un ou deux endroits, nous croyons voir l'intention de plaire à des familles qui jouirent du crédit et de la puissance sous l'empire d'Auguste, et qu'il faut peut-être expliquer ainsi ce pompeux éloge de Messala Corvinus (1. 15, la 893« de notre ordre), où il nous semble que l'interpolation se décèle par quelques inconvenances dont il est difficile d'accuser Cicéron (1). » Cette déclaration semblait apparemment trop décisive à M. Leclerc lui-même, puisqu'il ajoute immédiatement après : « Mais comment se flatter aujourd'hui de saisir avec certitude des nuances si délicates.' et quelle sévérité présomptueuse de condamner tout un recueil de lettres, parce qu'une phrase ne nous a point paru bienséante, quand les bienséances de la civilisation romaine étaient si différentes des nôtres? » Cela étant ainsi, les critiques élevées sur l'originalité parfaite des sept lettres en question et sur la 893* ne doivent plus désormais nous préoccuper. Voy. cependant 1. 564, n. 3.

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